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samedi 1 février 2014

Manif de soutien à Douarnenez contre la modification de la loi sur l'IVG en Espagne


A Douarnenez, en soutien à la contestation espagnole pour le droit à l'IVG, menacé par des restrictions envisagées par le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy, quelque 120  personnes ont défilé samedi matin. Le cortège, après avoir quitté la place de la Résistance où s'est tenue une première prise de parole, s'est rendu aux Halles.

mercredi 15 janvier 2014

Élections municipales. Sur le Net, tout le monde n'est pas en ligne. C'est grave ?

Internet est un média important, voire incontournable. Pourtant, tous les candidats ne sont pas en ligne. Entre ceux qui ne sont que sur Facebook et ceux qui n'ont qu'un site (et encore…), tous les candidats Douarnenistes ne sont pas forcément à niveau.

jeudi 9 janvier 2014

Municipales 2014. Pas de duel à Gauche au second tour

Le communiqué envoyé en fin d'après-midi par la liste "Ambition Douarnenez" aux rédactions est clair : puisque l'union de la Gauche n'a pas été possible pour le premier tour des élections, elle ne le sera pas au second. Mais...
Màj. le 14.01.2014 - 08h35

dimanche 9 juin 2013

De Ris en Rhu. Petits poisons variés !

Oui, il est bien marqué poisons (pas poissons), qu'ils soient à effets lents ou foudroyants. Et en plus, cette semaine, ils sont variés. Ils sont beaux mes poisons, ils sont beaux !

vendredi 15 juin 2012

samedi 10 septembre 2011

Rentrée politique. Parole à l'opposition - Chapitre II

Les Sardines poursuivent leur tour d'horizon des positions des groupes d'opposition municipale. Parole au PS. C'est Tangi Youinou qui répond au nom du groupe (Annick Le Goff, Hervé Fourn, Tangi Youinou). Les questions restent les mêmes que celles déjà publiées. (L'expression du groupe Divers gauche - Monique Prévost)


Les Sardines. Sur l'aire de carénage, le sénateur-maire se disait "raisonnablement serein". Les services préfectoraux ont depuis donné leur réponse sur la légalité du processus et ont mis en garde le maire sur la manière dont les consultations (Comité technique paritaire et commission consultative des services public locaux) ont été menées. Pour autant, la  détermination de l'équipe municipale actuelle ne faiblit pas. Que retenez-vous de cet épisode ?
Tangi Youinou. Avec mes collègues de gauche, nous avions adressé un courrier au Préfet et qui soulignait un vice de forme dans la procédure liée à cette délégation de service public (DSP). Maintenant, la réponse faite au maire n'est qu'une confirmation des éléments que nous avions avancés.
La détermination du maire ne semble cependant par faiblir sur ce dossier, même si la manière de faire est remise en cause. Il a maintenant décidé de réunir une nouvelle fois le Comité technique paritaire (CTP) et la Commission consultative des services publics locaux (CCSP). Mais le Conseil ne se prononcera pas pour délibérer à nouveau, le vote de juin n'étant pas retiré. Une nouvelle fois, cela place la Ville dans une position juridique délicate et marque un peu plus le peu de respect que Philippe Paul porte aux élus.
 
A l'époque, Philippe Paul indiquait que le CTP s'était déroulé conformément à ce qu'il devait être. Ce nouvel élément vient changer la donne. Pour autant, les partenaires sociaux font eux aussi toujours part de leur mécontentement. Les soutenez-vous ?
Oui. Les reproches des syndicats sont aussi les miens ! Le mode de gestion de l’aire de carénage du port de plaisance de Tréboul (régie, délégation de service public ou privatisation) n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour du CTP.
Mais ce n’est pas une grande nouvelle que de constater que la droite n’est pas très attachée au principe du paritarisme. Le CTP n’a pas été respecté mais la délégation de service public se fera puisque l’avis du CTP est consultatif et n'influencera  de toute façon pas la décision du maire.
C’est en cela que le comportement du maire est déplacé voire incompréhensible : il a parfaitement le droit de ne pas être en accord avec l’avis du CTP et de décider, au final, comme bon lui semble. Cet épisode révèle sans doute le caractère de l’élu en question.

Le bois d'Isis revenait aussi en première ligne dans l'interview accordée par Philippe Paul à Ouest-France, parue le 3 septembre. Qu'attendez-vous de la municipalité sur ce dossier sur lequel le premier opérateur pressenti a au final jeté l'éponge ?
Nous attendons, avant tout, la transmission d’un dossier complet ! Chaque élu doit connaître les engagements qu’il prend au nom des Douarnenistes, par son vote en Conseil municipal ! Le premier projet n’a pas abouti en raison de la gestion désastreuse du dossier par la majorité UMP. Aucune réponse n’a alors été apportée aux questions légitimes des riverains du bois d’Isis, des autres Douarnenistes ou des élus de gauche qui avaient reçu un dossier assez peu convaincant. Engager la ville sur 20 ou 25 ans, cela mérite un minimum de sérieux et de concertation.

L'idée d'une nouvelle zone de stockage des algues vertes en zone de Lannugat est avancée par Philippe Paul, taclant au passage le travail de l'ancien président de la CCPDz et l'idée d'un second terrain. Pensez-vous que ce soit une bonne idée et l'on se pose alors la question, pourquoi ne pas l'avoir fait avant si le terrain était disponible ?
Je ne suis pas conseiller communautaire et n'ai donc pas pu examiner le dossier en question. Je n'ai aucun élément scientifique et plus largement technique sur le projet local qu'évoque le maire de Douarnenez. L'environnement est un sujet important qui mérite cependant autre chose qu'un règlement de comptes entre 2 ambitions de droite.

Au port du Rosmeur, le dossier de la plaisance semblerait avancer. Pensez-vous qu'un troisième port soit indispensable pour le nautisme ?
Je n'ai pas d'information sur ce que serait le projet et l'ambition précis de la majorité UMP. Le nautisme est un atout évident pour Douarnenez. Mais, comme sur de nombreux autres sujets d'importance, la concertation n'est pas forcément voulue par la droite. Illustration de cette triste réalité : la majorité n'a a priori pas jugé important d'inviter les élus de gauche au récent forum sur les activités nautiques. Drôle de façon de fédérer la ville sur un enjeu soit disant reconnu par tous.

Un deuxième groupe d'opposition est maintenant lancé. Il semble que les discussions ne puissent se faire qu'à couteaux tirés entre le maire et ses élus d'opposition, toutes tendances confondues, sur certains dossiers, notamment les plus structurants. Comment expliquez-vous cela ?
Les « dissidents » de droite semblent découvrir certaines facettes de celui qu'ils avaient suivi et soutenu aux dernières élections municipales. Etonnant mais... mieux vaut tard que jamais ! Ce que ces récents opposants au maire disent, c'est exactement ce que la gauche dénonce depuis 3 ans ; mais à l'époque, les mêmes nous taxaient de démagogues ou de sectaires. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.
Depuis son élection, la droite est irrespectueuse envers les élus de gauche. Tout le monde a pu le constater. Aujourd'hui, ce mépris s'étend au groupe des « infidèles ». A croire que le maire ne peut que tolérer des élus "caporalisés". Cette mise à l'écart par le maire de son ex premier adjoint et de ses compagnons d'infortune témoigne d'une inquiétante gouvernance municipale. Tout a été dit par ces « exclus ». Il n'est pas utile d'en rajouter.

Quel est votre état d'esprit à moins de deux semaines du prochain conseil municipal ?
Très calme. Je n'ai aucune raison de ne pas être calme.

Quelle est votre vision de l'évolution du climat politique douarneniste depuis 2008 ?
Le climat s'est nettement détérioré. Je suis conseiller municipal depuis 10 ans : 7 ans dans la majorité de gauche comme maire adjoint (2001 – 2008) et 3 ans dans l'opposition (depuis 2008). Depuis l'élection de l'équipe actuelle, le mépris et l'arrogance règnent malheureusement en mairie. Ce style particulier et détestable a entraîné le départ de nombreux fonctionnaires et l'éclatement de la liste de droite en 2 groupes désormais irréconciliables. Tout cela est triste pour l'image donnée de Douarnenez. Je crois que c'est du jamais vu, malheureusement.

A votre tour, êtes-vous en phase de réflexion voire d'action pour 2014 et la prochaine échéance municipale ?
Bien évidemment ! S'engager en politique, s'intéresser à l'intérêt général, cela signifie forcément être  en perpétuelle réflexion : réfléchir, écouter, s'efforcer de sentir la ville que l'on aime. Et cela, pour orienter le mieux possible ses actions et décisions.
2014 sera un moment encore plus important que d'habitude : au-delà des orientations politiques, les Douarnenistes devront aussi choisir un style de gouvernance et de comportement de leurs élus.
Je souhaite que la gauche ne rate pas ce rendez-vous. Un projet devra être présenté. Ce projet devra aussi, à un moment, être incarné par celle ou celui qui sera en mesure de permettre ce rassemblement douarneniste que les socialistes appellent de leurs vœux, celle ou celui qui sera en situation de faire gagner la gauche. Et cela, ça ne se décrète pas, ça se construit.

TR.

vendredi 9 septembre 2011

Rentrée politique. Parole à l'opposition

Samedi 3 septembre, dans les colonnes de Ouest-France, Philippe Paul, sénateur-maire de Douarnenez et vice-président de la communauté de communes du pays de Douarnenez, faisait sa rentrée sous forme d'un panorama des dossiers les plus en vue. Délégation de service public pour l'aire de carénage, camping du bois d'Isis, algues vertes, nautisme…

Les Sardines ont demandé à l'opposition, leur regard sur ces dossiers. Elles se sont aussi penchées sur 2014, année des prochaines élections municipales.

Parole à la gauche pour commencer. Et puisque la gauche est représentée par deux courants (trois en réalité avec les Verts) en cité penn sardin, c'est Monique Prévost, ancienne maire de la ville, pour le groupe divers gauche (Monique Prévost, Geneviève Fréour, Hugues Tupin) qui s'exprime la première. Monique Prévost est aussi conseillère communautaire.


Les Sardines. Sur la DSP de l'aire de carénage, le sénateur-maire se disait  "raisonnablement serein". Les services préfectoraux ont depuis donné leur réponse sur la légalité du processus et ont mis en garde sur la manière dont les consultations (CTP et commission consultative des services public locaux) ont été menées. Pour autant, la  détermination de l'équipe municipale actuelle ne faiblit pas. Que retenez-vous de cet épisode ?
Monique Prévost : Un problème de logique élémentaire se pose : avant de voter une délégation de service public en conseil municipal, une procédure de consultation à 2 niveaux est prévue et obligatoire.
Le Préfet considère que ces deux consultations n'ont pas été effectuées règlementairement, mais la délibération votée en conseil municipal est néanmoins valable ? Selon le scénario présenté par le Maire, on va donc procéder à nouveau et dans des formes  régulières  cette fois-ci aux consultations des différents partenaires alors que la décision a déjà été prise et votée !  Quel est le sens de cette mascarade ? Quelle valeur le maire donne-t-il  à ces instances ?
Ce qui est recherché, c'est éviter les recours administratifs mais absolument pas écouter les représentants du personnel et des usagers et tenir compte de leurs avis. La réponse du préfet est l'élément nouveau qui prouve que le Maire a tort. Avec les syndicats, qui ont dénoncé dès le départ la manière de gérer ce dossier en Mairie, nous restons vigilants quant aux suites à venir.

Le bois d'Isis revenait aussi en première ligne dans cette interview. Qu'attendez-vous de la municipalité sur ce dossier sur lequel le premier opérateur pressenti a au final jeté l'éponge ?

Nous avons toujours défendu l'idée d'un camping municipal qui rende un vrai service à la population. Les prestations proposées par le nouveau délégataire classent l'équipement dans une autre catégorie, de camping de luxe.

L'idée d'une nouvelle zone de stockage des algues vertes en zone de Lannugat est avancée par Philippe Paul, taclant au passage le travail de William Boulic, précédent président de la CCPDz, et l'idée d'un second terrain. Pensez-vous que ce soit une bonne idée et l'on se pose alors la question, pourquoi ne pas l'avoir fait avant si le terrain était disponible ?
On se pose en effet la question ! La nouvelle équipe  a présenté une possibilité sur un autre terrain, en commission économie. Mais ni Philippe Paul, ni Jos Le Gall (délégué à la CCPDz, ndr) n'ont émis de remarques sur le premier choix proposé. 
Le ramassage et le traitement des algues vertes échouées sur nos plages est une nécessité de santé publique. Cela ne dispense pas d'une politique de prévention du phénomène qui passe par une protection des bassins versants et par une reconversion écologique de l'agriculture, une rupture claire avec les impasses productivistes.

Au port du Rosmeur, le dossier de la plaisance semble avancer, d'après ce qu'en dit Philippe Paul. Pensez-vous qu'un troisième port soit indispensable pour le nautisme ?
Même s'il peut être intéressant d'envisager l'accueil de grands voiliers de compétition, n'oublions pas que le port du Rosmeur est un port départemental où les mouillages sont gérés par des associations d'usagers. Il ne relève donc pas de la compétence de la Commune.
Une fois de plus, sans la moindre concertation avec les Douarnenistes et au mépris de la démocratie la plus élémentaire, la majorité municipale veut imposer sa vision de l'avenir de la Ville: Derrière ce projet, ce qu'on nous propose, c'est la transformation à terme de ce site en marina pour une plaisance dite "haut de gamme".

Un deuxième groupe d'opposition est maintenant lancé. Il semble que les discussions ne puissent se faire qu'à couteaux tirés entre le maire et ses élus d'opposition, toutes tendances confondues, sur certains dossiers, notamment les plus structurants. Comment expliquez-vous cela ?
Parce qu'en fait, il n'y a pas de discussions. Impossible d'avoir un vrai débat de fond au conseil municipal.  Toutes les interventions dans ce sens sont balayées par le Maire. A force de se faire rabrouer, on devient agressif !

Qu'avez-vous comme vision de l'évolution du climat politique douarneniste depuis 2008 ?
La scission de la majorité est le reflet des pratiques municipales. L'absence complète du maire sur la Ville témoigne du peu d'intérêt qu'il a pour ses concitoyens et leurs difficultés à vivre.

Êtes-vous déjà en phase de réflexion voire d'action pour la prochaine échéance muncipale en 2014 ?
Nous tâchons de défendre nos idées et de les mettre en pratique à chaque moment, sans attendre les campagnes électorales. Par ailleurs,  2014, c'est loin et il peut se passer beaucoup de choses sur le terrain économique social et politique d'ici là.  
L'urgence immédiate se situe dans le développement des solidarités envers les victimes annoncées de la crise (chômeurs, bas salaires, précaires) et la mobilisation contre les plans de casse sociale de la droite (locale ou nationale). En conséquence, pour 2014, nous espérons l'émergence d'un large rassemblement citoyen sur des valeurs réellement de gauche et qui soit porteur de cette mobilisation.

Quel est votre état d'esprit à deux semaines du prochain conseil municipal ?
Nous continuerons à défendre le projet que nous avons pour Douarnenez, en étant au service de la population, en mettant en œuvre les valeurs humanistes auxquelles nous croyons, en défendant tous les services publics à tous les niveaux et en en nous efforçant de faire avancer  les notions de solidarité, de justice sociale et de respect de  l'environnement.
TR.

dimanche 10 juillet 2011

Aire de carénage. Deux oppositions, une même démarche : l'attaque

Mis à jour le 12.07.2011 à 6h27.
 

La première salve contre les conditions dans lesquelles s'est déroulée la commission technique paritaire (CTP) du mois d'avril a été tirée par l'opposition de gauche. Ce jour là, rien n'aurait été voté concernant la délégation de service public portant sur l'aire de carénage.

C'est donc confirmé ce mardi 12 juillet, une première procédure est en cours. Le groupe des sept élus de l'opposition de gauche a envoyé un courrier au Préfet du Finistère pour demander une vérification approfondie des éléments existants auprès du contrôle de légalité. Dans le même temps, le dossier sera porté devant le tribunal administratif par l'intersyndicale.

Pour le nouveau groupe d'opposition, William Boulic et ses compagnons devraient eux aussi se tourner vers le tribunal administratif. L'ancien premier adjoint avait indiqué qu'il n'y avait jamais eu de vote sur le dossier de délégation de service public, mais une simple information. Il n'avait par ailleurs pas signé le procès verbal de la réunion.

La délégation de service public de l'aire de carénage du port de Tréboul est peut-être loin de voir le jour. L'intersyndicale CGT/CFDT avait dénoncé le mardi 28 juin dernier, deux jours avant le conseil municipal, les conditions dans lesquelles s'était déroulée la fameuse CTP, indiquant que rien n'avait été voté (Lire ici). 
 
Voici qui devrait animer un été dont on ne sait toujours pas s'il sera beau ou non. A moins que ce ne soit la tendance orageuse qui au final l'emporte ? Le sénateur-maire Philippe Paul, de même que son directeur général des services, Yvon Cariou, pourraient voir leurs vacances écourtées.
Thomas Rocher

dimanche 6 septembre 2009

Asteel – Beau gâchis

Depuis le vendredi 4 septembre, les jeux sont faits. Les 134 salariés d'Asteel Flash sont sur le carreau. La liquidation maintenant prononcée par le tribunal de commerce, Douarnenez va devoir à nouveau panser les plaies de personnes, laissées en rade sur le bord de la route.

La faute à la crise ? Pas uniquement. Celle du syndicat CGT ? Peut-être, mais… pas seulement. La responsabilité du groupe Asteel, très fortement. Et nos élus, eux, qu'ont-ils fait ? Difficile de juger, en l'état.


Alors que, contexte de crise aidant, les médias n'ont de cesse de nous abreuver d'informations oscillant entre crise durable, récession, reprise et autres rogatons ; les salariés d'Asteel à Douarnenez vont goûter au terme chômage et à toutes ses conséquences. On ne peut que leur souhaiter bon courage. D'autant plus difficile à avaler, en cette période de rentrée scolaire.

Pourquoi le site ferme-t-il ? A n'en pas douter, il ne faut pas aller chercher plus loin que la notion de profit et de rentabilité, visée par la direction du groupe. Rien qu'en France, la suppression du site de Douarnenez représente une disparition de 10% des effectifs d'Asteel Flash dans le pays. Et sur son site web, Asteel Flash l'affirme :

"En 2008, les revenus annuels d'Asteel Flash ont atteint les 600 millions de dollars et les revenus anticipés pour l'année en cours sont de 650 millions. La solidité financière de la société, notamment au niveau des liquidités, servira de tremplin pour sa croissance à long terme et ses politiques d'investissement.
Nos priorités : Innovation - Flexibilité - Expertise"

Voilà qui ne peut que laisser songeur face au drame douarneniste… La flexibilité, mise en exergue par Asteel Flash est bel et bien en marche.

Au vu des chiffres, il reste cependant une question. Pourquoi une si mauvaise sortie de conflit à Douarnenez ? Pourquoi, même si Asteel Flash se sent l'envie de fermer son site breton, ne daigne-t-il pas offrir une sortie digne à ses salariés ? Ont-ils autant démérité que cela ? Sont-ils si fautifs ? Pourquoi cette ultime humiliation ?

Je n'ai pas de réponse à formuler sur cette ultime question. Je n'étais pas sur place pour juger de la pertinence de l'action syndicale engagée. Il y a eu certainement crispation, friction et incompréhension. Ce qui n'explique pas tout. Malgré tout, la lecture de la presse laisse songeur sur le delta qui pouvait exister entre l'action syndicale et l'aspiration des salariés.

Ni fautifs, ni rien d'autre. Asteel a simplement saisi l'opportunité d'une rentabilité accrue et d'un dialogue social mal négocié.


Demain lundi, rendez-vous en Préfecture. Phillippe Paul n'est pas à Falmouth. Il y pourra y être. William Boulic, lui, est quelque part en Grande-Bretagne. Sera-t-il à l'heure, au rendez-vous ? C'est la moindre des choses à espérer, alors que c'est la Communauté de communes qui a en charge l'économie. Et même si son président peut déléguer. 134, ce sont 90 personnes de plus, face aux 44 annoncées, au démarrage du conflit. (Lire aussi, ci-contre)


Et la suite ?
C'est le préfet qui semble avoir voulu réagir au plus vite :
"Particulièrement attentif au devenir des 134 salariés, le préfet a immédiatement décidé de réunir les élus et les décideurs impliqués pour examiner au plus vite les solutions envisageables. Cette réunion se tiendra lundi 7 septembre en préfecture."

Il semble qu'il existe à Douarnenez, sous la conduite de la Communauté de communes, présidée par William Boulic, une cellule de revitalisation pour la zone de Lannugat. Il va réellement falloir qu'elle s'active. L'édile de Douarnenez, le sénateur-maire Philippe Paul, va lui aussi pourvoir méditer ses propos. C'était en avril dernier, à l'issue de son déplacement en Chine (Lire ici). Dans le Télégramme, toujours, Philippe Paul nous disait :
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»

Filou, il va falloir aller le chercher, cet investisseur. C'est bel et bien le moment de prouver que ce n'était pas que des propos en l'air.


Lannugat, morne plaine
"Cela fait trente ans qu'on travaille ici […]. On est rentré à 17 ans, 20 ans. On a connu Matra, Nortel, Solectron, Asteel... À chaque changement de patron, on a perdu des choses. Le 13e mois, des primes... Mais au moins, on gardait notre salaire. Aujourd'hui, c'est fini. Je ne sais pas comment on va faire."

Ce constat (Le Télégramme – 5/09/09) est cinglant. Une gifle, un cri de détresse. C'est la preuve qu'aussi "forte" que puisse être notre réglementation du travail, elle n'empêche pas de se retrouver abandonné, au bord de la route.

Tout le monde partira maintenant avec le minimum légal. 1 mois de salaire pour 5 ans de travail. La belle affaire.

Thomas Rocher
Abonnées absents
J'ai cherché les réactions des élus de gauche à ce séisme social et… Ben, c'est Waterloo, morne plaine. Damned !

L'édition du dimanche, ce n'est pas forcément la plus lue, mais tout de même ! Hou, hou ? Y'a quelqu'un ?

Le blog du PC est muet. Le site du PS douarneniste itou ! Les Verts en parleront. Dans l'agenda mis en ligne, hier samedi, c'est à l'ordre du jour, sans qu'il n'y ait une réaction.

Je sais que c'est la rentrée des classes, mais tout de même.