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samedi 12 juin 2010

Philippe Paul en Chine. (L'interview imaginaire)

Depuis le 6 juin dernier et jusqu'à demain dimanche, le sénateur-maire de Douarnenez, Philippe Paul est à nouveau embarqué par l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dans un voyage en Chine. Au programme : discussions, découvertes et banquets. Les sardines s'imaginent au téléphone, interviewant notre édile, au terme d'un "intense" voyage.

Philippe Paul, bonsoir. Vous êtes presque arrivé au terme de votre semaine chinoise. Qu'en retenez-vous ?
Philippe Paul : Bonsoir. J'en retiens qu'il faut venir avec des pantalons de deux tailles supérieures dans ses valises pour pouvoir rentrer, hé, hé ! Nous n'avons pas arrêté de manger. Cette semaine n'a été que succession de banquets et autres agapes variées. J'ai du prendre cinq kilos, au bas mot. De manière plus sérieuse, ce déplacement initié par Jean-Pierre (Raffarin, NDR) est un nouvel émerveillement !

Pouvez-vous préciser ?
PP. La succession de rendez-vous avec de hauts dignitaires, de nombreux responsables politiques, tous plus exquis les uns que les autres nous a permis une nouvelle fois de jeter un nouveaux regard éclairé et éclairant sur le développement de ce grand pays. La réussite de l'exposition universelle de Shangaï en est la démonstration. Et toute cette verdure !

Mais encore ?
PP. Ici, tout est grand et pas cher. Chez nous c'est l'inverse. Ici, on paie les salariés une misère pour qu'ils travaillent longtemps, en France on les paie trop cher et ils travaillent peu. Au moins, sur ce point, nous avons fait le plein d'idées sur un plan de transformation de notre pays et de son système de travail, mais aussi de retraites.

C'est un point de vue que vous défendriez au Sénat ?
PP. Il est temps que la France se reprenne en main. Nous ne passerons pas à côté de difficiles et douloureuses réformes, mais comment ne pas le faire, alors que ce pays offre tout les avantages du communisme appliqué aux masses laborieuses, pour une meilleure redistribution capitaliste aux oligarques ? Hein, Poutine le fait très bien en Russie. La Chine est sur une même voie, alors pourquoi pas la France puisque le cœur des Français reste très social, donc foncièrement à gauche ?

Lors de votre précédent déplacement, vous indiquiez à votre retour, avoir rencontré un partenaire économique et industriel français, susceptible d'initier un projet pouvant contribuer au développement de l'emploi à Douarnenez. Où en êtes-vous ?
PP. Nous en sommes à la formalisation de nos accords. Je tiens à préciser mon propos, cependant, hein ? J'avais indiqué à l'époque que ce projet pouvait contribuer à la bonne santé de Douarnenez, hein. En lui permettant de se développer à l'étranger. Nous sommes en train de discuter de TOT* pour notre industrie agroalimentaire, d'accord ? Les Chinois vont se positionner sur la conserve de poisson, vendons leur notre savoir-faire. Ils sont maintenant "mûrs" pour le payer à bon prix.
(* Transfert of technology – Transfert de technologie)

Quelles retombées pour Douarnenez ?
PP. Ils viendront chez nous en formation.

C'est tout ?
PP. Bien sûr que non, hein ? Ils sauront, en moins de 5 ans, livrer des boîtes de sardines à l'huile à un prix cinq fois moins cher que ce qu'on peut actuellement trouver en rayon. Ce n'est pas rien, hein ?

Vous êtes convaincu que c'est un plus pour Douarnenez ?

PP.
Bien sûr ! Qui ne rêve pas de payer moins cher ses boîtes de sardines ? La boîte que vous payez actuellement entre 0,85 et 1,30 euro, quand vous ne la payerez pas plus de 0,15 à 0,60 euro pour le plus haut de gamme, vous ne serez pas content ?

Et sur le plan de l'emploi local ?

PP.
Les conserveries chinoises vont pouvoir se développer ! C'est énorme !!!

Je parlais de Douarnenez, Monsieur Paul.

PP.
Oui, alors, à Douarnenez, hein… Heu… Et bien… Un instant.
(Philippe Paul met sa main sur le micro de son téléphone. Ne couvrant pas la totalité du bruit, un appel en direction de Jean-Pierre Raffarin est lancé. Un échange rapide suit entre les deux hommes.)
Alors, pour Douarnenez, hein ? C'est l'occasion de se lancer dans les travaux à forte valeur ajoutée. Les conserveries garderaient une ligne de production en local et toute l'activité de recherche et développement.

Cela ne développerait pas l'emploi, bien au contraire…

PP.
Non, mais la manne financière, si ! Les activités de R&D, c'est la richesse de l'entreprise. Vous voyez, c'est comme mon I Phone avec lequel je vous réponds actuellement. Les Américains le développent et les Chinois le fabriquent pour que dalle. C'est pas le rêve, ça, hein ?

Vous êtes convaincu que cela serait un plus pour Douarnenez ?

PP.
C'est certain ! Cet afflux de matière grise grassement, heu non, fort bien rémunérée ne peut que participer au renouvellement de la ville et de sa population, en nous ouvrant de nouveaux horizons.

Nous quittons l'international pour revenir au local, si vous le voulez bien. A Douarnenez, beaucoup de voix s'élèvent actuellement contre la suppression des cours de découverte de la langue bretonne en primaire. Pourquoi avoir supprimé ce volet de découverte linguistique ?

PP.
La langue bretonne n'est pas porteuse de développement. J'en profite d'ailleurs pour vous annoncer une nouvelle qui ravira certainement les Douarnenistes.

Ah ?

PP.
Le conseiller général en charge de la langue bretonne, André Le Gac, a bon dos de venir pleurer de ce désengagement. Nous allons faire plus ! Je viens de signer avec la Chine un contrat pour l'apprentissage du chinois dès le primaire.

Hein ?

PP.
Oui, et accrochez-vous ! La ville, non contente de faire des économies, va maintenant pouvoir passer à la vitesse supérieure dans les échanges internationaux ! Pour un coût total identique à ce que nous versions pour la découverte du breton, nous passons à l'apprentissage du chinois, dès le primaire, à raison de 4 heures par semaine et par classe et pour toutes les écoles !

Comment ferez-vous pour les professeurs ?

PP.
La France a gardé une très bonne image en Chine. Hier soir, Alain Delon était encore des nôtres, à table. Mireille Mathieu fait une grande tournée triomphale dans le pays actuellement. Les Chinois nous aiment toujours. Alors, après un coup de fil à mon ami Brice Hortefeux et avec son accord, nous ramenons 15 professeurs qui vont intégrer les classes et déployer le bilinguisme français-chinois dès la rentrée prochaine. Alors, hein, qu'on ne vienne pas me dire qu'en plus de faire des économies, cette municipalité n'est pas pragmatique et créative !
Sur ce, je vous laisse, nous avons une dégustation de bières Tsingtao et d'un délicieux Maotaï en digestif, dans quelques instants. Wǒ de dāi liū le. Zài dǎ diàn huà lián luò ba?*...

(* : il faut que j'y aille. On se rappelle ?)
Thomas Rocher

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dimanche 18 avril 2010

Parfois, j'ai juste envie de dire : "c'est bien"…

Vous ne vous imaginez peut-être pas comment il est parfois difficile d'écrire souvent sur l'actualité politique d'une ville. Même si, comme certains l'affirment, c'est toujours à charge. J'aurais tendance à relativiser et dire souvent, plus que toujours.

Pour preuve, et parce que parfois, je suis positif, commençons par dire que c'est bien. Enfin elle a disparu ! Qui ou quoi a disparu vous demandez-vous ? L'affiche des vœux 2010, bien sûr ! Enfin, elle a été ôtée des 4*3 municipaux. Il était temps.

Et sinon ? Bah, il n'y a toujours pas d'appel à un apéro géant à Douarnenez sur Facebook. Ben, non. Pas l'once d'une mobilisation. Je ne suis pas allé regarder s'il y avait un appel à un goûter géant. Qui sait ? Ça peut aussi avoir de la gueule ! Et les goûters, la municipalité sait qu'ils sont de vrais lieux d'échange. (Relire ici l'histoire du minibus)

Quel beau journal !
Le printemps est une préoccupation intense pour Philippe Paul. C'est certain ! Bravache, le sénateur-maire parle même d'un élan de saison. Diantre. Alors, pour convaincre tout le monde qui rien ne va mal, il applique la méthode Coué. Il le dit d'ailleurs lui-même dans son édito :
« […] Combien d’entre nous connaissent bien nos forces et notre potentiel économiques ? Pourquoi ne laisser paraître que les difficultés rencontrées ? C’est aussi et surtout en évoquant ce qui va bien que la dynamique se crée naturellement et qu’en découle l'attractivité de notre ville. C’est dans ce but que nous vous proposons une rubrique économique née en janvier dernier dans le journal municipal. »
Certes, mais passé ce constat ? Je m'étonne ainsi, par exemple, de ne pas voir Chancerelle en ces pages. Cette entreprise agroalimentaire est en l'état la plus importante et la plus vivante du secteur.  Je n'ai rien, bien au contraire, à l'encontre de la Sobad ou de la Coopérative maritime, mais tant qu'à évoquer des belles réussites, les conserves Connétable en sont un exemple certain. Et pourvu que cela dure !

Plus loin, dans un semblant d'esprit raisonné et apaisant, le sénateur-maire poursuit : "Nous ne cherchons pas à faire du 'révolutionnaire' ou du 'sensationnel'." Ça tombe bien, aurais-je envie de glisser. L'époque est peu propice au sensationnel. Au révolutionnaire, ça reste à voir. C'est malgré tout ce qui s'est passé lors du dernier conseil municipal, consacré au budget. L'annonce de la construction d'une salle polyvalente fait, il me semble, partie du sensationnel, dans les conditions où cela s'est passé. A se demander à quoi servent le conseil municipal et les commissions. De simples chambres d'enregistrement ?

Thomas Rocher

En bref
Le budget ?
Ceci n'est quasi qu'un jugement purement esthétique. Je mets cette remarque préalable en avant, sinon, on va me dire que je me saisis vraiment de tout pour uniquement "frapper"… Il n'empêche. Encarté dans le bulletin municipal, le budget 2010 fait dépliant publicitaire. Pour tout vous dire, le code couleur et les slogans m'ont fait penser à un dépliant promotionnel d'une enseigne discount. Avec des rappels comme "des décisions fidèles à nos engagements", ou en "le redressement se confirme" sans oublier "pas d'augmentation des taux", le discours est similaire à celui d'une promotion massive. Il y a même un label, un peu comme un poulet Label Rouge® : "Validés par le Trésor Public". Histoire de le dire haut et clair, le produit est certifié ! On le sait, 2010 est une année charnière. Et 2011, une année porte ou une année fenêtre ? Vraiment, parfois, je le redis, j'ai l'impression d'être pris pour un gond…

Des vessies pour des lanternes…
C'est mon agacement pour la semaine à venir, la course croisière de l'Edhec sera de passage à Douarnenez à compter de mardi, fin d'après-midi.  Le 26 février 2010, le conseil municipal actait à 32 voix pour et 1 abstention, une subvention de 5 000€ en faveur de l'association organisatrice, sans compter la logistique. Il est indiqué dans la délibération :
« Une subvention de 5 000 € destinée à couvrir une partie des frais d’organisation à Douarnenez est sollicitée en contrepartie d’une couverture médiatique régionale et nationale prévoyant des citations de la Ville de Douarnenez avec son logo. »
Las ! Un simple détour par le site web de la course-croisière Edhec vous prouvera que le passage par Douarnenez n'est là qu'à titre anecdotique. Quant au logo de la ville de Douarnenez, la municipalité peut simplement constater qu'il n'y est pas. Le passage par Douarnenez et les retombées presse ? A lire dans les excellents Télégramme et Ouest-France…
Alors que les subventions aux associations font grise mine, il aurait certainement été bon de signer une convention, afin de vérifier que l'argent versé était dépensé de bonne manière. L'autre engagement aurait été de ne payer que sur acte et réalisation. Sur ce coup, tous élus confondus, Dz s'est fait berner ! Allez, on se consolera avec le Grand Prix.

Il y a un an, jour pour jour.

Sinon, question au sénateur-maire. Où en est-il sur le projet économique pour Douarnenez avec une grosse entreprise française ?  Enfin, moi je dis ça… Mais, n'oublions pas qu'il disait à l'époque :
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie.»
Le détail de l'épisode est ici. C'était le 22 avril 2009 dans le Télégramme et le 25 sur ce même blog.

dimanche 10 janvier 2010

Et le paon de faire la roue !

Vous avez peut-être su que notre sénateur-maire, Monsieur Philippe Paul, recevait une délégation économique chinoise cette semaine. Vendredi, pour être exact. Et parce que, "tout va très bien, Madame la Marquise", Filou a montré aux visiteurs asiatiques la plus belle vitrine de "sa" ville, c'est-à-dire ce qui fonctionne en matière de poisson.

Et c'est un fait, face à cette mondialisation qui court toujours, Connétable fait figure d'Astérix, résistant face à l'envahisseur. Il faut dire que le groupe Chancerelle persiste à rester familial. Un "luxe" alors que tous les autres ont été absorbés par des fonds américains, européens ou exotiques, laissés à la main d'âpres dirigeants et actionnaires, dont la seule foi est profit et rentabilité maximum. Pourvu que cela dure.

Et pan sur le bec !
Depuis le début de l'année dernière, Philippe Paul est tombé amoureux de la Chine, ce pays fabuleux au personnel docile. Il en semble tellement amoureux qu'il voit visiblement Douarnenez comme possible tête de pont d'un échange constructif et gagnant/gagnant. Las…

Alors, vendredi 8 janvier et en grandes pompes, le sénateur recevait une délégation chinoise sur le port et alentours. Au programme la Franpac et ses boîtes, Cobreco (Groupe Nuova Castelli, Italie) et ses conserves de poissons, Makfroid et ses unités de surgélation, et enfin Connétable sur le port.

Quelques échos de la visite sur le port donnent à réfléchir. Il serait déraisonnable de croire que la Chine viendra un jour nous acheter des boîtes de conserve. Comme elle s'y est appliquée depuis maintenant quasiment vingt ans, elle ne fera que s'appliquer à réaliser un simple copié/collé d'un existant déjà bien éprouvé. En ouvrant en grand les portes des ateliers, laissant aux vus et aux sus de personnes étrangères les unités de fabrication, pouvons-nous croire réellement que la Chine deviendra un partenaire économique valable de l'industrie agroalimentaire française ? Pfff… Ce type de visite ne fait que faciliter l'espionnage industriel, sous prétexte de visite diplomatique.

Un observateur m'indiquait après cette visite, "nous avons une chance. Les Chinois ne sont pour l'instant, visiblement pas friands des conserves de poisson. Ils ne connaissent quasi pas les boîtes. Autre défaillance, ils ne produisent pas d'huile d'olive. Mais, à court-moyen terme, rien ne les en empêchera. Ils trouveront les terrains nécessaires pour faire pousser les oliviers". Pour appuyer ce raisonnement qui peut sembler un poil simpliste, l'exemple du développement de la société taïwanaise de téléphone HTC en dit long. Créée en 1997, elle absorbe en 15 ans, une large partie de la téléphonie mobile, passant de simple assembleur à développeur/constructeur. Il en va de même dans d'autres domaines.

Dans son article dans le Télégramme de samedi (republié ce dimanche), le journaliste Hubert Orione semble lui aussi douter de la possibilité d'une telle collaboration. Deux points d'interrogation viennent baliser l'article, en fin de chapeau et en pied d'article.

Dans ses rêves !
Le plus fumeux sur la Chine reste cependant à lire toujours dans le Télégramme, en conclusion de l'article sur la visite du préfet Pascal Mailhos à l'usine Franpac (republié ce dimanche aussi) : "La ville pense en effet que le port, qui ne débarque, pour l’instant, que du poisson et du pétrole, pourrait aussi devenir un port de débarquement de matières premières. Et pourquoi pas un port d’embarquement de produits vers la Chine…"

Ce résultat intervient après que l'on nous dise que la Franpac envisage de profiter du port de Douarnenez pour y faire débarquer des bobines de métal. Les points de suspension en fin de paragraphe veulent tout dire ! Pour le reste, il semble que la vision économique de notre sénateur (et maire !) soit au trop long cours et complètement irréaliste. Le capitaine est un rêveur. On est mal barré, c'est le cas de le dire.

Thomas Rocher


















   Philippe Paul et la délégation chinoise, en dégustation,
   à l'issue de la visite de Chancerelle. A gauche, son
   nouveau directeur de cabinet, Olivier Lemoine.
   (Photo : Photothèque du site du sénateur P. Paul)

2010 démarre en queue de poisson…

Si le bilan de l'année 2009 à Douarnenez était déjà sombre, le cycle 2010 commence sous de mauvaises prémices. Si, si. Ce n'est pas que la sardine souhaite d'office barrer votre visage d'un sourire aigre, mais…

Petit Navire déclare une avarie
On savait déjà depuis le passage du groupe Heinz que Douarnenez n'était plus qu'une vitrine pour la marque Petit Navire, à peine un port d'attache. On devine maintenant que l'on va pouvoir ranger l'usine au rayon musée. Il va falloir se faire à l'idée. Pour en être totalement convaincu, rendez-vous sur le site du groupe MW Brands. Faites le détail des effectifs des quatre sites de production. Sur un effectif total de 4200 employés, MW Brands n'en n'affiche que 200 en cité Penn Sardin, soit à peine 5%.

C'est donc mardi 5 janvier que la nouvelle a été connue. 42 emplois sont appelés à disparaître du site de Douarnenez. Après Asteel, la longue litanie des emplois disparus poursuit sa procession. Jusqu'où ira cette course au toujours moins ? Pénible époque… La nouvelle devrait être confirmée mardi. A suivre. 

Sur le port, les fuites se poursuivent
L'humeur n'est pas à la joie, non plus, du côté du Rosmeur. Mardi toujours, les employés du magasin Quenet Marée ont découvert que leur outil de travail avait été déménagé à Concarneau. Par route, 50 kilomètres séparent les deux villes. Sauf que cent kilomètres aller/retour, ça commence à faire beaucoup, au quotidien.

La mobilité est un sujet en vogue dans toutes les entreprises. C'est une variable d'ajustement qui permet de gérer au mieux l'emploi, dit-on. Qu'il s'agisse de mobilité réelle et de changement de site, ou de mobilité dans l'emploi, cette mobilité est préconisée à tout va. Il n'empêche que sans concertation préalable, c'est difficile à avaler.

Ainsi exprimé, le salarié est renvoyé dans les cordes, avec pour simple rôle, celui de pion sur un parcours de jeu dont il n'a aucune maîtrise. Cet état de fait, Marc Hébert, secrétaire départemental du syndicat Force Ouvrière (FO) le rendait très bien dans le télégramme du jeudi 7 janvier :
"Pour procéder à la fermeture d’un site, il faut l’accord des délégués du personnel. Il n’y a en a pas chez Quenet Marée. Nous avons demandé à l’employeur de procéder à cette mise en place. Ensuite, contrairement à ce que l’employeur écrit, il y a modification substantielle du contrat de travail, ce qui ne peut se faire sans l’accord du salarié."

Six des salariés (sur un effectif total de onze) ont donc décidé d'entrer en résistance. Vu la hauteur d'argumentation du directeur général du groupe GS Invest, propriétaire de Quenet Marée, ce n'est pas gagné. Son argumentation tient en quelques phrases, sans appel, glissées dans le courrier adressé courant décembre aux salariés : "... La seule modification par rapport à votre situation actuelle est le lieu géographique. Cette simple modification de vos conditions de travail s’impose à vous. Nous vous attendons donc à Concarneau le 2 janvier, à 6 h 30, pour exercer votre fonction d’employé de marée, dans les mêmes conditions que précédemment. Il est bien évident que si vous refusez cette modification de vos seules conditions de travail, nous serons amenés à en tirer toutes les conséquences."

Entre-temps, et comme pour essayer de temporiser quelque peu les choses, celui-ci indiquait au journal Le Télégramme :"Le groupe en gagne (de l'argent, NDR), bien sûr, mais ce serait une erreur de gestion que de continuer à perdre sur ce site plus de trois ans. Nous avons la volonté de maintenir les emplois, c’est pourquoi nous délocalisons à Concarneau. Nous avons dit aux salariés, vous allez faire un effort pour venir et, si ça marche, on sera OK pour parler augmentations et primes de transport. Certains diront non, mais c’est leur choix."

C'est ce qui s'appelle un dialogue ouvert. Ne nous y trompons pas, il se fait au profit de la rentabilité maximum. Rien d'autre ne le pilote. Il serait pourtant bon de poser quelques questions à la CCI de Quimper Cornouaille sur sa gestion du port de Dz (et ceux de Cornouaille, en général) et les perspectives, au moins de maintien et au mieux de développement, envisagées. La crise, nous répondra-t-on, forcément…


Thomas Rocher

vendredi 20 novembre 2009

L'homme qui tombe à pic !

Notre maire ET sénateur Philippe Paul est de cette trempe là. Il est l'homme qui tombe à pic. Il est aussi un peu Eva Longoria, parce qu'il le vaut bien. Cheveux au vent, il a mené son combat. Et il a réussi sa bataille contre la suppression de la taxe professionnelle, avec son ami ET mentor, Jean-Pierre Raffarin.

A croire que dans le Poitou, on ne fait pas de politique comme ailleurs, Jean-Pierre Raffarin s'est illustré dans la bataille contre la réforme de la taxe professionnelle. Et après avoir crié au feu, dans les rangs de la majorité, il s'était fait tout simplement tancé par le président, le 3 novembre (Lire ici sur les sardines).

Je disais alors ici que Philippe Paul s'était illustré dans une bizarre (et valeureux ?) combat. Pourtant, les affaires politiques sont comme les mauvais soufflés. A l'UMP, tout retombe très vite. Ainsi, mardi dernier, alors que se tenait le congrès des maires de France et que le Premier ministre, François Fillon, s'apprêtait à passer au trapèze, la "fronde" des sénateurs umpistes était déjà éteinte, quatre heures avant que le  chef de l'écurie Sarkozy ne prenne la parole.

C'est Ouest-France qui nous en a donné la preuve. Sur le fil d'actualité en continu, tombait à 12h10 l'info suivante :

"Douarnenez - Taxe professionnelle : les « frondeurs » entendus
Emmené par Jean-Pierre Raffarin, le groupe de sénateurs qui s’était opposé à la réforme de la Taxe professionnelle, estime avoir été « entendu par Francois Fillon ». Invité à la réunion de groupe des sénateurs UMP, qui vient de s’achever, le Premier ministre a dit comprendre les inquiétudes liées à cette réforme. Il s’est dit conscient du « problème de compréhension » soulevé et s’est engagé à faire réaliser une « simulation chiffrée précise » de cette réforme. François Fillon a également accepté de revoir les sénateurs. « Le petit coup de mauvaise humeur est passé, indique Philippe Paul, sénateur du Finistère. On a été entendu sur nos trois revendications. Le texte de réforme sur la Taxe professionnelle sera donc voté. »"

Fin de la pièce. Une pauvre comédie de boulevard à "2 balles". Tout cela, certainement, pour nous faire croire que l'idée d'un débat est possible dans le parti du Président. (Lire aussi le site de Filou, sénateur)

Et Filou partait au congrès des maires de France, sans estafilade et sifflotant : "On m'appelle le Chevalier Blanc"… Balivernes !


Thomas Rocher

jeudi 5 novembre 2009

Une semaine sous le signe du "vent" ! (II)

C'est sous le sceau de l'amitié politique que Philippe Paul avait tenu à ce que Jean-Pierre Raffarin vienne inaugurer le centre André Malraux des arts et de la culture (Lire ici). Sous ce même signe, Philippe Paul s'est engagé (courageusement ?) à défier le Président sur la taxe professionnelle.

Signe des premiers désordres sous la coupole de la majorité présidentielle, 24 sénateurs UMP, au rang desquels Philippe Paul, ont signé un texte pour que la réforme ne soit pas engagée immédiatement et dans les conditions annoncées par le gouvernement. En jeu ? Un affaiblissement des rentrées fiscales pour les collectivités locales.

Mardi, à l'issue d'une réunion avec les dirigeants de l'UMP, la presse rapportait que Nicolas Sarkozy avait simplement renvoyé Jean-Pierre Raffarin dans les cordes en lui lançant : "Votre démarche n'est pas formidable. […]. Elle ne sert pas notre camp".

Ben, oui. Parfois, on n'est pas dans le bon train. Mais qu'importe. Cela fait partie du jeu politique. Et un peu d'opposition au sein de la majorité ne fait pas de mal. Ah, quelle bande de rebelles, ces Jean-Pierre et Philippe !

Les abonnés à Médiapart peuvent prolonger leur réflexion sur le sujet en lisant l'article de Mathilde Mathieu, sous le titre "Raffarin et ses conjurés: une nouvelle force centrifuge à l'UMP", en cliquant ici. (Abonnement requis).


Thomas Rocher

samedi 3 octobre 2009

Conseil municipal du vendredi 2 octobre. Et maintenant ?

Edito

Elle aura été longue, au final, cette séance du conseil municipal. Longue et… douloureuse pour l'opposition. Déjà réduite à peau de chagrin, la voici en une soirée, complètement détruite.

La liste de Philippe Paul a été longue, très longue. Sans concession. En tant qu'observateur, j'ai pu constater l'air affligé des élus de l'opposition. Mais étaient-ils affligés par la liste et la démonstration "violente" du maire ou par la véracité des faits jetés en place publique ?

Il existe dans toutes les assemblées élues des mystères sur le fonctionnement de celles-ci. Particulièrement sur le volet financier. Le sénateur-maire qui se félicitait des 44 000 € dont bénéficierait Douarnenez pour l'Ile Tristan, n'a pas dit le contraire, indiquant qu'il regrettait l'opacité du système. C'est un bon dossier dont le sénateur devrait se saisir, afin de remettre de l'ordre.

Voici maintenant que s'ouvre une période trouble pour la gauche municipale et la gestion de l'ancienne municipalité. Est-ce que tout est vrai ? Difficile à dire dans l'instant. Si ce n'est pas le cas, quelle position adopter ? Une plainte en diffamation devant la justice ? A suivre dans les prochains jours. Mais, face à un tsunami, c'est une fois le tremblement de terre et la vague géante passés que l'on pourra faire l'état complet des dégâts. Ils risquent d'être lourds…

A ceux qui lisent régulièrement ce blog, je n'ai jamais été en phase avec les idées et la politique défendue par la majorité actuellement en place. C'est un fait. Cependant, c'est un autre questionnement qu'il m'est obligé de poser à l'issue de ce conseil. Et si tout cela est vrai ?

Qu'importe l'accointance politique. La fonction d'élu oblige à l'honnêteté. On aura beau réaliser les plus beaux équipements, les plus belles fêtes ou les meilleurs aménagements urbains ; on aura beau vouloir réaliser les meilleures politiques sociales ; il n'en faut pas moins être irréprochable. Et il ne faut certainement pas piocher dans la caisse commune pour le plaisir d'happy few.

Il y a une différence entre le plaisir personnel et les politiques publiques. En ces temps de crise, l'honnêteté d'un élu se mesure encore plus à l'aune de tels faits. Il me reste cependant une dernière chose à dire. Les "pourris" existent de part et d'autre. Je ne veux pas croire (et personnellement, je ne le crois pas) que dans l'opposition, tout le monde le soit, même si le discrédit risque de toucher tout le monde.


Thomas Rocher



Post-scriptum
Les sardines sont-elles fascistes ?
Non.
Je ne sais de quel site web ou blog Philippe Paul voulait parler, tellement ceux qui parlent de la vie publique sont peu nombreux à Dz.

Il faut toujours manipuler les mots avec précaution. Fasciste est un terme lourd de sens au regard de l'histoire.

Thomas Rocher

Conseil municipal du vendredi 2 octobre. Autant en emporte le vent ! (Épisode II)

Le conseil en voie d'achèvement, la totalité des dossiers votée, Philippe Paul souhaite livrer aux élus une information sur la santé des finances de la ville. Et pas que ça…

Le courrier envoyé par le trésorier payeur met en avant que les finances de la ville sont en amélioration. Si au niveau remboursement de la dette, ce n'est toujours pas le grand soir, la situation se redresse, explique dans sa missive le trésorier-payeur. Le maire sourit et se félicite de l'embellie, sans vouloir crier victoire.

Car, la victoire, SA victoire, il l'a sous le coude, au sens propre comme au sens figuré. La couleur a-t-elle été choisie à dessein ? Ce n'est pas impossible. Le dossier est noir. Dedans, qu'y a-t-il ? Des factures.

Une première et une dernière
"C'est la première et la dernière fois que je me livre à cet exercice", clame Philippe Paul d'entrée de jeu. L'air est déterminé, le ton est ferme. Attention, ça va secouer ! Visiblement, certains élus de la majorité sont dans la confidence, d'autres pas. Quant à l'opposition, elle s'interroge. Mais, depuis la phrase mystère lancée pendant le conseil, la voie semble ouverte aux représailles.

« J'ai lu un certain nombre d'articles dans les journaux sur la venue de Jean-Pierre Raffarin à Douarnenez. J'ai lu aussi ce qui avait pu être écrit sur le web. Certains parlent de 40 000 euros. D'autres, sur internet, racontent tout et n'importe quoi. Des sites limite fascistes !* »

Sans citer tous les chiffres, Philippe Paul a d'abord souhaité revenir sur les dépenses de la ville à l'occasion du baptême du centre des arts. C'est-à-dire à peu près rien. Le sénateur-maire a affirmé sur l'honneur avoir quasiment payé la totalité du déplacement de l'ancien premier ministre sur ses émoluments propres, sauf le pot du centre, revenu à trois fois rien, soit 600 euros, si mes souvenirs sont bons.

Mais c'est ensuite que la tonalité a changé. Sur le mode "artillerie lourde", Philippe Paul s'est employé à ressortir les factures de représentation de la municipalité précédente, payées par les finances publiques. Et de manipuler avec grâce et délicatesse le total de 17 000 euros d'un salon du nautisme à Paris en 2007, et une longue litanie d'autres dépenses, comme des 500 euros de facture pour 5 personnes, "dans un restaurant bien connu de Douarnenez que je ne citerai pas. Ça fait cher de l'irish coffee !"

A cela, Philippe Paul a ajouté "le chapitre" Gil Schmitt (ancien directeur général des services de Dz, ndr)  au volet des dépenses à perte de l'ancienne équipe. Il n'a pas manqué non plus, en guise de cerise sur le gâteau, d'indiquer aux élus avoir du, dès sa prise de fonction à la mairie, devoir s'acquitter d'une ultime facture d'un peu plus de 1 000 euros en frais de bouche. "Et il y en a un dossier épais comme ça". N'en jetez plus, la cour est pleine !

Cadavres exquis
Il est certain qu'à l'issue de chaque élection, il peut rester des traces que l'on ne voudrait plus voir, et pourtant… Le maire de Douarnenez a réussi vendredi soir à exhumer des cadavres exquis du placard, sur le mode : Douarnenez n'a rien payé, c'était de ma poche. Avant de critiquer ce que je fais, balayez devant votre porte.

Le tableau a été tellement saisissant que l'opposition n'a pas moufté face à ce déballage**. Il n'en reste pas moins qu'il semble, en effet, qu'il y ait eu quelques dérapages visiblement mal contrôlés auparavant. Il ne faut pas confondre finances personnelles et finances publiques. Pourtant, certains chéquiers étaient visiblement mal et plus souvent sollicités que d'autres.

"Nous ne sommes pas 26+7, mais 33, conclura Philippe Paul. Si vous ne voulez pas travailler avec nous, c'est votre droit".

Le tsunami passé, Hugues Tupin a souhaité avoir des précisions sur le devenir des salariés d'Asteel et l'issue de la réunion en préfecture qui s'était tenue le 7 septembre. William Boulic a indiqué simplement que rien ne pouvait être dit avant le CE, que par ailleurs, tous les dispositifs existant allaient être sollicités. Il a conclu en répétant une nouvelle fois : "A une voix près, je regrette que l'on n'ai pas sauvé 80 emplois." Ce sur quoi visiblement, tout le monde semblait s'accorder, sans le dire à haute voix.


Thomas Rocher
* Lire l'édito : Et maintenant ?
**Monique Prévost était absente de ce conseil municipal.


Dernière modification - 05/10/09-6:30


Conseil municipal du vendredi 2 octobre. Autant en emporte le vent ! (Épisode I)

Le calme était annoncé. C'est pourtant un tsunami qui a balayé l'opposition lors du conseil municipal du vendredi 2 octobre. En cause, certaines factures de l'équipe précédente. Pourquoi ? Parce que l'on a senti un premier magistrat chauffé à blanc par la critique du passage de Jean-Pierre Raffarin, dans la cité penn-sardine.

C'est pourtant en toute décontraction qu'avait commencé le conseil. Une petite dizaine de personnes à l'ouverture dans le public et un ordre du jour léger. Bref, pas de quoi fouetter un chat. Tout devait rouler, tranquillement et a priori ne pas dépasser une heure, une heure et quart. C'était sans compter sur la casserole de lait oubliée sur le feu.

16 points inscrits à l'ordre du jour. Du normal, du courant, de la simple gestion. Entre temps, quelques questions, quelques demandes de précision au fil des dossiers. Et puis, arrivé au point n°9, à savoir la mise en place de panneaux photovoltaïques sur l'Ile Tristan, la pression est montée d'un cran.

Le déclencheur ? La réserve parlementaire
Dans ce dossier représente une dépense de 88 000 euros. 44 000, soit la moitié, ont été sollicités par Philippe Paul au Sénat et proviendront de la  réserve parlementaire. "Vous le voyez, par cette intervention, Douarnenez ne fera pas de dépenses inconsidérées." Interrogé par Hugues Tupin sur les conditions d'usage et d'attribution de la réserve parlementaire, à savoir ici, les crédits du Sénat, Philippe Paul n'y va pas par quatre chemins. "A titre personnel, je serai pour le supprimer carrément."

La discussion se poursuit. C'est Tangi Youinou, conseiller PS et donc toujours pour l'opposition, qui souhaite porter le fer. "Je suis content pour Douarnenez que nous puissions bénéficier de cet argent, mais dans une démocratie comme la nôtre, je m'étonne qu'un tel système existe encore." La réponse de Philippe Paul est sibylline. "Je suis content que tu t'en préoccupes et le regrette. On en reparlera tout à l'heure." Mystère !

Dans l'assistance, tant des élus que dans le public, certains gardent le sourcil levé, interrogateur. D'autres affichent un sourire qui en dit déjà long. La séance du conseil municipal ne sera pas aussi calme qu'attendue… Une ombre plane.

La séance se poursuit. Au fil des dossiers, passent quelques échanges, dont un croquignol sur les estacades du Port-Musée (Lire ci-dessous). L'opposition ne manquera pas non plus d'interroger l'équipe municipale sur les nouveaux aménagements prévus en mairie, face au redéploiement à venir, suite à la reprise des locaux de l'ancienne Trésorerie.

Les dossiers épuisés, Philippe Paul est à deux doigts de conclure. Cependant, il commence le deuxième épisode du conseil municipal. Beaucoup plus rude, pour ne pas dire mortel. Le tsunami se prépare…

Thomas Rocher


Au fil du conseil

Port-Musée

A la demande de la Région,  la deuxième tranche de travaux sur les aménagements muséographiques à l'extérieur est soumise au vote, pour une demande de financement à hauteur de 25%, soit 26 000 €. Elisabeth Hascoët pour les Verts, interroge le maire sur l'opportunité de rendre une partie des estacades au public, pour mieux profiter du Port-Rhu. Philippe Paul, très en verve, lui répond sans ciller : "C'est stupéfiant, (comme demande, ndr) de la part d'un parti ayant demandé la suppression d'une partie des estacades".
Heureusement, il ne reste plus de tarets…

Redéploiement des services de la ville à l'ancienne Trésorerie

138 200 € de travaux en prévision pour réaménager les locaux de la mairie actuelle, après redéploiement des services. La totalité des élus est d'accord sur l'obligation de réaliser des travaux. "On ne peut pas recevoir les gens dignement", ponctuera Philippe Paul. Tangi Youinou a cependant émis le vœu que les plans soient connus de tous. "Il n'y aura pas un bureau pour chacun d'entre vous (de l'opposition, ndr), mais vous aurez bien sûr les plans."
Le bruit court que le sénateur-maire souhaite voir son bureau agrandi, pour pouvoir disposer d'un salon. Maire et sénateur, deux fonctions, donc plus de place. CQFD

Impie soit-il !

La séance a été à deux doigts de virer au comique. Une pause avant la tempête. Toujours est-il que le conseil devait se prononcer sur "(l')abrogation du titre d'existence légale de la congrégation des Sœurs Augustines de la Miséricorde de Jésus de Douarnenez" (sic).
Tangi Youinou, a d'abord souhaité rectifier le titre de la délibération, rappelant à tous que Jésus était de Nazareth, et non de Douarnenez. Cela n'a pas manqué de faire sourire. Philippe Paul a souligné au passage les bonnes connaissances de Tangi Youinou sur le fait religieux. "Je suis passé par les écoles privée et publiques", lui rappellera ce dernier.
Au final, la question avant le vote sera ainsi posée par Philippe Paul : "Est-ce qu'on est d'accord pour dissoudre les sœurs ?"
Allez, Monsieur le maire, vous irez réciter deux "pater" et trois "avé" pour vous faire excuser de ce bon mot. Amen !


Emglev Bro Douarnenez ne s'est pas fait retoquer

Ultime délibération ajoutée en dernière minute à l'ordre du jour : Emglev Bro Dz. En vue, une subvention exceptionnelle de 2 500 € pour des festivités à venir, le 17 octobre prochain. Une subvention votée à l'unanimité. Pourtant, un esprit malin n'a pas manqué de poser la question de savoir si la discussion serait exécutée in fine. "C'est qui qui est visé ?", s'est alors exclamé William Boulic.
Ce à quoi, on a envie de répondre : "C'est celui qui dit qui est !" Certainement pour la subvention retoquée par le président de la communauté de communes (Lire ici)




dimanche 27 septembre 2009

"Je n'ai pas d'idées, pas d'envies, pas de projets. Je vous le montre !"

Le néant ? C'est visiblement une notion que maîtrise parfaitement Philippe Paul, à la tête de la mairie depuis maintenant un an et demi. Son mandat de sénateur, il le trimballe depuis un an et ? Rien, rien et rien…

Pour en être convaincu, un détour par le web de Philippe Paul, sénateur, donne un panorama de son activité législative. Ouf, il s'est saisi du dossier du lait… Voici qui lui permet d'alimenter ses pages web.  Pour le reste, je ne peux que vous engager à consulter la rubrique photothèque, qui est un must !

Et le reste ? Ne retenons que quelques événements récents. Asteel, une chute et… Rien. Le baptême du centre des arts. Une invitation en terre bretonne pour Jean-Pierre Raffarin, aux frais du contribuable. A ce propos, vivement le prochain conseil municipal, fixé au vendredi 2 octobre, que l'on sache, je l'espère, combien a coûté la "sauterie" ! Le sénateur-maire disait en effet ce jour là, dans son discours :

« Tout d’abord permettez-moi au nom du Conseil municipal de Douarnenez, de ses habitants, et à titre personnel et très amical, de vous remercier Monsieur le Premier Ministre, d’avoir bien voulu présider cette cérémonie de baptême officiel du Centre des arts au nom d’André Malraux. »

Un court passage me dérange. Remercier l'ancien Premier ministre au nom des habitants de Douarnenez. Là, je dis NON. Nous n'avons pas été invités à cette fiesta qui se jouait sur invitation. Faut pas pousser !

Alors, si j'insiste depuis le début sur les sommes engagées, c'est par soucis de réelle transparence des finances publiques de notre ville. On ne peut répéter à qui veut l'entendre que les caisses sont vides et inviter, sans se poser plus de questions un ancien ministre, aux frais du contribuable, uniquement pour se faire plaisir.

Vraiment, Monsieur Paul, vous brillez peut-être par votre bonhomie, mais pour le reste, vous êtes aux abonnés absents. J'attends avec impatience le budget 2010 pour découvrir enfin une étincelle. Mais je crois que je me leurre.


Thomas Rocher

dimanche 20 septembre 2009

Les sardines sont de mauvaise humeur !

Raffa ? Rien !
Allez, une dernière couche sur le baptême du centre des arts. Pour la route. Je le redis, que d'argent dépensé inutilement ! C'est triste de constater que Philippe Paul et William Boulic, défenseurs de "la juste subvention", prennent en otage* les caisses de la mairie pour un non-événement, comme celui-ci.

J'espère que l'opposition, à l'occasion du conseil municipal, demandera des comptes. Il n'est pas interdit de porter à la connaissance des Douarnenistes le montant final de cette sauterie privée, qui ne flatte que l'égo de ses organisateurs.

Minable, minable, minable…


* Ndlr : je déteste cette expression, en temps normal, trop utilisée, mal utilisée et surfaite. Mais ici, tant qu'à être énervé...

Minable toujours !
Il n'y a pas de raison que Willy ne se prenne pas un râteau de plus en ce week-end. En cause ? Le virage à angle droit opéré par le président de la communauté de communes du pays de Douarnenez sur la subvention de 1000 €, votée à l'unanimité à Emglev, en date du 29 avril 2009.

Mais, depuis deux semaines, tout à changé. William Boulic, qui fait visiblement fi du vote, a indiqué à Pascal Boccou, qu'il pouvait aller se faire voir. En clair, même si Willy le fait par écrit, il adopte les mêmes manières discourtoises, actuellement très en vogue dans la majorité, à savoir le doigt d'honneur. William Boulic n'a ici rien à envier au ministre de l'immigration, Éric Besson.



Pour ce faire, William Boulic, déjà connu pour ses négociations musclées dans le cadre professionnel, remontre son "vrai" visage, où la méchanceté et le mépris n'ont a priori rien de latent…

Il ne reste qu'à espérer que, forcée et contrainte, la communauté de communes verse la subvention votée, ce qui, si tel n'était pas le cas, serait une entrave au bon fonctionnement de cette collectivité locale.

Trop de majorité est-elle en train de tuer la démocratie ? C'est une réelle question à se poser en ce dimanche. Il reste maintenant aux membres de la communauté de communes à remettre de l'ordre dans leur assemblée, face à un président qui semble hégémonique !

Thomas Rocher

mercredi 16 septembre 2009

Un Raffarin, combien ça coûte ?


Alors que l’éminent Jean-Pierre Raffarin sera à Douarnenez ce vendredi (18 septembre), au nom de quoi vient-il au pays des Penn-sardin ? Sur ce coup-là, j’ai du mal à trouver une bonne réponse…



L’inauguration du centre des arts

Ah, oui. C’est donc cela, l’inauguration du centre des arts. C’est pour cela que JPR vient au bout du monde. Oui, Douarnenez c’est le bout du monde. Tellement que l’agenda de son site internet nous le dit : c’est à Quimper que va JPR.


Je serais content s’il allait à Quimper. Non, il fera sur le coup des 9h50, les quelque 20 km qui séparent Pluguffan de Douarnenez. Car, la route n’est peut-être pas droite, la pente n’est peut-être pas forte, mais la route y mène, et l’ami Filou sera fier d’afficher ses "chers" amis.

La suite, c'est la visite de la Franpac (qui n'a pas sponsorisé ce billet mise en boîte des sénateurs, dommage !) et ses emballages métalliques. Puis, viendra le déjeuner, au très chic Clos de Vallombreuse. Cocktail dinatoire nous dit le Télégramme. Cocktail déjeunatoire, en fait, pour être juste. Ce sera suffisant. Avec parterre d'invités. Combien seront-ils ? Qui sont les heureux élus ? Allez, soyons optimistes et tablons sur une cinquantaine de personnes à 50 € par tête de pipe. Ça fera déjà la modique somme de 2 500 €… Le temps de se laver les mains (grippe A oblige), il sera un truc genre 14h30 quand la délégation poursuivra son pèlerinage vers Chancerelle.


7 ans, et deux baptêmes !
Arrivera l'horaire fatidique. 16h30. L’objet du déplacement du sénateur JPR est l’inauguration le baptême du centre des arts. D’accord. C’est un bon alibi, au départ. Reste que le centre a été inauguré en 2002 par Monique Prévost et son équipe. Certes, les conditions, portaient dès le départ à controverse, car voté par l’équipe précédente (et pas du même bord), mais il avait été inauguré. Cette fois, il va donc trouver un nom : André Malraux (*). Il trouve aussi une figure, Jean-Pierre Raffarin.
J'attends d'ailleurs solennellement de Philippe Paul, sur le perron du centre, un tonitruant "Entre ici, Jean-Pierre Raffarin !". Ça ne manquerait pas de sel...

La plaque dévoilée devant les invités, il faudra bien fêter cela. Allez, mettons un minimum de 15 € par personnes. Combien d'invités, déjà ? 250 officiellement, sans l'opposition qui boycotte (et je les comprends !), soit une commande de, allez… 3 500 € si la mairie a eu le temps de décommander les absents.


Et le gagnant est…

Au total, pour une inauguration officielle dont on n'a que faire, puisque le centre existe et a déjà été inauguré, la ville va débourser, au minimum 6 000 €. J'espère que les associations invitées n'ont pas eu à subir une baisse trop conséquente de leur subvention. Et si c'est le cas, ce sera le bon moment de demander des comptes à Monsieur le sénateur-maire, le sémillant Philippe Paul.


Est-ce le voyage en Chine de Filou, dans la délégation conduite par Jean-Pierre Raffarin qui a mené à ce remerciement ? On peut le penser. Au final, ça fait quand même beaucoup de tralala (et de gweneg) pour un non-événement.
Pour ceux qui seraient amnésique, rappelons que JPR n'est ministre de rien… But, as he said : "the yes needs the no to win against the no"... Comprenne qui pourra !

Thomas Rocher

dimanche 6 septembre 2009

Asteel – Beau gâchis

Depuis le vendredi 4 septembre, les jeux sont faits. Les 134 salariés d'Asteel Flash sont sur le carreau. La liquidation maintenant prononcée par le tribunal de commerce, Douarnenez va devoir à nouveau panser les plaies de personnes, laissées en rade sur le bord de la route.

La faute à la crise ? Pas uniquement. Celle du syndicat CGT ? Peut-être, mais… pas seulement. La responsabilité du groupe Asteel, très fortement. Et nos élus, eux, qu'ont-ils fait ? Difficile de juger, en l'état.


Alors que, contexte de crise aidant, les médias n'ont de cesse de nous abreuver d'informations oscillant entre crise durable, récession, reprise et autres rogatons ; les salariés d'Asteel à Douarnenez vont goûter au terme chômage et à toutes ses conséquences. On ne peut que leur souhaiter bon courage. D'autant plus difficile à avaler, en cette période de rentrée scolaire.

Pourquoi le site ferme-t-il ? A n'en pas douter, il ne faut pas aller chercher plus loin que la notion de profit et de rentabilité, visée par la direction du groupe. Rien qu'en France, la suppression du site de Douarnenez représente une disparition de 10% des effectifs d'Asteel Flash dans le pays. Et sur son site web, Asteel Flash l'affirme :

"En 2008, les revenus annuels d'Asteel Flash ont atteint les 600 millions de dollars et les revenus anticipés pour l'année en cours sont de 650 millions. La solidité financière de la société, notamment au niveau des liquidités, servira de tremplin pour sa croissance à long terme et ses politiques d'investissement.
Nos priorités : Innovation - Flexibilité - Expertise"

Voilà qui ne peut que laisser songeur face au drame douarneniste… La flexibilité, mise en exergue par Asteel Flash est bel et bien en marche.

Au vu des chiffres, il reste cependant une question. Pourquoi une si mauvaise sortie de conflit à Douarnenez ? Pourquoi, même si Asteel Flash se sent l'envie de fermer son site breton, ne daigne-t-il pas offrir une sortie digne à ses salariés ? Ont-ils autant démérité que cela ? Sont-ils si fautifs ? Pourquoi cette ultime humiliation ?

Je n'ai pas de réponse à formuler sur cette ultime question. Je n'étais pas sur place pour juger de la pertinence de l'action syndicale engagée. Il y a eu certainement crispation, friction et incompréhension. Ce qui n'explique pas tout. Malgré tout, la lecture de la presse laisse songeur sur le delta qui pouvait exister entre l'action syndicale et l'aspiration des salariés.

Ni fautifs, ni rien d'autre. Asteel a simplement saisi l'opportunité d'une rentabilité accrue et d'un dialogue social mal négocié.


Demain lundi, rendez-vous en Préfecture. Phillippe Paul n'est pas à Falmouth. Il y pourra y être. William Boulic, lui, est quelque part en Grande-Bretagne. Sera-t-il à l'heure, au rendez-vous ? C'est la moindre des choses à espérer, alors que c'est la Communauté de communes qui a en charge l'économie. Et même si son président peut déléguer. 134, ce sont 90 personnes de plus, face aux 44 annoncées, au démarrage du conflit. (Lire aussi, ci-contre)


Et la suite ?
C'est le préfet qui semble avoir voulu réagir au plus vite :
"Particulièrement attentif au devenir des 134 salariés, le préfet a immédiatement décidé de réunir les élus et les décideurs impliqués pour examiner au plus vite les solutions envisageables. Cette réunion se tiendra lundi 7 septembre en préfecture."

Il semble qu'il existe à Douarnenez, sous la conduite de la Communauté de communes, présidée par William Boulic, une cellule de revitalisation pour la zone de Lannugat. Il va réellement falloir qu'elle s'active. L'édile de Douarnenez, le sénateur-maire Philippe Paul, va lui aussi pourvoir méditer ses propos. C'était en avril dernier, à l'issue de son déplacement en Chine (Lire ici). Dans le Télégramme, toujours, Philippe Paul nous disait :
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»

Filou, il va falloir aller le chercher, cet investisseur. C'est bel et bien le moment de prouver que ce n'était pas que des propos en l'air.


Lannugat, morne plaine
"Cela fait trente ans qu'on travaille ici […]. On est rentré à 17 ans, 20 ans. On a connu Matra, Nortel, Solectron, Asteel... À chaque changement de patron, on a perdu des choses. Le 13e mois, des primes... Mais au moins, on gardait notre salaire. Aujourd'hui, c'est fini. Je ne sais pas comment on va faire."

Ce constat (Le Télégramme – 5/09/09) est cinglant. Une gifle, un cri de détresse. C'est la preuve qu'aussi "forte" que puisse être notre réglementation du travail, elle n'empêche pas de se retrouver abandonné, au bord de la route.

Tout le monde partira maintenant avec le minimum légal. 1 mois de salaire pour 5 ans de travail. La belle affaire.

Thomas Rocher
Abonnées absents
J'ai cherché les réactions des élus de gauche à ce séisme social et… Ben, c'est Waterloo, morne plaine. Damned !

L'édition du dimanche, ce n'est pas forcément la plus lue, mais tout de même ! Hou, hou ? Y'a quelqu'un ?

Le blog du PC est muet. Le site du PS douarneniste itou ! Les Verts en parleront. Dans l'agenda mis en ligne, hier samedi, c'est à l'ordre du jour, sans qu'il n'y ait une réaction.

Je sais que c'est la rentrée des classes, mais tout de même.

samedi 25 juillet 2009

Carte postale d'ici…


Vous êtes peut-être en vacances ? Moi aussi. D'où ce relâchement dans le rythme, mais…

C'est où le Port-Rhu ?
Cette question, qui peut sembler incongrue, est pourtant LA question entendue sur les quais du Port-Rhu, alors que se tenait le premier vendredi du Port-Rhu… à Ploaré ! Et oui, nos édiles et leurs services ne reculant devant aucune "bonne idée" se sont mis en tête de faire se balader les vendredis du Port-Rhu dans les différents coins de Douarnenez.
C'est peut-être une bonne idée, sauf que, pour le pékin moyen qui vient en ville, Ploaré ou Pouldavid, ça cause pas ! Et donc, nombre d'entre-eux étaient en perdition, hier soir, en se demandant pourquoi les vendredis du Port-Rhu, c'était pas au Port-Rhu. Nous aussi, d'ailleurs. Comprenne qui pourra ! Cependant, je suis impatient de savoir quelle a été la fréquentation. A suivre.
PS : il serait bon de flécher, d'ici vendredi prochain !

Toute ma vie, j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air !
Notre bon vieux Filou n'en finit pas de nous faire partager ses passions. Nous connaissons bien celle qu'il a pour l'armée de l'air (Lire ici). Et bien, il voulait encore plus le faire en ce vendredi 24 juillet, jusqu'à inscrire à l'ordre du jour du conseil, le parrainage par la Ville, d'une unité de l'armée de l'air.
Pour ce faire, Filou est revenu sur l'histoire de Dz et sur Jean-Marie Le Bris, précurseur de l'aviation. Bon, ok. Mais, à mon humble avis, Douarnenez a bien d'autres chats à fouetter que de parrainer une unité de l'armée de l'air, ne serait-ce que pour le symbole. D'autres problèmes plus importants méritent certainement qu'on s'y attache.
Alors, oui, mon cher Philippe, j'affirme haut et clair que ta passion pour l'avia commence un peu à me courir sur le système. Passe le colonel de réserve, dont je me fous éperdument. Mais accoler Dz à une unité militaire, non. Ce n'est pas que je n'aime pas les militaires, c'est juste que, Dz n'a rien à voir avec eux…

Thomas Rocher

samedi 20 juin 2009

Le samedi, la sardine frétille aussi !

Michel Mazéas lance la Fête de la musique à Douarnenez
Le maire honoraire de Douarnenez a fait résonner sa voix lors des cérémonies, à l'occasion des cérémonies de l'Appel du 18 juin 1940.
Un problème de sonorisation a visiblement empêché le lecteur de CD de restituer la Marseillaise, lors des cérémonies, à Tréboul. Qu'importe ! C'est Michel Mazéas qui s'est lancé et a donné la Marseillaise, a capella. Bel esprit d'union républicaine à l'occasion de cette cérémonie.

Et si c'est bel et bien la lecture qui a défailli mercredi, le 18 juin 40, c'est l'enregistrement qui n'avait pu se faire, les moyens étant mobilisés pour un important discours de Churchill*. Il n'y a donc pas d'archive audio de l'appel lancé depuis Londres, qui à l'époque n'avait été que peu entendu. Le 22 juin, le général de Gaulle revenait à Radio Londres et le réitérait, dans une version plus dense. Et si Michel Mazéas revenait le 22 juin nous entonner "Le chant des partisans", ce serait pas mal, non ?

* Merci à Jean-Jacques Urvoas de m'avoir livré, sur son blog, l'explication.

The "Yes needs the No" en visite dans la cité d'Ys
Le 18… Cette fois, le 18 septembre 2009. A cette date, la ville accueillera l'ancien Premier ministre et maintenant sénateur, Jean-Pierre Raffarin. Douarnenez la rouge verra celui qui avait commencé à ébranler les jours fériés en supprimant le Lundi de Pentecôte et en créant la journée de solidarité envers les personnes âgées, un an après la canicule de 2003.
Le but de ce déplacement ? Le "baptême" du centre des arts, sept ans après l'inauguration officielle ! Ça fait un bail, vous direz-vous, et vous avez raison. Une sombre bataille en "paternité" entre les différentes municipalités avait jusqu'ici empêché d'accoler le nom d'une personnalité à cet outil culturel. Ce sera fait… Et le gagnant est ?
André Malraux est la personnalité qui donnera son nom à l'édifice. Un personnage choisi sous la gouvernance de Jocelyne Poitevin. Fier et fidèle gaulliste, résistant, il avait aussi un solide ancrage à gauche. Il a été le ministre qui a ainsi mis la culture au sein des missions régaliennes de l'État.
Allez, Mich', si ce n'est pas le 22 juin, le 18 septembre, ce serait l'occasion d'entamer le chant des partisans ? Ce serait aussi l'occasion de faire honneur à un autre homme de lettre qu'est l'auteur de ce chant, c'est-à-dire Maurice Druon, disparu le 14 avril dernier et lui aussi ministre de la culture, surnommé à l'époque, "Malraux de Pompidou".
Et Raffarin ? Qui ça ? Jean-Pierre Raffarin. Pas certain qu'il entre lui au Panthéon des grands hommes…

Tout a démarré en Chine…
Jean-Pierre Raffarin est le sénateur qui mène les délégations parlementaires en Chine ! A cette occasion, le frais moulu benjamin de l'assemblée des gérontes a participé il y a quelques semaines à l'un des ses déplacements (Lire ici).
A ce propos, nous sommes toujours dans l'attente du projet économique envisagé pour Dz avec un investisseur français, à l'occasion de ce voyage. Paroles, paroles, paroles… Pourtant, ce pourrait être le bon moment de dégainer. Les futurs "ex salariés" d'Asteel pourraient apprécier, mais bon. Ne rêvons pas.


Thomas Rocher

dimanche 14 juin 2009

C'est dimanche, la sardine frétille !

Chaque dimanche, la tournée des trois ports douarnenistes pour faire un tour d'horizon de l'actualité...

A(plus)steel
C'est mercredi que les salariés d'Asteel seront fixés sur le destin de leur entreprise et, forcément, sur le leur. C'est en effet à cette date que devrait se réunir le Tribunal de commerce de Quimper, pour examiner le dossier de cessation de paiement que devrait déposer la direction, le lundi 15 juin.
C'est une triste fin pour les 134 salariés du site, si la fermeture, comme elle est évoquée maintenant depuis plus d'un mois se vérifie. D'un plan social qui laissait sur la paille 44 des salariés, on passerait à la disparition pure et simple de l'activité.
Contrairement à certains esprits mal intentionnés, je ne taperai pas ici, ni sur le rôle des syndicats, ni sur le rôle des élus. Chacun à sa place a tenté de faire quelque chose. Un point négatif tout de même à Filou qui s'en est pris au rôle des représentants de Gauche. 134 salariés en moins à Douarnenez, c'est directement et indirectement un affaiblissement de la ville et un grand désarroi pour les salariés qui vont trinquer.

Élections européennes > Grain de sel !
Il fallait bien que cela arrive et Dz n'aura pas échappé au constat national : première sur le podium, l'abstention, avec un score formidable de 61% ! Deuxième sur le podium, l'UMP (28,82%) et troiz', les Verts d'Europe Écologie… Allez, petit calcul pour remettre un peu les choses en ordre.
Si l'on prend les Verts, que l'on y ajoute le PS et le Front de gauche, on obtient le score de 43,5%. Et parce que je ne suis pas sectaire, j'y ajoute le NPA, et là le score passe à 50,91%... Alors, bien sûr, me direz-vous, il n'est pas simple de mélanger l'eau et l'huile. Ok.
Mais avec un peu d'idée, l'huile et le vinaigre, ça donne déjà une base. La moutarde plus, la vinaigrette est majoritaire… Preuve, s'il en était besoin, qu'avec un peu d'inventivité, la Gauche a encore son mot à dire. Mais, en serait-elle capable, c'est une autre question.
La proportionnelle, au bout du compte, c'est comme regarder un verre un moitié vide, et le même, à côté, en le considérant à moitié plein… Je vais prendre la deuxième option, en espérant que le PS retrouve l'envie de faire de la politique, et cesse de prendre des sanctions contre les siens. Ce qui, en cette période, est un non-sens, pour ne pas dire une faute lourde.

Certains font bling-bling. D'autres, c'est pacotille ? Appelez-moi colonel…
Le sémillant Filou est, on le sait, un admirateur du corps armé. "Rien de ce qui est kaki ou bleu marine ne lui est étranger"*.
Alors, parce qu'il est réserviste et le revendique, il a choisi aussi de se faire épingler Colonel dans le cadre de sa réserve, certainement, parce qu'il le vaut bien…
Avec bienveillance certainement, cette info n'a pas eu d'écho dans la presse locale. Qu'à cela ne tienne, on la trouve "épinglée" sur le site Ouaibe de Filou. Si, si, c'est ici. Il suffit de cliquer !
Et de rire, et de rire. Car si Filou est aussi efficace que son ministre, alias Hervé Morin, a su démontrer sa méconnaissance des sujets lors de son passage à Brest, mercredi, on se dit que tout va bien ! Heu, non. On se dit qu'il y a vraiment du souci à se faire.
(* L'exergue est "honteusement" empruntée à l'excellent blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération.)

Thomas Rocher

samedi 25 avril 2009

Filou, c'est Tintin… en Chine !

Le Télégramme, dans son édition du mercredi 22 avril nous a livré un "joli papier" sur le déplacement du train de sénateurs "raffarinesque" en Chine. C'est un fait, nous avons vraiment de la chance que ce mandat permette à Philippe Paul de voyager !

Je ne sais si la journaliste était sous le charme du quadra pour nous sortir une telle brosse à reluire ou si tout le papier est au second degré. J'hésite… Ce que je constate cependant, c'est qu'il n'y a pas une seule pointe critique. Tout y est délivré sur le mode "Je vais bien, tout va bien".

Braderie sur les baumes adoucissants
Tout va tellement bien que Philippe Paul nous indique qu'il est un créateur d'emploi ! Et oui, la comm, ça ne paye pas… La preuve ? Soizik Dijon, à la tête d'Arpège communication et conseillère municipale, chargée de la communication (et y'a du boulot à la mairie… Lire "Vœux d'avril", ci-avant) est aussi assistante parlementaire à mi-temps de Philippe Paul à Douarnenez.

A part cela, on nous dresse la liste exhaustive des commissions auxquelles il participe et l'on remet une couche sur son amour de l'armée de l'air, sa situation de réserviste de l'avia. Et parce qu'il aime bien l'armée (c'est son droit), le ripolinage se poursuit. Ile Longue ou gendarmerie font aussi partie du tableau. N'en jetez plus ! Il pourrait devenir ministre de la Défense lors d'un prochain remaniement !

Ça ne marche pas...
C'est ici que la conversation ; pardon, l'échange avec la journaliste ; bascule dans le croquignolesque ! Sous le titre "Un dîner à l'ambassade…", Philippe Paul, nous livre deux grands scoops ! Accrochez-vous !!!


«C'est un grand peuple, assure Philippe Paul. Quand on est là-bas, on comprend tout de suite pourquoi ça ne marche pas ici»

Là, l'on a deux choix. Soit Philippe Paul s'est converti au "socialisme de marché" et c'est inquiétant, soit… Soit il a de nouveau sorti une bêtise monstrueuse. Et je penche plutôt pour la seconde option.
La première partie de sa phrase n'est pas contestable. C'est un fait. La deuxième est stupéfiante de connerie. En clair, pour que cela fonctionne en France, il faut contrôler et brimer. Créer des castes et, surtout, stimuler le libéralisme. En clair, il faut pouvoir exploiter. Pitoyable !

Alors que l'industrie française est à nouveau dans sa phase de déclin, Filou est-il en train de suggérer que les ouvriers sont trop payés ? Que nous ne sommes pas assez compétitifs parce que nous en demandons trop ? Mais que veux-tu dire au juste, Philippe, lorsque tu te vautres dans une telle assertion ?

Mépris ou bêtise ? La bonne affaire !
Aurais-tu oublié ce qui est l'origine de Douarnenez ? L'industrie agro-alimentaire. Les sardinières, pour être précis. Crois-tu qu'elles n'ont pas lutté pour avoir des jours meilleurs ? Penses-tu que leur statut soit réellement enviable à l'époque actuelle ? Car même si les choses se sont améliorées, tu ne tiendrais pas longtemps, je pense, derrière la chaîne, chez Chancerelle, par exemple.

Autre exemple. Celui d'ex Paulet, c'est-à-dire Petit Navire, balloté au gré des courants depuis que le contrôle familiale a disparu, au profit de groupes divers tels Heinz ou actuellement MW Brands. Crois-tu que tu serais actuellement un ouvrier heureux alors que l'usine semble se vider au fil des ans ?

Bien sûr, en ne mettant que ces deux exemples, je ne couvre pas la totalité du panorama industriel de Douarnenez. Cependant, les exemples de déception ne manquent pas. Mais, fallait-il que les salariés courbent l'échine pour que tout ait mieux fonctionné ? Ton affirmation est dégoutante. Elle est méprisante. Si la Chine était une démocratie, je n'aurai rien dit. Ce n'est pas le cas. Et sans y être allé (et il est certain que je resterai bouche bée devant certains paysages et autres constructions), je crois que ton jugement est celui d'un étranger baladé sur la face "montrable" des choses. L'emballage de ce voyage, l'hôtel et les soirées de l'ambassadeur devaient être parfaits !

La deuxième info, c'est donc la rencontre, chez l'ambassadeur, entre deux Ferrero Rochers, certainement, avec un potentiel investisseur français à Dz.
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»
Là, c'est le pied ! Avec ce "président d'une très grosse entreprise française", vous avez donc envisagé un projet. Je ne sais pas pourquoi, je me dis qu'il va falloir compter les mois, les années… Tu as oublié ce que te disais ta grand-mère ? Toujours tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ! Je crois (mais tant mieux, si je me trompe) que tu aurais vraiment du le faire cette fois-ci. Tu risques, avec un tel enthousiasme, de te brûler les ailes…

Thomas Rocher