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samedi 30 juin 2012

Le syndrome DSP

L'aire de carénage reste sous gestion municipale. Un an d'errance pour l'équipe en place, avant de se rallier à l'avis des personnels municipaux et des usagers du port. 

vendredi 30 décembre 2011

Deux, trois choses pour clore 2011

L'année 2011 aura été pour le moins agitée dans la cité. Qu'il s'agisse de politique, de vie en ville, retour sur quelques moments qui ont rythmé le calendrier penn sardin. Une année de chaos ?
 

dimanche 20 novembre 2011

Quand ça ne veut pas…

Sur le mode "quand ça ne veut pas, ça ne veut pas", La ville de Douarnenez et la Com Dz, puisque c'est son nom maintenant, viennent de s'offrir un revers chacun. L'aire de carénage pour la municipalité penn sardin, les algues vertes pour la communauté de communes. C'est étonnant de constater que depuis la scission d'une partie de la majorité municipale, les dossiers semblent encalminés, comme si le vent avait disparu, laissant le bateau scotché sur une mer d'huile.
 

dimanche 23 octobre 2011

Tréboul. La délégation de service public s'offre un tour d'honneur ?

Même si tous les observateurs semblaient sceptiques après la prise d'avis en comité technique paritaire a posteriori de la délibération en conseil du 30 juin 2011, le seul remous créé était la demande d'annulation de la délibération et un nouveau vote en conseil, demandé par la CGT au sénateur-maire. Ce n'est plus le cas.

mercredi 21 septembre 2011

Conseil municipal. La rentrée. Enfin !

Il ne restait que 6 jours avant que Douarnenez ne se mette dans l'illégalité. Ce ne sera pas le cas. Le dernier conseil en date était celui du 29 juin. Date butoir du suivant, le 29 septembre. Ouf !

En octobre, les décisions modificatives du budget et en attendant, quelques petites mises en bouche dans l'ordre du jour. Parmi celles-ci, on trouve la délégation de service public (DSP) pour le camping du Bois d'Isis qui ne devrait souffrir d'aucun problème, sauf à ce que cette DSP soit mal fagotée. Mais l'on peut penser que l'équipe municipale veuille se préserver d'un nouvel épisode contestataire.

A propos de DSP, signalons que le comité technique paritaire (CTP), appelé à voter enfin en connaissance de cause sur le dossier de l'aire de carénage, se sera tenu la veille du conseil. Cette fois, c'est sûr, il sera à l'ordre du jour du CTP. Ambiance garantie.

Autre moment de débat, le vote sur la modification de statut de la communauté de communes du pays de Douarnenez, avec l'ouverture d'une sixième vice-présidence en charge des finances. Signalons par avance que Le Juch a déjà voté contre, tout comme Pouldergat. Pas certain dans ces conditions qu'Erwan Le Floch gagne une représentation supplémentaire. (Poullan et Kerlaz auront aussi à voter cette même modification.)

Le conseil lui se réunira vendredi 23 en mairie à 20h30. Et comme d'habitude, les Sardines en folies ! seront présentes, même si "ce n'est pas la presse", comme certaines personnes aiment à le répéter en mairie.
Thomas Rocher.

jeudi 15 septembre 2011

Aire de carénage. La CGT lance un ultime avertissement

La CGT fait donc entendre en mairie qu'elle ne lâchera  rien sur le dossier de délégation de service public de l'aire de carénage. Par courrier daté du 14 septembre, le syndicat a adressé une nouvelle injonction au sénateur-maire de Douarnenez. La demande ? Annuler la délibération votée au mois de juin.

Le syndicat fait plus que camper sur ses positions : il brandit maintenant la menace du tribunal administratif. Dans son courrier, la CGT revient sur le vote. Le syndicat indique qu'il ne participera pas au comité technique paritaire (CTP) convoqué le jeudi 22 septembre, soit un jour avant le conseil municipal. Lors de ce CTP, le dossier de l'aire de carénage sera présenté en bonne et due forme au vote des représentants du personnel.

Trop tard indique la CGT. Le syndicat précise dans sa missive : "[…] nous ne voyons pas l’utilité de statuer sur un texte déjà voté en conseil municipal. Tout nouvel avis du comité postérieur à la délibération ne saurait être considéré comme valide, nous ne répondrons donc pas à cette convocation". Une fin de non-recevoir en somme. Une seule demande préalable pour réamorcer le dialogue : annuler simplement la délibération du mois de juin.

Sinon ? Le syndicat n'y va pas par quatre chemins et lance un ultimatum : "Je vous avise également qu’après le 30 septembre et sans modification de la situation actuelle, nous avons décidé de saisir le Tribunal Administratif". Maintenant, que fera l'équipe municipale ? Il n'est pas certain, loin de là, que cette menace ralentisse le processus maintenant presque achevé. L'ouverture des plis de l'appel à candidature pour l'aire de carénage est programmée le lundi 26 septembre.
TR.

mardi 13 septembre 2011

Rentrée politique. Parole à l'opposition - Chapitre III

Last, but not least ? Voici les réponses du groupe sans étiquette, mené par William Boulic, ancien premier adjoint de Philippe Paul, entre 2008 et 2011. Avec 6 autres conseillers (Françoise Menou - André Guillemot - Yannick Bidan - Michel Le Jeune - René-François Quéau, Gérard Quéré), ils ont fait scission avec la majorité en mai 2011. Maintenant dans l'opposition, William Boulic nous livre ses réponses sur la rentrée politique à Douarnenez.
 

Les Sardines. Sur l'aire de carénage, le sénateur-maire se disait "raisonnablement serein". Les services préfectoraux ont depuis donné leur réponse sur la légalité du processus et ont mis en garde le maire sur la manière dont les consultations (Comité technique paritaire et commission consultative des services public locaux) ont été menées. Pour autant, la  détermination de l'équipe municipale actuelle ne faiblit pas. Que retenez-vous de cet épisode ?
William Boulic. Notre groupe a écrit au Sénateur-Maire courant août pour dénoncer deux anomalies dans la procédure préalable au vote de la DSP en conseil municipal : la consultation du CTP en bonne et due forme, le quorum et la représentativité de la Commission Consultative des Services Publics Locaux. La légitimité de notre intervention est confirmée par l’interprétation du préfet. 
 
A l'époque, Philippe Paul indiquait que le CTP s'était déroulé conformément à ce qu'il devait être. Ce nouvel élément vient changer la donne. Pour autant, les partenaires sociaux font eux aussi toujours part de leur mécontentement. Les soutenez-vous ?
J’étais encore président du CTP en avril dernier. Le CTP est un organe de concertation entre les élus, la direction générale et les représentants du personnel municipal. Son fonctionnement est régi par un règlement très clair pour toutes les parties. Le projet concernant l’aire de carénage n’était pas inscrit à l’ordre du jour, le sujet a été « parachuté » par le DGS en fin de séance, lors des questions « diverses ». Or ce projet est tout sauf anodin. Nous comprenons le fort mécontentement des partenaires sociaux. Rien n’a été validé ou acté lors du CTP d’avril. D’ailleurs j’attends toujours de voir le compte rendu de séance que j’aurais du recevoir pour signature...
 
Le bois d'Isis revenait aussi en première ligne dans l'interview accordée par Philippe Paul à Ouest-France, parue le 3 septembre. Qu'attendez-vous de la municipalité sur ce dossier sur lequel le premier opérateur pressenti a au final jeté l'éponge ?
Après le retrait de l’opérateur Perrin, qui reste aussi inexpliqué que son apparition, nous attendions que le dossier soit suivi dans les délais et les formes fixés par la législation pour une DSP. On nous soumet aujourd’hui un contrat avec un autre prestataire, pour une délibération expéditive au prochain conseil, après un silence radio de 8 mois. Nous réservons nos questions et commentaires pour l’assemblée municipale.
 
L'idée d'une nouvelle zone de stockage des algues vertes en zone de Lannugat est avancée par Philippe Paul, taclant au passage le travail de l'ancien président de la CCPDz et l'idée d'un second terrain. Pensez-vous que ce soit une bonne idée et l'on se pose alors la question, pourquoi ne pas l'avoir fait avant si le terrain était disponible ?
En 2010 l’Etat a retenu le principe de financement à 80% de 3 sites en Finistère. La CCPDz s’est portée candidate et sa proposition a été retenue. Début 2011 plusieurs propriétaires fonciers ont été approchés dans le secteur de Lannugat. Au moment de mon départ de la Communauté de Communes aucune acquisition n’était encore finalisée. 
 
Au port du Rosmeur, le dossier de la plaisance semblerait avancer. Pensez-vous qu'un troisième port soit indispensable pour le nautisme ?
Le Conseil général est gestionnaire du port. La Fédération Maritime récemment créée est, à notre sens, le lien naturel entre les différents partenaires : gestionnaire, usagers, élus, commerçants, professionnels du nautisme et du tourisme.
 
Un deuxième groupe d'opposition est maintenant lancé. Il semble que les discussions ne puissent se faire qu'à couteaux tirés entre le maire et ses élus d'opposition, toutes tendances confondues, sur certains dossiers, notamment les plus structurants. Comment expliquez-vous cela ?
Nous formons le 4ème groupe d’opposition municipale. (PS, Divers fauche, Verts - ndr).
En dehors d’un petit cercle restreint le Sénateur-Maire adopte un comportement d’autocensure: "je ne vois pas, je n’entends pas, je ne (vous) parle pas".  C’est le lot quotidien des élus et des citoyens de Douarnenez. Il ne nous reste donc que la tribune publique pour exprimer notre avis ou exercer notre droit d’alerte.

 
Quelle est votre vision de l'évolution du climat politique douarneniste depuis 2008 ?
Les membres de notre groupe participent depuis 2008 à des commissions ou des réunions avec des élus locaux et régionaux de toutes tendances politiques. Les discussions, parfois vives, mais toujours franches et courtoises, ont permis d’avancer sur de nombreux dossiers d’intérêt collectif. Le climat n’a pas changé entre les différents courants politiques. C’est le débat démocratique local qui s’est dégradé par le refus d’un petit nombre d’entendre et d’accepter la diversité, d’où qu’elle vienne.
 
A votre tour, êtes-vous en phase de réflexion voire d'action pour 2014 et la prochaine échéance municipale ?
Nous sommes tout d’abord dans une phase d’écoute et de réflexion pour l’avenir à long terme du Pays de Douarnenez. Comme beaucoup de nos concitoyens nous sommes demandeurs de plus d’éthique et de concertation dans les choix qui engagent l’argent public, mais aussi de plus d’exemplarité dans le comportement des élus. Ceci posé, 2014 est encore loin. Des échéances électorales très importantes vont impacter des pays majeurs  dans les deux ans à venir, dont la France. Nous devons tous faire face à de nouveaux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.  Prenons le temps de la réflexion et cessons d’acter dans l’urgence au gré de l’actualité.

TR.

samedi 10 septembre 2011

Rentrée politique. Parole à l'opposition - Chapitre II

Les Sardines poursuivent leur tour d'horizon des positions des groupes d'opposition municipale. Parole au PS. C'est Tangi Youinou qui répond au nom du groupe (Annick Le Goff, Hervé Fourn, Tangi Youinou). Les questions restent les mêmes que celles déjà publiées. (L'expression du groupe Divers gauche - Monique Prévost)


Les Sardines. Sur l'aire de carénage, le sénateur-maire se disait "raisonnablement serein". Les services préfectoraux ont depuis donné leur réponse sur la légalité du processus et ont mis en garde le maire sur la manière dont les consultations (Comité technique paritaire et commission consultative des services public locaux) ont été menées. Pour autant, la  détermination de l'équipe municipale actuelle ne faiblit pas. Que retenez-vous de cet épisode ?
Tangi Youinou. Avec mes collègues de gauche, nous avions adressé un courrier au Préfet et qui soulignait un vice de forme dans la procédure liée à cette délégation de service public (DSP). Maintenant, la réponse faite au maire n'est qu'une confirmation des éléments que nous avions avancés.
La détermination du maire ne semble cependant par faiblir sur ce dossier, même si la manière de faire est remise en cause. Il a maintenant décidé de réunir une nouvelle fois le Comité technique paritaire (CTP) et la Commission consultative des services publics locaux (CCSP). Mais le Conseil ne se prononcera pas pour délibérer à nouveau, le vote de juin n'étant pas retiré. Une nouvelle fois, cela place la Ville dans une position juridique délicate et marque un peu plus le peu de respect que Philippe Paul porte aux élus.
 
A l'époque, Philippe Paul indiquait que le CTP s'était déroulé conformément à ce qu'il devait être. Ce nouvel élément vient changer la donne. Pour autant, les partenaires sociaux font eux aussi toujours part de leur mécontentement. Les soutenez-vous ?
Oui. Les reproches des syndicats sont aussi les miens ! Le mode de gestion de l’aire de carénage du port de plaisance de Tréboul (régie, délégation de service public ou privatisation) n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour du CTP.
Mais ce n’est pas une grande nouvelle que de constater que la droite n’est pas très attachée au principe du paritarisme. Le CTP n’a pas été respecté mais la délégation de service public se fera puisque l’avis du CTP est consultatif et n'influencera  de toute façon pas la décision du maire.
C’est en cela que le comportement du maire est déplacé voire incompréhensible : il a parfaitement le droit de ne pas être en accord avec l’avis du CTP et de décider, au final, comme bon lui semble. Cet épisode révèle sans doute le caractère de l’élu en question.

Le bois d'Isis revenait aussi en première ligne dans l'interview accordée par Philippe Paul à Ouest-France, parue le 3 septembre. Qu'attendez-vous de la municipalité sur ce dossier sur lequel le premier opérateur pressenti a au final jeté l'éponge ?
Nous attendons, avant tout, la transmission d’un dossier complet ! Chaque élu doit connaître les engagements qu’il prend au nom des Douarnenistes, par son vote en Conseil municipal ! Le premier projet n’a pas abouti en raison de la gestion désastreuse du dossier par la majorité UMP. Aucune réponse n’a alors été apportée aux questions légitimes des riverains du bois d’Isis, des autres Douarnenistes ou des élus de gauche qui avaient reçu un dossier assez peu convaincant. Engager la ville sur 20 ou 25 ans, cela mérite un minimum de sérieux et de concertation.

L'idée d'une nouvelle zone de stockage des algues vertes en zone de Lannugat est avancée par Philippe Paul, taclant au passage le travail de l'ancien président de la CCPDz et l'idée d'un second terrain. Pensez-vous que ce soit une bonne idée et l'on se pose alors la question, pourquoi ne pas l'avoir fait avant si le terrain était disponible ?
Je ne suis pas conseiller communautaire et n'ai donc pas pu examiner le dossier en question. Je n'ai aucun élément scientifique et plus largement technique sur le projet local qu'évoque le maire de Douarnenez. L'environnement est un sujet important qui mérite cependant autre chose qu'un règlement de comptes entre 2 ambitions de droite.

Au port du Rosmeur, le dossier de la plaisance semblerait avancer. Pensez-vous qu'un troisième port soit indispensable pour le nautisme ?
Je n'ai pas d'information sur ce que serait le projet et l'ambition précis de la majorité UMP. Le nautisme est un atout évident pour Douarnenez. Mais, comme sur de nombreux autres sujets d'importance, la concertation n'est pas forcément voulue par la droite. Illustration de cette triste réalité : la majorité n'a a priori pas jugé important d'inviter les élus de gauche au récent forum sur les activités nautiques. Drôle de façon de fédérer la ville sur un enjeu soit disant reconnu par tous.

Un deuxième groupe d'opposition est maintenant lancé. Il semble que les discussions ne puissent se faire qu'à couteaux tirés entre le maire et ses élus d'opposition, toutes tendances confondues, sur certains dossiers, notamment les plus structurants. Comment expliquez-vous cela ?
Les « dissidents » de droite semblent découvrir certaines facettes de celui qu'ils avaient suivi et soutenu aux dernières élections municipales. Etonnant mais... mieux vaut tard que jamais ! Ce que ces récents opposants au maire disent, c'est exactement ce que la gauche dénonce depuis 3 ans ; mais à l'époque, les mêmes nous taxaient de démagogues ou de sectaires. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.
Depuis son élection, la droite est irrespectueuse envers les élus de gauche. Tout le monde a pu le constater. Aujourd'hui, ce mépris s'étend au groupe des « infidèles ». A croire que le maire ne peut que tolérer des élus "caporalisés". Cette mise à l'écart par le maire de son ex premier adjoint et de ses compagnons d'infortune témoigne d'une inquiétante gouvernance municipale. Tout a été dit par ces « exclus ». Il n'est pas utile d'en rajouter.

Quel est votre état d'esprit à moins de deux semaines du prochain conseil municipal ?
Très calme. Je n'ai aucune raison de ne pas être calme.

Quelle est votre vision de l'évolution du climat politique douarneniste depuis 2008 ?
Le climat s'est nettement détérioré. Je suis conseiller municipal depuis 10 ans : 7 ans dans la majorité de gauche comme maire adjoint (2001 – 2008) et 3 ans dans l'opposition (depuis 2008). Depuis l'élection de l'équipe actuelle, le mépris et l'arrogance règnent malheureusement en mairie. Ce style particulier et détestable a entraîné le départ de nombreux fonctionnaires et l'éclatement de la liste de droite en 2 groupes désormais irréconciliables. Tout cela est triste pour l'image donnée de Douarnenez. Je crois que c'est du jamais vu, malheureusement.

A votre tour, êtes-vous en phase de réflexion voire d'action pour 2014 et la prochaine échéance municipale ?
Bien évidemment ! S'engager en politique, s'intéresser à l'intérêt général, cela signifie forcément être  en perpétuelle réflexion : réfléchir, écouter, s'efforcer de sentir la ville que l'on aime. Et cela, pour orienter le mieux possible ses actions et décisions.
2014 sera un moment encore plus important que d'habitude : au-delà des orientations politiques, les Douarnenistes devront aussi choisir un style de gouvernance et de comportement de leurs élus.
Je souhaite que la gauche ne rate pas ce rendez-vous. Un projet devra être présenté. Ce projet devra aussi, à un moment, être incarné par celle ou celui qui sera en mesure de permettre ce rassemblement douarneniste que les socialistes appellent de leurs vœux, celle ou celui qui sera en situation de faire gagner la gauche. Et cela, ça ne se décrète pas, ça se construit.

TR.

vendredi 9 septembre 2011

Rentrée politique. Parole à l'opposition

Samedi 3 septembre, dans les colonnes de Ouest-France, Philippe Paul, sénateur-maire de Douarnenez et vice-président de la communauté de communes du pays de Douarnenez, faisait sa rentrée sous forme d'un panorama des dossiers les plus en vue. Délégation de service public pour l'aire de carénage, camping du bois d'Isis, algues vertes, nautisme…

Les Sardines ont demandé à l'opposition, leur regard sur ces dossiers. Elles se sont aussi penchées sur 2014, année des prochaines élections municipales.

Parole à la gauche pour commencer. Et puisque la gauche est représentée par deux courants (trois en réalité avec les Verts) en cité penn sardin, c'est Monique Prévost, ancienne maire de la ville, pour le groupe divers gauche (Monique Prévost, Geneviève Fréour, Hugues Tupin) qui s'exprime la première. Monique Prévost est aussi conseillère communautaire.


Les Sardines. Sur la DSP de l'aire de carénage, le sénateur-maire se disait  "raisonnablement serein". Les services préfectoraux ont depuis donné leur réponse sur la légalité du processus et ont mis en garde sur la manière dont les consultations (CTP et commission consultative des services public locaux) ont été menées. Pour autant, la  détermination de l'équipe municipale actuelle ne faiblit pas. Que retenez-vous de cet épisode ?
Monique Prévost : Un problème de logique élémentaire se pose : avant de voter une délégation de service public en conseil municipal, une procédure de consultation à 2 niveaux est prévue et obligatoire.
Le Préfet considère que ces deux consultations n'ont pas été effectuées règlementairement, mais la délibération votée en conseil municipal est néanmoins valable ? Selon le scénario présenté par le Maire, on va donc procéder à nouveau et dans des formes  régulières  cette fois-ci aux consultations des différents partenaires alors que la décision a déjà été prise et votée !  Quel est le sens de cette mascarade ? Quelle valeur le maire donne-t-il  à ces instances ?
Ce qui est recherché, c'est éviter les recours administratifs mais absolument pas écouter les représentants du personnel et des usagers et tenir compte de leurs avis. La réponse du préfet est l'élément nouveau qui prouve que le Maire a tort. Avec les syndicats, qui ont dénoncé dès le départ la manière de gérer ce dossier en Mairie, nous restons vigilants quant aux suites à venir.

Le bois d'Isis revenait aussi en première ligne dans cette interview. Qu'attendez-vous de la municipalité sur ce dossier sur lequel le premier opérateur pressenti a au final jeté l'éponge ?

Nous avons toujours défendu l'idée d'un camping municipal qui rende un vrai service à la population. Les prestations proposées par le nouveau délégataire classent l'équipement dans une autre catégorie, de camping de luxe.

L'idée d'une nouvelle zone de stockage des algues vertes en zone de Lannugat est avancée par Philippe Paul, taclant au passage le travail de William Boulic, précédent président de la CCPDz, et l'idée d'un second terrain. Pensez-vous que ce soit une bonne idée et l'on se pose alors la question, pourquoi ne pas l'avoir fait avant si le terrain était disponible ?
On se pose en effet la question ! La nouvelle équipe  a présenté une possibilité sur un autre terrain, en commission économie. Mais ni Philippe Paul, ni Jos Le Gall (délégué à la CCPDz, ndr) n'ont émis de remarques sur le premier choix proposé. 
Le ramassage et le traitement des algues vertes échouées sur nos plages est une nécessité de santé publique. Cela ne dispense pas d'une politique de prévention du phénomène qui passe par une protection des bassins versants et par une reconversion écologique de l'agriculture, une rupture claire avec les impasses productivistes.

Au port du Rosmeur, le dossier de la plaisance semble avancer, d'après ce qu'en dit Philippe Paul. Pensez-vous qu'un troisième port soit indispensable pour le nautisme ?
Même s'il peut être intéressant d'envisager l'accueil de grands voiliers de compétition, n'oublions pas que le port du Rosmeur est un port départemental où les mouillages sont gérés par des associations d'usagers. Il ne relève donc pas de la compétence de la Commune.
Une fois de plus, sans la moindre concertation avec les Douarnenistes et au mépris de la démocratie la plus élémentaire, la majorité municipale veut imposer sa vision de l'avenir de la Ville: Derrière ce projet, ce qu'on nous propose, c'est la transformation à terme de ce site en marina pour une plaisance dite "haut de gamme".

Un deuxième groupe d'opposition est maintenant lancé. Il semble que les discussions ne puissent se faire qu'à couteaux tirés entre le maire et ses élus d'opposition, toutes tendances confondues, sur certains dossiers, notamment les plus structurants. Comment expliquez-vous cela ?
Parce qu'en fait, il n'y a pas de discussions. Impossible d'avoir un vrai débat de fond au conseil municipal.  Toutes les interventions dans ce sens sont balayées par le Maire. A force de se faire rabrouer, on devient agressif !

Qu'avez-vous comme vision de l'évolution du climat politique douarneniste depuis 2008 ?
La scission de la majorité est le reflet des pratiques municipales. L'absence complète du maire sur la Ville témoigne du peu d'intérêt qu'il a pour ses concitoyens et leurs difficultés à vivre.

Êtes-vous déjà en phase de réflexion voire d'action pour la prochaine échéance muncipale en 2014 ?
Nous tâchons de défendre nos idées et de les mettre en pratique à chaque moment, sans attendre les campagnes électorales. Par ailleurs,  2014, c'est loin et il peut se passer beaucoup de choses sur le terrain économique social et politique d'ici là.  
L'urgence immédiate se situe dans le développement des solidarités envers les victimes annoncées de la crise (chômeurs, bas salaires, précaires) et la mobilisation contre les plans de casse sociale de la droite (locale ou nationale). En conséquence, pour 2014, nous espérons l'émergence d'un large rassemblement citoyen sur des valeurs réellement de gauche et qui soit porteur de cette mobilisation.

Quel est votre état d'esprit à deux semaines du prochain conseil municipal ?
Nous continuerons à défendre le projet que nous avons pour Douarnenez, en étant au service de la population, en mettant en œuvre les valeurs humanistes auxquelles nous croyons, en défendant tous les services publics à tous les niveaux et en en nous efforçant de faire avancer  les notions de solidarité, de justice sociale et de respect de  l'environnement.
TR.

mercredi 7 septembre 2011

Aire de carénage. Le Préfet sort le carton jaune mais la partie continue !

Philippe Paul a tenu ce mercredi 7 septembre une conférence de presse. Au programme, la lettre que lui a adressé le Préfet du Finistère sur la délibération du conseil municipal de juin portant sur la délégation de service public (DSP) de l'aire de carénage. 

Dans son courrier, d'après ce qu'en savent les Sardines, le représentant de l'État indique au premier magistrat qu'il pouvait mieux faire et lui suggère, puisqu'il ne donne qu'un avis (bien éclairé), de réellement mieux faire.

Sur les tenants de la délibération, beaucoup s'accordaient à dire que la forme n'y était pas et guettait la réponse du Préfet. Sans en avoir eu copie, cet avis sonne cependant comme un avertissement. Malgré tout, le sénateur-maire (élu républicain, s'il en est) ne semble pas décidé à le suivre pleinement.

On ne refait pas le match
D'après les informations collectées ce jour, les services de l'État mettent en avant deux points problématiques : l'absence de consultation et de vote en comité technique paritaire (CTP), dénoncée par la CGT et la CFDT et l'absence de quorum lors de la commission consultative des services publics. Cependant, et malgré l'avis du Préfet, Philippe Paul semble décidé à suivre une même ligne : persister.

La CGT indique ce même jour qu'un CTP a été convoqué… le jeudi 22 septembre, soit la veille du conseil municipal qui se tiendra le vendredi 23. Une nouvelle commission consultative des services publics sera aussi réunie. Pourquoi pas ? Cependant, Philippe Paul a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne retirerait pas la délibération du conseil municipal votée au mois de juin.

Dans son courrier, le Préfet relève par ailleurs qu'une action devant le tribunal administratif, force de jurisprudences à l'appui, pourrait se révéler très problématique pour la ville de Douarnenez. Pourtant, il semble que le sénateur-maire ait décidé d'avancer droit devant, coûte que coûte, qu'importe les obstacles. 
 
Opposition de gauche et syndicats "regrettent" un tel signal
A cette annonce, l'opposition de gauche constate, avec consternation, que le maire ne change pas de route. "Ce que nous avions mis en perspective dans notre courrier adressé au Préfet s'avère. Cependant, Philippe Paul persiste. Nous ne pouvons que nous désoler de ce mauvais signe envoyé aux Douarnenistes", regrettait Tangi Youinou pour le PS. Même tonalité dans les propos de Monique Prévost : "C'est navrant. Quelle confiance mettre dans un élu qui refuse toute véritable concertation et passe visiblement outre la loi ?"

Les partenaires sociaux ne sont pas en reste face à la réaction du sénateur-maire. Du côté de la CGT, Aldo Gennarro indique : "Comment faire bon ménage avec les textes qui disent clairement que ces commissions (comité technique paritaire et commission consultative des services publics, ndr) doivent être consultées avant le passage au conseil municipal. Pour notre part, nous refusons de cautionner une quelconque consultation (en CTP, ndr) sur une délibération déjà votée. C'est illégal, ridicule."

Henri Kérisit de la CFDT tire dans le même sens. "Un rappel à l'ordre du Préfet ne semble pas suffisant, visiblement il persiste. Ce qui est le plus dommage, c'est que les lois sont les mêmes pour tous, et encore plus pour un sénateur qui les vote." De guerre las, le secrétaire de l'union locale lâche, laconique : "Il persiste. Il est malade, il faut peut-être appeler un psychiatre."

Pour le groupe d'opposition "Vivre Douarnenez", pas de réaction "frontale". "Nous attendons de connaître la réponse que nous adressera le Préfet. Nous verrons. Dans deux semaines, nous avons par ailleurs rendez-vous pour le prochain conseil municipal. Les questions ne devraient pas manquer", indique William Boulic.

Et ce dossier n'a pas fini de provoquer des remous. C'est vendredi* que seront ouverts les plis en réponse à l'appel à candidature lancé par la mairie au mois d'août. En jeu ? L'aire de carénage...

Thomas Rocher.

* Ce sera le lundi 26 septembre, comme le précise l'ajoint au maire, Erwan Le Floch dans le Ouest-France
du 8 septembre.

mardi 6 septembre 2011

Rentrée politique et sociale. Ça se précise et ça tiraille toujours

Mis à jour le 06.09.2011 à 19h50
 

Ouest-France publiait samedi 3 septembre une interview de Philippe Paul sur la rentrée politique. Au programme, la DSP de l'aire de carénage, la DSP du Bois d'Isis, l'usine de traitement des algues vertes et l'aménagement du Rosmeur. (Lire ici)

A propos de l'aire de carénage, l'intersyndicale CGT/CFDT n'aura pas mis longtemps à réagir.
« L'Union Locale CFDT de Douarnenez tient à réagir, aux côtés de la CGT, aux propos de Philippe PAUL dans le Ouest-France de samedi. Contrairement à ce que dit le premier magistrat, la question de la mise en délégation de service public de l'aire de carénage du port de Tréboul n'a jamais été mis à l'ordre du jour de quelque réunion de CTP que ce soit. Pourquoi ce mensonge ?? »
L'intersyndicale reste sur la même ligne qu'en juin, lors du conseil municipal. Il faut attendre la réponse de la Préfecture sur la validité du vote en comité technique paritaire.

Preuve à l'appui
La CGT, à l'appui des propos déjà publiés ici, a adressé aux médias copie de la convocation du comité technique paritaire du mois de juin dernier. Dessus, un ordre du jour (consulter) qui indique bel et bien que... la question de l'aire de carénage et de ses personnels n'y était pas inscrite.


A Ouest-France, Philippe Paul, droit dans ses bottes, précisait :
« Je rappellerais pour l'occasion que la délégation de service public (DSP) de l'aire de carénage de Tréboul était à l'ordre du jour du comité technique paritaire (CTP), présidé alors par William Boulic. »
Rappelons que les questions diverses ne donnent pas lieu à vote. Aldo Gennaro, secrétaire général de l'union locale CGT indique : "Nous avons été étonnés de la déclaration de M. Philippe Paul, qui semble ne pas avoir lu ce qu'il signe, à savoir l'ordre du jour du CTP du 26/04/2011 au cours duquel a été évoquée à la sauvette, sans document et sans vote, une "possibilité" de DSP pour l'aire de carénage de Tréboul." 

Mais, la vérité est différente suivant qui la perçoit... Jeu de malin, jeu de vilain ? A suivre !!!

TR.

mercredi 10 août 2011

Aire de carénage. L'appel à candidature est lancé

Après les recours et courriers des partenaires sociaux et de l'opposition de gauche, la mairie de Douarnenez aurait pu attendre avant de passer son annonce pour que l'aire de carénage trouve un opérateur privé. Depuis quelques jours pourtant, l'appel est paru. Les candidats sont invités à se faire connaître.

L'annonce en ligne sur le site marchesonline.com (Le Moniteur)

Étonnant que la formulation du contact dans l'annonce. Ce ne sont pas les services techniques municipaux qui sont en charge de collecter les réponses, mais le directeur général des services, lui-même.

Reste maintenant à savoir si cet appel à candidature sera fructueux, mais aussi quelles seront les réponses de la municipalité sur les requêtes des syndicats CGT et CFDT, pour l'instant "à l'amiable", sans oublier les procédures de l'opposition.

A gauche, une alerte a été lancée auprès du Préfet et du contrôle de légalité. A droite, les indications sur la méthode choisie pour attaquer cette délégation de service public devrait être connue d'ici la fin de la semaine.
TR.

vendredi 5 août 2011

Aire de carénage. Jamais deux sans trois !

Après l'opposition de gauche et la CGT, c'est au tour de la CFDT de passer à l'attaque. Par lettre recommandée, Henri Kérisit, secrétaire général de l'union locale CFDT Douarnenez, demande à son tour à Philippe Paul, sénateur-maire de la ville, de revenir sur sa copie et de faire place à une concertation plus avancée et mieux préparée.

La lettre de la CFDT au sénateur-maire :
« Nous avons l’honneur de vous demander d’annuler la délibération n°11-06-08 du conseil municipal du 30 juin 2011 concernant la procédure de mise en délégation de service public de l’aire de carénage du port de Tréboul.

En effet, la procédure règlementaire visée par le décret n°85-565 du 30 mai 1985 dans ses articles 22, 26, 28 et 31 ne nous semble pas avoir été respectée.

De plus, un avis doit être donné par la commission consultative des services publics locaux. Il semble que lors de la réunion de cette commission (dont le compte rendu n’est pas connu à ce jour), le quorum n’était pas atteint et donc aucun avis n’a pu être formulé. Il nous semble également judicieux d’associer les acteurs concernés à cette commission.

Vous avez dit dans votre allocution du 9 juin 2011 "vouloir agir pour Douarnenez et pour le mieux-être des Douarnenistes". Si telle est toujours votre préoccupation, nous demandons qu’avant de prendre des décisions dans l’urgence, vous réunissiez les acteurs concernés (Agents, syndicats, associations d’usagers etc.) pour discuter d’une véritable opportunité ou non de mettre en place cette DSP. »

Henri Kérisit qui termine, non sans humour, sa lettre par un "En espérant être entendu..." Reste à savoir si le dernier qui a parlé aura raison. Les mois à venir nous le diront ! Un tonitruant "Je vous ai compris !" serait visiblement attendu en retour par les partenaires sociaux.

Thomas Rocher.

jeudi 4 août 2011

Aire de carénage. La CGT opte pour la méthode douce... dans un premier temps

C'est sous la forme d'un "rappel à la forme" que le syndicat CGT a décidé de s'attaquer à la délégation de service public (DSP) qui vise l'aire de carénage du port de plaisance de Tréboul en adressant un courrier au sénateur-maire le lundi 1er août.

Cette DSP a été votée lors du conseil du jeudi 30 juin, alors que régnait une certaine confusion sur les modalités dans lesquelles la commission technique paritaire (CTP) a été consultée sur le dossier.

L'opposition de gauche a déjà adressé un courrier en direction du Préfet. Le forme et le fond pose problème tant aux personnels des services techniques municipaux qu'aux élus de l'opposition, à gauche comme à droite.

Dans ce recours gracieux, Aldo Gennaro, secrétaire général de l'union locale CGT, rappelle au sénateur-maire le fond et la forme que les élus et le DGS auraient du respecter avant de faire voter le dossier en conseil.

Ce que demande la CGT, c'est purement et simplement l'annulation du vote lors d'un prochain conseil municipal, soit celui de septembre ou octobre. Sinon, le syndicat passera à une deuxième phase plus "rude", celle de l'attaque devant le tribunal administratif. Avant le conseil, l'intersyndicale CGT/CFDT avait déjà alerté les élus sur la nullité de la consultation en CTP.

Le courrier envoyé au sénateur-maire par la CGT :
« Considérant que le Comité Technique Paritaire du 26 avril 2011 n’a pas été saisi dans les formes avant la délibération n° 11-06-08 du Conseil Municipal du 30 juin 2011 à propos du lancement d’une procédure de délégation de service public pour l’aire de carénage de Tréboul, nous vous demandons de réunir le conseil municipal afin d’annulation de cette délibération.

Sans réponse de votre part, sous délai de deux mois après réception de ce courrier, je me verrai dans l’obligation de saisir le Tribunal Administratif.

En effet, quand bien même vous ayez, à la demande d’un représentant du personnel lors de la séance du CTP, informé l’instance de ce projet de délégation de service public, il n’en demeure pas moins que l’avis du CTP n’a jamais été demandé et ne pouvait d’ailleurs par l’être étant donné que l’ordre du jour ne porte pas sur cette question et qu’aucune pièce administrative sur ce sujet n’a été fournie aux représentants du personnel.

Tant le décret joint que le règlement intérieur de l’instance, précisent les modalités d’information des membres du CTP. »
TR.

vendredi 22 juillet 2011

Les Sardines passent en mode "été"

Màj. le 22.07 à 22h27.
Alors que les terrasses de café nous donnent plus l'envie de commander un chocolat (ou un vin chaud) qu'une bière, les Sardines prennent le large pour quelques jours. Rassurez-vous, pas trop loin au point de vous abandonner, mais assez pour ne pas modérer vos commentaires au jour le jour.

En attendant, revenons sur quelques points qui nous ont occupés depuis le début de l'année. 2011, année maudite ? C'est le cas pour Philippe Paul qui n'a pas su prendre les mesures suffisantes pour que sa majorité reste soudée. Depuis mai 2010, le feu couvait. En juillet de la même année, le tonnerre grondait. Un an aura été nécessaire pour que le divorce soit prononcé. Depuis, il reste une maigre majorité, alors que deux oppositions font maintenant face à l'élu et son équipe.

A cela, ajoutons un cocktail détonnant. Une délégation de service public (DSP) pour le camping du bois d'Isis qui avorte. Une autre en passe de ne pas voir le jour, non plus, celle de l'aire de carénage du port de Tréboul. En mars, lors du conseil municipal, Philippe Paul lançait "Nous sommes maintenant en mesure de lancer des projets qui vont envahir Douarnenez". Depuis, c'est l'attente.

Alors, le législatif et le juridique ont pris le pas sur le reste, le temps de l'été. Les élus de l'opposition de gauche ont déjà adressé leur courrier au Préfet sur l'aire de carénage, l'intersyndicale CGT/CFDT finalise son recours devant le tribunal administratif et le second groupe d'opposition ne devrait pas tarder à dégainer non plus. Mais qu'importe. Philippe Paul semble bien être en congés. Son agenda de sénateur-maire le prouve.

DR. Ubisoft / Renault
Pour vous amuser, en attendant, vous pouvez aussi nos transmettre vos photos de panneaux routiers "rigolos", apposés çà et là en ville. Des panneaux qui ajoutent plus de confusion qu'autre chose. Piétons, prudence… Et soyez encore plus vigilants maintenant : ils ont été enlevés, visiblement ce vendredi (22 juillet) ! Vous pouvez aussi transmettre tout autre événement "surprenant" qui mériterait d'être signalé. (contact[at]sardinesenfolie.fr)

Vous pouvez par ailleurs continuer à chercher les vendredis du Port-Rhu là où ils ne sont pas, c'est-à-dire place de l'Enfer. Démarrage à Ploaré ce vendredi soir. Le suivant sera au skate-park à Pouldavid, en espérant que l'odeur "nauséabonde" qui y règne ces temps-ci ait disparue. A moins que la station d'épuration ne soit à saturation en cette période estivale, est-ce la vasière ? Un collecteur d'eaux usées à saturation ? Il semble, au vu des commentaires, que les habitants soient (très) sensibles aux propos des Sardines.

Sinon, que vous dire si ce n'est : vous avez aimé le printemps ? Vous adorerez l'automne ! Il semble bien que la rentrée politique soit placée sous le signe de la tonicité ! Va y'avoir du sport… Bon été ! Il paraît que le soleil revient. Et si la lecture vous manque, replongez dans les archives !
Thomas Rocher.

mercredi 29 juin 2011

Port de Tréboul. Place à la contestation syndicale

L'intersyndicale CGT-CFDT tenait une conférence de presse ce mercredi. En ligne de mire, la réunion qui s'est déroulée mardi soir (28 juin) à la maison du nautisme pour informer les plaisanciers du dossier de délégation de service public que la mairie souhaite mettre en place pour assurer le travail sur l'aire de carénage. Selon eux, Douarnenez décide de tourner le dos à la plaisance populaire en déléguant le travail à une entreprise privée.

Henri Kérisit (CFDT) et Aldo Gennaro (CGT)
La réunion ce mardi n'a pas atteint son but, selon les délégués syndicaux de la CGT et de la CFDT. Aldo Gennaro, secrétaire de l'union locale CGT fustige le manque de préparation de la réunion et l'incapacité de répondre aux questions des plaisanciers, tant de la part du nouveau délégué au nautisme qu'est Erwan Le Floch que de celle du directeur général des services, Yvon Cariou.

"Ils n'ont pas su convaincre les plaisanciers", jette Aldo Gennaro, de manière  lapidaire. "Cette réunion n'était pas préparée et les arguments qu'ont essayés de défendre les représentants de la municipalité sont tombés à l'eau." Et il précise. "Au final, les plaisanciers ont voté sur l'idée de voir la gestion de l'aire de carénage confiée au privé, et c'est non."

CTP. Un soupçon de mensonge ?
Les syndicats profitent alors de ce qui semble être un désaveu des plaisanciers face au projet municipal pour mettre une couche sur ce qu'ils appellent un mensonge. "Le dossier a bien été évoqué à la CTP du 26 avril dernier, mais il n'a jamais fait l'objet d'un vote", insiste Aldo Gennaro. "C'est un mensonge de dire que ça a été le cas. William Boulic (toujours en poste à cette époque et présent dans l'assistance mardi soir, ndr) vous le confirmerait." Quant au personnel communal concerné, il aurait appris la nouvelle au gré de ouï-dire, confirmés par un délégué présent en CTP.

Alors, au final, quid de la délégation de service public ? Pour Henri Kérisit, secrétaire de l'union locale CFDT, il n'y aurait qu'une solution pour la municipalité. "Je crois que le dossier sera retiré de l'ordre du jour du conseil de demain soir (jeudi 30 juin). Je ne vois pas comment il peut être voté alors que les plaisanciers ont émis mardi une fin de non-recevoir. En jeu, il y a le prix du service rendu et le rappel de la nécessité pour la ville de réaliser quelques investissements sur le port. Difficile de jouer avec la fronde des plaisanciers Douarnenistes qui s'acquittent de leurs impôts et paient un service au port."

En attendant et d'ici le conseil, les élus de gauche ont demandé la copie du compte-rendu de la CTP du 26 avril. Et dans l'instant, c'est une nouvelle épine dans le pied pour la majorité municipale.