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vendredi 30 novembre 2012

De Ris en Rhu. Et sinon ?

Passé le souffle de l'explosion à l'UMP en date du 18 novembre dernier, que se passe-t-il à Douarnenez, en façade ou en coulisse ? Ben… La scission est parfois là où on ne l'attend pas ! 

mardi 13 septembre 2011

Rentrée politique. Parole à l'opposition - Chapitre III

Last, but not least ? Voici les réponses du groupe sans étiquette, mené par William Boulic, ancien premier adjoint de Philippe Paul, entre 2008 et 2011. Avec 6 autres conseillers (Françoise Menou - André Guillemot - Yannick Bidan - Michel Le Jeune - René-François Quéau, Gérard Quéré), ils ont fait scission avec la majorité en mai 2011. Maintenant dans l'opposition, William Boulic nous livre ses réponses sur la rentrée politique à Douarnenez.
 

Les Sardines. Sur l'aire de carénage, le sénateur-maire se disait "raisonnablement serein". Les services préfectoraux ont depuis donné leur réponse sur la légalité du processus et ont mis en garde le maire sur la manière dont les consultations (Comité technique paritaire et commission consultative des services public locaux) ont été menées. Pour autant, la  détermination de l'équipe municipale actuelle ne faiblit pas. Que retenez-vous de cet épisode ?
William Boulic. Notre groupe a écrit au Sénateur-Maire courant août pour dénoncer deux anomalies dans la procédure préalable au vote de la DSP en conseil municipal : la consultation du CTP en bonne et due forme, le quorum et la représentativité de la Commission Consultative des Services Publics Locaux. La légitimité de notre intervention est confirmée par l’interprétation du préfet. 
 
A l'époque, Philippe Paul indiquait que le CTP s'était déroulé conformément à ce qu'il devait être. Ce nouvel élément vient changer la donne. Pour autant, les partenaires sociaux font eux aussi toujours part de leur mécontentement. Les soutenez-vous ?
J’étais encore président du CTP en avril dernier. Le CTP est un organe de concertation entre les élus, la direction générale et les représentants du personnel municipal. Son fonctionnement est régi par un règlement très clair pour toutes les parties. Le projet concernant l’aire de carénage n’était pas inscrit à l’ordre du jour, le sujet a été « parachuté » par le DGS en fin de séance, lors des questions « diverses ». Or ce projet est tout sauf anodin. Nous comprenons le fort mécontentement des partenaires sociaux. Rien n’a été validé ou acté lors du CTP d’avril. D’ailleurs j’attends toujours de voir le compte rendu de séance que j’aurais du recevoir pour signature...
 
Le bois d'Isis revenait aussi en première ligne dans l'interview accordée par Philippe Paul à Ouest-France, parue le 3 septembre. Qu'attendez-vous de la municipalité sur ce dossier sur lequel le premier opérateur pressenti a au final jeté l'éponge ?
Après le retrait de l’opérateur Perrin, qui reste aussi inexpliqué que son apparition, nous attendions que le dossier soit suivi dans les délais et les formes fixés par la législation pour une DSP. On nous soumet aujourd’hui un contrat avec un autre prestataire, pour une délibération expéditive au prochain conseil, après un silence radio de 8 mois. Nous réservons nos questions et commentaires pour l’assemblée municipale.
 
L'idée d'une nouvelle zone de stockage des algues vertes en zone de Lannugat est avancée par Philippe Paul, taclant au passage le travail de l'ancien président de la CCPDz et l'idée d'un second terrain. Pensez-vous que ce soit une bonne idée et l'on se pose alors la question, pourquoi ne pas l'avoir fait avant si le terrain était disponible ?
En 2010 l’Etat a retenu le principe de financement à 80% de 3 sites en Finistère. La CCPDz s’est portée candidate et sa proposition a été retenue. Début 2011 plusieurs propriétaires fonciers ont été approchés dans le secteur de Lannugat. Au moment de mon départ de la Communauté de Communes aucune acquisition n’était encore finalisée. 
 
Au port du Rosmeur, le dossier de la plaisance semblerait avancer. Pensez-vous qu'un troisième port soit indispensable pour le nautisme ?
Le Conseil général est gestionnaire du port. La Fédération Maritime récemment créée est, à notre sens, le lien naturel entre les différents partenaires : gestionnaire, usagers, élus, commerçants, professionnels du nautisme et du tourisme.
 
Un deuxième groupe d'opposition est maintenant lancé. Il semble que les discussions ne puissent se faire qu'à couteaux tirés entre le maire et ses élus d'opposition, toutes tendances confondues, sur certains dossiers, notamment les plus structurants. Comment expliquez-vous cela ?
Nous formons le 4ème groupe d’opposition municipale. (PS, Divers fauche, Verts - ndr).
En dehors d’un petit cercle restreint le Sénateur-Maire adopte un comportement d’autocensure: "je ne vois pas, je n’entends pas, je ne (vous) parle pas".  C’est le lot quotidien des élus et des citoyens de Douarnenez. Il ne nous reste donc que la tribune publique pour exprimer notre avis ou exercer notre droit d’alerte.

 
Quelle est votre vision de l'évolution du climat politique douarneniste depuis 2008 ?
Les membres de notre groupe participent depuis 2008 à des commissions ou des réunions avec des élus locaux et régionaux de toutes tendances politiques. Les discussions, parfois vives, mais toujours franches et courtoises, ont permis d’avancer sur de nombreux dossiers d’intérêt collectif. Le climat n’a pas changé entre les différents courants politiques. C’est le débat démocratique local qui s’est dégradé par le refus d’un petit nombre d’entendre et d’accepter la diversité, d’où qu’elle vienne.
 
A votre tour, êtes-vous en phase de réflexion voire d'action pour 2014 et la prochaine échéance municipale ?
Nous sommes tout d’abord dans une phase d’écoute et de réflexion pour l’avenir à long terme du Pays de Douarnenez. Comme beaucoup de nos concitoyens nous sommes demandeurs de plus d’éthique et de concertation dans les choix qui engagent l’argent public, mais aussi de plus d’exemplarité dans le comportement des élus. Ceci posé, 2014 est encore loin. Des échéances électorales très importantes vont impacter des pays majeurs  dans les deux ans à venir, dont la France. Nous devons tous faire face à de nouveaux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.  Prenons le temps de la réflexion et cessons d’acter dans l’urgence au gré de l’actualité.

TR.

jeudi 1 septembre 2011

Conseil municipal. Après la fronde, l'opposition laisse place à la réflexion… avec les Douarnenistes

Les congés maintenant terminés, l'opposition municipale issue de la majorité conduite par Philippe Paul, actuel sénateur-maire de Douarnenez, se prépare à de prochains rendez-vous. Forte d'un soutien qu'elle affirme avoir trouvé auprès de la population, les sept frondeurs viennent de créer une association. Les statuts ont été déposés en Préfecture à la mi-août. "Vivre Douarnenez" compte sept membres fondateurs, les mêmes que les "frondeurs".

Dotée de statuts affichant clairement leur position dans l'opposition municipale, l'association "Vivre Douarnenez" a mis à sa tête William Boulic comme président. L'ancien premier adjoint au maire et ex-président de la communauté de communes le dit haut et fort : "nous sommes dans l'opposition. Pour autant, nous sommes fidèles à notre sensibilité politique (à droite, ndr) et à nos valeurs humanistes. Nous restons attachés à la sensibilité politique des électeurs qui nous ont installés à la mairie en 2008."

Entre mars 2008 et mai 2011, encore dans la majorité municipale et pratiquement tous aux commandes de domaines forts d'une vie municipale, ils avaient décidé de tirer leur révérence, non sans provoquer quelques remous dans la majorité. Maintenant pleinement ancrés dans leur rôle d'opposants, ils s'organisent pour passer à l'action, de manière ordonnée et constructive, disent-ils.

"Notre but est le dialogue et l'échange d'idées avec la population. Le plus simple pour nous était alors de créer une association. Elle comporte actuellement sept membres fondateurs et j'en suis le président. Ce passage au statut associatif nous permet d'être clairement identifiés. Il sera aussi le moyen de rencontrer la population, de nous mettre à son écoute et de récolter des idées de projets pour les mettre en œuvre par la suite, des plus simples aux plus 'grands' ", indique William Boulic.

Dans les statuts, l'objet de l'association est clair et se veut ouvert :
« L’association VIVRE DOUARNENEZ a pour objet de constituer un groupe de réflexion, de proposition et d’action en Pays de Douarnenez pour :
  • Promouvoir des actions et expériences de développement local et en particulier des projets et processus fondés sur la participation des habitants et de toute partie prenante impliquée en tant qu’auteur et acteur
  •  Favoriser la mise en réseau et l’échange
  • Mettre à disposition des compétences pour les porteurs d’initiatives locales
  • Contribuer activement au développement et au rayonnement économique, social et culturel. »

Et cette association ne démarre pas sans idées dans ses cartons. "Nous avons tous, à notre niveau et avec le potentiel dont dispose chacun, de nombreuses idées à faire valoir." Reste maintenant à savoir quand ? "On les développera au fur et à mesure. Le temps est de notre côté", précise l'ancien premier adjoint.

Il est évident que la campagne pour les élections municipales, alors que s'ouvre celle des présidentielles, est maintenant lancée en cité penn sardin. Comme l'indique William Boulic, "les Douarnenistes viendront nous rejoindre dans cette association par la suite, s'ils le souhaitent" Une manière de préparer d'ores et déjà la liste qui s'opposera à la majorité sortante en 2014...

Thomas Rocher.

Trop tôt (mais pas tant que ça) pour parler de la rentrée politique locale
A la question de savoir quelle serait la tonalité du prochain conseil municipal (initialement programmé le 9 septembre, il devrait se tenir le 23), William Boulic avançait à pas feutrés, non sans connaître ses cibles. 

"Nous verrons bientôt quel sera l'ordre du jour. Ce sera l'occasion d'apprécier les décisions modificatives présentées pour le budget. Ainsi, il est certain que les finances déficitaires du centre communal d'action sociale feront l'objet de toute notre attention."

À cela, William Boulic ajoute : "Le dossier de la délégation de service public de l'aire de carénage doit revenir en examen. Ne pas le voir à l'ordre du jour serait problématique. De même, nous guetterons le vote sur la création d'une vice-présidence supplémentaire (chargé des finances, pour laquelle Erwan Le Floch est pressenti, ndr) à la communauté de commune (CCPDz). Ce pourrait être là encore un temps fort. Nous y sommes opposés et je ne suis pas certain que les élus de la communauté de commune soient convaincus de sa nécessité."

TR.

samedi 11 juin 2011

Crise/Conseil municipal. Douarnenez a officiellement un nouveau groupe d'opposition

Depuis le vendredi 10 juin, un nouveau groupe d'opposition s'est déclaré auprès du maire de Douarnenez. Par courrier daté de ce même jour, ils ont fait part de leurs doléances au premier magistrat.

Dans cette déclaration adressée au maire, le groupe fait part de sa composition (dans l'ordre initial de la liste : William Boulic, Françoise Menou, André Guillemot, Yannick Bidan, Michel Le Jeune, René-François Quéau et Gérard Quéré). Le chef de file en sera William Boulic.

Conformément à la législation, le groupe demande aussi que la mairie mette à leur disposition un bureau permanent. Par ailleurs, cette demande comprend le droit d'expression légitime dans le journal municipal, le Dz. De même, le nouveau groupe demande à ce que le site internet de la ville soit aussi le reflet de cette expression.

Plus tôt en journée, le nouveau groupe d'opposition avait indiqué aux Sardines en folie avoir informé l'opposition de cette nouvelle situation. Une lettre a également été adressée au Préfet du Finistère pour lui faire état de cette nouvelle donne.

Il faudra maintenant attendre la rentrée pour voir ce groupe d'une "droite alternative" (à moins que ce ne soit le centre démocrate ?) prendre toute sa dimension. Il sera prêt à en découdre si nécessaire avec la majorité, dès le prochain conseil municipal, aux dires de ses membres.

Thomas Rocher

lundi 6 juin 2011

Crise municipale. Chut ! Jeudi, laissez le devant de la scène aux élus...


Le conseil municipal est un moment important de la vie démocratique locale. A ce titre, il est réglementé. Il est bon de rappeler alors quelques éléments nécessaires à connaître. Nul n'est censé ignorer la loi… Au vu de certains de vos messages qui ont été modérés et dont certains n'ont pas été publiés sur ce site, les Sardines en folie vous propose un petit rappel sur le bon déroulement des débats en conseil municipal.

Sauf à vouloir être sorti (voire verbalisé ?), ou priver tout le monde de cette séance qui s'annonce intense, pour ne pas dire "extrême", par un huis-clos (même si cela reste formellement peu probable), les Sardines en folie souhaitaient porter à votre connaissance quelques éléments importants à avoir en tête.

Le bon ordre des choses
Le policier de la salle, c'est qui ? C'est le maire. Il n'est pas impossible jeudi que quelques gendarmes soient aussi présents à proximité de la mairie. La République n'aime pas que l'on vienne chahuter ses moments officiels, encore plus lors de délibérations importantes. Jeudi, ce sera le cas.  Le Préfet du Finistère a  pu donner des consignes en ce sens. Il suivrait, nous dit-on, le dossier de très près.

Avant tout donc, le maire (ici Philippe Paul) est le seul policier de l'assemblée. Il est à même, de son propre et seul chef, de faire sortir tout "fauteur de trouble". Un acte qui pourrait même vous conduire en gendarmerie, et qui sait devant la justice.

Arriver déguisé ? Mauvaise idée. Même si nous sommes à Douarnenez, ville des Gras par excellence, il est bon de rappeler que ce n'est qu'à certaines occasions que le port d'un déguisement est autorisé. A éviter. Vous vous feriez reconduire vers la sortie.

Arriver avec sifflets et cornes diverses et hurlantes. Idem. C'est formellement interdit. Tout comme il vous est interdit de faire du bruit "plus que de mesure", ou de parler à vive voix ou de crier pendant que l'assemblée délibérante est réunie. Ici, le public doit rester à sa place : au fond de la salle, dans l'ombre et ne pas piper mot.

Panneaux et banderoles ? Ça ne fait pas de bruit, me direz-vous. Certes, mais une fois dépliés, vous n'aurez qu'une seule envie : vous agiter, vous lever pour mieux les montrer et au final, vous laisser aller en criant quelques propos à qui voudra bien les entendre.

Le silence est d'or...
Restez assis, motus et bouche cousue jusqu'à l'issue du conseil, voire plus tard. Il vous sera assez tôt d'interpeller certains élus avec qui vous voudriez échanger quand vous les croiserez en ville. Vous pourrez aussi prendre rendez-vous avec eux pour exprimer votre mécontentement ou votre satisfaction.

En clair, rappelez-vous qu'avant le conseil vous faites ce que bon vous semble devant la mairie, mais restez raisonnables. Pas la peine de mettre la ville "à feu et à sang". Douarnenez mérite de rester "fréquentable" et ses habitants de ne pas être pris pour des "voyous".

... La parole vaudra son pesant d'argent
Seuls les conseillers municipaux ont le droit à la parole. Alors, laissons-les s'exprimer, et surtout ne couvrez pas leurs propos. La sono est terriblement mauvaise. Il faudra pour les médias tout retranscrire de la manière la plus fiable possible afin de pouvoir faire passer le message aux absents.

Jeudi, 18 heures, l'instant sera grave. Certaines paroles risquent d'être lourdes de sens. Soyez un "bon public" et laissons aux élus le plaisir d'échanger et débattre. Cette parole semble avoir tellement manqué ces derniers temps…
 
Thomas Rocher
Fidèle transcripteur et calme spectateur
des conseils municipaux depuis 2008


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