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vendredi 9 novembre 2012

Commerces et port / Ville et CCI. Que croire ?


William Boulic, chef de file de "Vivre Douarnenez", s'émeut du traitement réalisé dans la presse après la visite de la CCI sur le port et en ville. Enfin, un éclair de lucidité dans la gestion des dossiers économiques de la cité penn sardin ? A le lire, on en doute un peu... Voici la tribune adressée aux médias suite à ce déplacement de la CCI*. 

dimanche 10 juillet 2011

Aire de carénage. Deux oppositions, une même démarche : l'attaque

Mis à jour le 12.07.2011 à 6h27.
 

La première salve contre les conditions dans lesquelles s'est déroulée la commission technique paritaire (CTP) du mois d'avril a été tirée par l'opposition de gauche. Ce jour là, rien n'aurait été voté concernant la délégation de service public portant sur l'aire de carénage.

C'est donc confirmé ce mardi 12 juillet, une première procédure est en cours. Le groupe des sept élus de l'opposition de gauche a envoyé un courrier au Préfet du Finistère pour demander une vérification approfondie des éléments existants auprès du contrôle de légalité. Dans le même temps, le dossier sera porté devant le tribunal administratif par l'intersyndicale.

Pour le nouveau groupe d'opposition, William Boulic et ses compagnons devraient eux aussi se tourner vers le tribunal administratif. L'ancien premier adjoint avait indiqué qu'il n'y avait jamais eu de vote sur le dossier de délégation de service public, mais une simple information. Il n'avait par ailleurs pas signé le procès verbal de la réunion.

La délégation de service public de l'aire de carénage du port de Tréboul est peut-être loin de voir le jour. L'intersyndicale CGT/CFDT avait dénoncé le mardi 28 juin dernier, deux jours avant le conseil municipal, les conditions dans lesquelles s'était déroulée la fameuse CTP, indiquant que rien n'avait été voté (Lire ici). 
 
Voici qui devrait animer un été dont on ne sait toujours pas s'il sera beau ou non. A moins que ce ne soit la tendance orageuse qui au final l'emporte ? Le sénateur-maire Philippe Paul, de même que son directeur général des services, Yvon Cariou, pourraient voir leurs vacances écourtées.
Thomas Rocher

mercredi 29 juin 2011

Port de Tréboul. Place à la contestation syndicale

L'intersyndicale CGT-CFDT tenait une conférence de presse ce mercredi. En ligne de mire, la réunion qui s'est déroulée mardi soir (28 juin) à la maison du nautisme pour informer les plaisanciers du dossier de délégation de service public que la mairie souhaite mettre en place pour assurer le travail sur l'aire de carénage. Selon eux, Douarnenez décide de tourner le dos à la plaisance populaire en déléguant le travail à une entreprise privée.

Henri Kérisit (CFDT) et Aldo Gennaro (CGT)
La réunion ce mardi n'a pas atteint son but, selon les délégués syndicaux de la CGT et de la CFDT. Aldo Gennaro, secrétaire de l'union locale CGT fustige le manque de préparation de la réunion et l'incapacité de répondre aux questions des plaisanciers, tant de la part du nouveau délégué au nautisme qu'est Erwan Le Floch que de celle du directeur général des services, Yvon Cariou.

"Ils n'ont pas su convaincre les plaisanciers", jette Aldo Gennaro, de manière  lapidaire. "Cette réunion n'était pas préparée et les arguments qu'ont essayés de défendre les représentants de la municipalité sont tombés à l'eau." Et il précise. "Au final, les plaisanciers ont voté sur l'idée de voir la gestion de l'aire de carénage confiée au privé, et c'est non."

CTP. Un soupçon de mensonge ?
Les syndicats profitent alors de ce qui semble être un désaveu des plaisanciers face au projet municipal pour mettre une couche sur ce qu'ils appellent un mensonge. "Le dossier a bien été évoqué à la CTP du 26 avril dernier, mais il n'a jamais fait l'objet d'un vote", insiste Aldo Gennaro. "C'est un mensonge de dire que ça a été le cas. William Boulic (toujours en poste à cette époque et présent dans l'assistance mardi soir, ndr) vous le confirmerait." Quant au personnel communal concerné, il aurait appris la nouvelle au gré de ouï-dire, confirmés par un délégué présent en CTP.

Alors, au final, quid de la délégation de service public ? Pour Henri Kérisit, secrétaire de l'union locale CFDT, il n'y aurait qu'une solution pour la municipalité. "Je crois que le dossier sera retiré de l'ordre du jour du conseil de demain soir (jeudi 30 juin). Je ne vois pas comment il peut être voté alors que les plaisanciers ont émis mardi une fin de non-recevoir. En jeu, il y a le prix du service rendu et le rappel de la nécessité pour la ville de réaliser quelques investissements sur le port. Difficile de jouer avec la fronde des plaisanciers Douarnenistes qui s'acquittent de leurs impôts et paient un service au port."

En attendant et d'ici le conseil, les élus de gauche ont demandé la copie du compte-rendu de la CTP du 26 avril. Et dans l'instant, c'est une nouvelle épine dans le pied pour la majorité municipale.

dimanche 10 janvier 2010

2010 démarre en queue de poisson…

Si le bilan de l'année 2009 à Douarnenez était déjà sombre, le cycle 2010 commence sous de mauvaises prémices. Si, si. Ce n'est pas que la sardine souhaite d'office barrer votre visage d'un sourire aigre, mais…

Petit Navire déclare une avarie
On savait déjà depuis le passage du groupe Heinz que Douarnenez n'était plus qu'une vitrine pour la marque Petit Navire, à peine un port d'attache. On devine maintenant que l'on va pouvoir ranger l'usine au rayon musée. Il va falloir se faire à l'idée. Pour en être totalement convaincu, rendez-vous sur le site du groupe MW Brands. Faites le détail des effectifs des quatre sites de production. Sur un effectif total de 4200 employés, MW Brands n'en n'affiche que 200 en cité Penn Sardin, soit à peine 5%.

C'est donc mardi 5 janvier que la nouvelle a été connue. 42 emplois sont appelés à disparaître du site de Douarnenez. Après Asteel, la longue litanie des emplois disparus poursuit sa procession. Jusqu'où ira cette course au toujours moins ? Pénible époque… La nouvelle devrait être confirmée mardi. A suivre. 

Sur le port, les fuites se poursuivent
L'humeur n'est pas à la joie, non plus, du côté du Rosmeur. Mardi toujours, les employés du magasin Quenet Marée ont découvert que leur outil de travail avait été déménagé à Concarneau. Par route, 50 kilomètres séparent les deux villes. Sauf que cent kilomètres aller/retour, ça commence à faire beaucoup, au quotidien.

La mobilité est un sujet en vogue dans toutes les entreprises. C'est une variable d'ajustement qui permet de gérer au mieux l'emploi, dit-on. Qu'il s'agisse de mobilité réelle et de changement de site, ou de mobilité dans l'emploi, cette mobilité est préconisée à tout va. Il n'empêche que sans concertation préalable, c'est difficile à avaler.

Ainsi exprimé, le salarié est renvoyé dans les cordes, avec pour simple rôle, celui de pion sur un parcours de jeu dont il n'a aucune maîtrise. Cet état de fait, Marc Hébert, secrétaire départemental du syndicat Force Ouvrière (FO) le rendait très bien dans le télégramme du jeudi 7 janvier :
"Pour procéder à la fermeture d’un site, il faut l’accord des délégués du personnel. Il n’y a en a pas chez Quenet Marée. Nous avons demandé à l’employeur de procéder à cette mise en place. Ensuite, contrairement à ce que l’employeur écrit, il y a modification substantielle du contrat de travail, ce qui ne peut se faire sans l’accord du salarié."

Six des salariés (sur un effectif total de onze) ont donc décidé d'entrer en résistance. Vu la hauteur d'argumentation du directeur général du groupe GS Invest, propriétaire de Quenet Marée, ce n'est pas gagné. Son argumentation tient en quelques phrases, sans appel, glissées dans le courrier adressé courant décembre aux salariés : "... La seule modification par rapport à votre situation actuelle est le lieu géographique. Cette simple modification de vos conditions de travail s’impose à vous. Nous vous attendons donc à Concarneau le 2 janvier, à 6 h 30, pour exercer votre fonction d’employé de marée, dans les mêmes conditions que précédemment. Il est bien évident que si vous refusez cette modification de vos seules conditions de travail, nous serons amenés à en tirer toutes les conséquences."

Entre-temps, et comme pour essayer de temporiser quelque peu les choses, celui-ci indiquait au journal Le Télégramme :"Le groupe en gagne (de l'argent, NDR), bien sûr, mais ce serait une erreur de gestion que de continuer à perdre sur ce site plus de trois ans. Nous avons la volonté de maintenir les emplois, c’est pourquoi nous délocalisons à Concarneau. Nous avons dit aux salariés, vous allez faire un effort pour venir et, si ça marche, on sera OK pour parler augmentations et primes de transport. Certains diront non, mais c’est leur choix."

C'est ce qui s'appelle un dialogue ouvert. Ne nous y trompons pas, il se fait au profit de la rentabilité maximum. Rien d'autre ne le pilote. Il serait pourtant bon de poser quelques questions à la CCI de Quimper Cornouaille sur sa gestion du port de Dz (et ceux de Cornouaille, en général) et les perspectives, au moins de maintien et au mieux de développement, envisagées. La crise, nous répondra-t-on, forcément…


Thomas Rocher