Nous sommes samedi. Il fait beau. Au centre-ville, William Boulic fait son tour de marché, comme d'habitude. Accompagné de son épouse, il ne manque pas un samedi de venir prendre la température ambiante. Et ce samedi, c'est avec un franc sourire qu'il s'affiche. Les communes rurales ont démonté ce que Philippe Paul, sénateur-maire de la cité penn sardin voulait mettre en place, à savoir ce que beaucoup de monde avait qualifié, à l'époque d'un poste de convenance : une vice-présidence supplémentaire.
Depuis que William Boulic et six autres adjoints ont pris la clé des champs pour entrer dans la position singulière d'opposants dans une majorité qu'ils ont concouru à mettre en place, rien n'est plus comme avant. Le premier magistrat de la ville et la relative faible majorité en place tremblera à chaque conseil se demandant à quel moment ils se feront étriller. "Vivre Douarnenez" trace sa route.
A l'issue du scrutin de 2008, tout était simple. Même si l'opposition de gauche avait une bonne connaissance des dossiers douarnenistes, elle avait été disqualifiée et était tombée en disgrâce face au rapport de la chambre régionale des comptes qui mettait en avant ce qui était alors apparu comme de sérieux dérapages pour tout à chacun. Et même si ce n'était pas le cas, quelques "casseroles" assez bruyantes suffisaient, l'argument des finances publiques en plus, à vouloir tenter autre chose. 52% à l'issue du premier tour étaient un verdict sans appel.
Pourtant, qui aurait cru alors que l'équipage monté par la droite serait un jour traversé par une faille ? William Boulic le dit, à regarder dans le rétroviseur : le déclencheur aura été les fêtes maritimes de 2010. Déjà, bien avant, la population s'inquiétait au fil des semaines de l'absence du maire devenu sénateur dans la foulée, et plus occupé visiblement à Paris que dans sa ville. Alors, absent pour le rendez-vous incontournable de bateaux, son premier adjoint commençait à effleurer l'idée de jeter l'éponge.
Mais, celui qui s'avère un fin tacticien, s'est donné le temps de savoir comment le faire avec panache. Mobilisant autour de lui quelques élus, dont certains cartés à l'UMP comme Philippe Paul, il a construit son groupe. Une fois en ordre de marche, un an plus tard, le vernis a craqué. Place à l'attaque. Blessures et rancœurs pouvaient s'afficher. Et parce qu'il y a un projet derrière cette scission, l'homme est assez habile pour délivrer le poison à petites doses, tel un supplice.
L'autre déclencheur aura été le traitement réservé à Gérard Quéré en mars 2010, celui qui était alors adjoint en charge du personnel, avait été évincé après avoir du affronter ce qu'il qualifie d'une campagne de dénigrement. Après lui, c'est le directeur général des services, Olivier Sourdet qui mettait fin à ses fonctions après un trop court passage. Il avait cherché à donner une ligne directrice à la conduite des projets municipaux. Il avait été désavoué par une poignée d'adjoints qui ne comptaient pas se laisser faire.
L'accumulation des faits ne pouvait que conduire à la scission répètent à l'envie les conseillers entrés en opposition. Depuis septembre, ils déroulent maintenant les arguments en séance du conseil, forts de la connaissance des dossiers traités. Et parce qu'ils sont dans l'opposition, ils ont décidé de jouer "contre" le maire qui était auparavant la figure tutélaire du virage à droite de la municipalité. Ils s'en délectent.
Et maintenant ? William Boulic évoque le revers de la droite au Sénat. "Pas sûr que les 30 000 euros attendus pour l'Ile Tristan arrivent dans les caisses de la ville", dit-il sourire en coin. Décidément, les revers se succèdent pour Philippe Paul. Les 52% de mars 2008 semblent très loin, fondus comme neige au soleil.
Depuis que William Boulic et six autres adjoints ont pris la clé des champs pour entrer dans la position singulière d'opposants dans une majorité qu'ils ont concouru à mettre en place, rien n'est plus comme avant. Le premier magistrat de la ville et la relative faible majorité en place tremblera à chaque conseil se demandant à quel moment ils se feront étriller. "Vivre Douarnenez" trace sa route.
A l'issue du scrutin de 2008, tout était simple. Même si l'opposition de gauche avait une bonne connaissance des dossiers douarnenistes, elle avait été disqualifiée et était tombée en disgrâce face au rapport de la chambre régionale des comptes qui mettait en avant ce qui était alors apparu comme de sérieux dérapages pour tout à chacun. Et même si ce n'était pas le cas, quelques "casseroles" assez bruyantes suffisaient, l'argument des finances publiques en plus, à vouloir tenter autre chose. 52% à l'issue du premier tour étaient un verdict sans appel.
Pourtant, qui aurait cru alors que l'équipage monté par la droite serait un jour traversé par une faille ? William Boulic le dit, à regarder dans le rétroviseur : le déclencheur aura été les fêtes maritimes de 2010. Déjà, bien avant, la population s'inquiétait au fil des semaines de l'absence du maire devenu sénateur dans la foulée, et plus occupé visiblement à Paris que dans sa ville. Alors, absent pour le rendez-vous incontournable de bateaux, son premier adjoint commençait à effleurer l'idée de jeter l'éponge.
Mais, celui qui s'avère un fin tacticien, s'est donné le temps de savoir comment le faire avec panache. Mobilisant autour de lui quelques élus, dont certains cartés à l'UMP comme Philippe Paul, il a construit son groupe. Une fois en ordre de marche, un an plus tard, le vernis a craqué. Place à l'attaque. Blessures et rancœurs pouvaient s'afficher. Et parce qu'il y a un projet derrière cette scission, l'homme est assez habile pour délivrer le poison à petites doses, tel un supplice.
L'autre déclencheur aura été le traitement réservé à Gérard Quéré en mars 2010, celui qui était alors adjoint en charge du personnel, avait été évincé après avoir du affronter ce qu'il qualifie d'une campagne de dénigrement. Après lui, c'est le directeur général des services, Olivier Sourdet qui mettait fin à ses fonctions après un trop court passage. Il avait cherché à donner une ligne directrice à la conduite des projets municipaux. Il avait été désavoué par une poignée d'adjoints qui ne comptaient pas se laisser faire.
L'accumulation des faits ne pouvait que conduire à la scission répètent à l'envie les conseillers entrés en opposition. Depuis septembre, ils déroulent maintenant les arguments en séance du conseil, forts de la connaissance des dossiers traités. Et parce qu'ils sont dans l'opposition, ils ont décidé de jouer "contre" le maire qui était auparavant la figure tutélaire du virage à droite de la municipalité. Ils s'en délectent.
Et maintenant ? William Boulic évoque le revers de la droite au Sénat. "Pas sûr que les 30 000 euros attendus pour l'Ile Tristan arrivent dans les caisses de la ville", dit-il sourire en coin. Décidément, les revers se succèdent pour Philippe Paul. Les 52% de mars 2008 semblent très loin, fondus comme neige au soleil.
Thomas Rocher.
