Ce matin, à la lumière du jour, l'étendue des dégâts se dévoile. Si le samedi 2 février, l'ampleur de la houle et la hauteur des vagues ont provoqué de vastes dommages au centre de thalassothérapie de Douarnenez, le lendemain, un constat s'imposait : un désastre.
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dimanche 2 février 2014
Grandes marées. A la thalasso, une nuit trop courte et des dégâts immenses
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jeudi 10 octobre 2013
De Ris en Rhu - Dz Mag : si la mairie le dit…
Dans son numéro d'octobre-novembre-décembre 2013, la mairie de Douarnenez nous propose de faire le plein de "bonnes nouvelles". Chic ! Rendez-vous page 8. Des sous, des ampoules et des économies. Voilà le programme !
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mardi 1 octobre 2013
Conseil municipal du jeudi 3 octobre. Ordre du jour
Le prochain conseil municipal se tiendra jeudi 3 octobre. 28 dossiers sont au programme, dont le premier toujours très attendu : le rapport définitif de la Chambre régionale et territoriale des comptes (Cour des comptes), alors que nous voterons en mars prochain.
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mardi 5 mars 2013
Coopérative maritime. Retour sur un naufrage
Le courriel est arrivé dans ma boîte. Il provient d'un lecteur assidu des Sardines en folie. Il m'exhorte à aborder le dossier de la liquidation de la coopérative maritime et le licenciement des personnels qui a été prononcé ce lundi 4 février. Alors, pourquoi au final ne pas en avoir parlé ? - Maj. 09.03.2013 à 18h40
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vendredi 9 novembre 2012
Commerces et port / Ville et CCI. Que croire ?
William Boulic, chef de file de "Vivre Douarnenez", s'émeut du traitement réalisé dans la presse après la visite de la CCI sur le port et en ville. Enfin, un éclair de lucidité dans la gestion des dossiers économiques de la cité penn sardin ? A le lire, on en doute un peu... Voici la tribune adressée aux médias suite à ce déplacement de la CCI*.
mercredi 26 septembre 2012
Centre-ville. Les commerces, c'est comme les feuilles mortes ?
Vous ne consommez pas à Douarnenez (enfin, vous ne faites probablement pas vos achats au bon endroit en ville), ce n'est pas bien. Ce cri du cœur maladroit, c'est celui de la commerçante qui tenait la boutique Armor Lux. Il remet le feu aux poudres sur l'état de santé du commerce en centre-ville penn sardin.
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samedi 12 juin 2010
Philippe Paul en Chine. (L'interview imaginaire)
Depuis le 6 juin dernier et jusqu'à demain dimanche, le sénateur-maire de Douarnenez, Philippe Paul est à nouveau embarqué par l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dans un voyage en Chine. Au programme : discussions, découvertes et banquets. Les sardines s'imaginent au téléphone, interviewant notre édile, au terme d'un "intense" voyage.
Philippe Paul, bonsoir. Vous êtes presque arrivé au terme de votre semaine chinoise. Qu'en retenez-vous ?
Philippe Paul : Bonsoir. J'en retiens qu'il faut venir avec des pantalons de deux tailles supérieures dans ses valises pour pouvoir rentrer, hé, hé ! Nous n'avons pas arrêté de manger. Cette semaine n'a été que succession de banquets et autres agapes variées. J'ai du prendre cinq kilos, au bas mot. De manière plus sérieuse, ce déplacement initié par Jean-Pierre (Raffarin, NDR) est un nouvel émerveillement !
Pouvez-vous préciser ?
PP. La succession de rendez-vous avec de hauts dignitaires, de nombreux responsables politiques, tous plus exquis les uns que les autres nous a permis une nouvelle fois de jeter un nouveaux regard éclairé et éclairant sur le développement de ce grand pays. La réussite de l'exposition universelle de Shangaï en est la démonstration. Et toute cette verdure !
Mais encore ?
PP. Ici, tout est grand et pas cher. Chez nous c'est l'inverse. Ici, on paie les salariés une misère pour qu'ils travaillent longtemps, en France on les paie trop cher et ils travaillent peu. Au moins, sur ce point, nous avons fait le plein d'idées sur un plan de transformation de notre pays et de son système de travail, mais aussi de retraites.
C'est un point de vue que vous défendriez au Sénat ?
PP. Il est temps que la France se reprenne en main. Nous ne passerons pas à côté de difficiles et douloureuses réformes, mais comment ne pas le faire, alors que ce pays offre tout les avantages du communisme appliqué aux masses laborieuses, pour une meilleure redistribution capitaliste aux oligarques ? Hein, Poutine le fait très bien en Russie. La Chine est sur une même voie, alors pourquoi pas la France puisque le cœur des Français reste très social, donc foncièrement à gauche ?
Lors de votre précédent déplacement, vous indiquiez à votre retour, avoir rencontré un partenaire économique et industriel français, susceptible d'initier un projet pouvant contribuer au développement de l'emploi à Douarnenez. Où en êtes-vous ?
PP. Nous en sommes à la formalisation de nos accords. Je tiens à préciser mon propos, cependant, hein ? J'avais indiqué à l'époque que ce projet pouvait contribuer à la bonne santé de Douarnenez, hein. En lui permettant de se développer à l'étranger. Nous sommes en train de discuter de TOT* pour notre industrie agroalimentaire, d'accord ? Les Chinois vont se positionner sur la conserve de poisson, vendons leur notre savoir-faire. Ils sont maintenant "mûrs" pour le payer à bon prix.
(* Transfert of technology – Transfert de technologie)
Quelles retombées pour Douarnenez ?
PP. Ils viendront chez nous en formation.
C'est tout ?
PP. Bien sûr que non, hein ? Ils sauront, en moins de 5 ans, livrer des boîtes de sardines à l'huile à un prix cinq fois moins cher que ce qu'on peut actuellement trouver en rayon. Ce n'est pas rien, hein ?
Vous êtes convaincu que c'est un plus pour Douarnenez ?
PP. Bien sûr ! Qui ne rêve pas de payer moins cher ses boîtes de sardines ? La boîte que vous payez actuellement entre 0,85 et 1,30 euro, quand vous ne la payerez pas plus de 0,15 à 0,60 euro pour le plus haut de gamme, vous ne serez pas content ?
Et sur le plan de l'emploi local ?
PP. Les conserveries chinoises vont pouvoir se développer ! C'est énorme !!!
Je parlais de Douarnenez, Monsieur Paul.
PP. Oui, alors, à Douarnenez, hein… Heu… Et bien… Un instant.
(Philippe Paul met sa main sur le micro de son téléphone. Ne couvrant pas la totalité du bruit, un appel en direction de Jean-Pierre Raffarin est lancé. Un échange rapide suit entre les deux hommes.)
Alors, pour Douarnenez, hein ? C'est l'occasion de se lancer dans les travaux à forte valeur ajoutée. Les conserveries garderaient une ligne de production en local et toute l'activité de recherche et développement.
Cela ne développerait pas l'emploi, bien au contraire…
PP. Non, mais la manne financière, si ! Les activités de R&D, c'est la richesse de l'entreprise. Vous voyez, c'est comme mon I Phone avec lequel je vous réponds actuellement. Les Américains le développent et les Chinois le fabriquent pour que dalle. C'est pas le rêve, ça, hein ?
Vous êtes convaincu que cela serait un plus pour Douarnenez ?
PP. C'est certain ! Cet afflux de matière grise grassement, heu non, fort bien rémunérée ne peut que participer au renouvellement de la ville et de sa population, en nous ouvrant de nouveaux horizons.
Nous quittons l'international pour revenir au local, si vous le voulez bien. A Douarnenez, beaucoup de voix s'élèvent actuellement contre la suppression des cours de découverte de la langue bretonne en primaire. Pourquoi avoir supprimé ce volet de découverte linguistique ?
PP. La langue bretonne n'est pas porteuse de développement. J'en profite d'ailleurs pour vous annoncer une nouvelle qui ravira certainement les Douarnenistes.
Ah ?
PP. Le conseiller général en charge de la langue bretonne, André Le Gac, a bon dos de venir pleurer de ce désengagement. Nous allons faire plus ! Je viens de signer avec la Chine un contrat pour l'apprentissage du chinois dès le primaire.
Hein ?
PP. Oui, et accrochez-vous ! La ville, non contente de faire des économies, va maintenant pouvoir passer à la vitesse supérieure dans les échanges internationaux ! Pour un coût total identique à ce que nous versions pour la découverte du breton, nous passons à l'apprentissage du chinois, dès le primaire, à raison de 4 heures par semaine et par classe et pour toutes les écoles !
Comment ferez-vous pour les professeurs ?
PP. La France a gardé une très bonne image en Chine. Hier soir, Alain Delon était encore des nôtres, à table. Mireille Mathieu fait une grande tournée triomphale dans le pays actuellement. Les Chinois nous aiment toujours. Alors, après un coup de fil à mon ami Brice Hortefeux et avec son accord, nous ramenons 15 professeurs qui vont intégrer les classes et déployer le bilinguisme français-chinois dès la rentrée prochaine. Alors, hein, qu'on ne vienne pas me dire qu'en plus de faire des économies, cette municipalité n'est pas pragmatique et créative !
Sur ce, je vous laisse, nous avons une dégustation de bières Tsingtao et d'un délicieux Maotaï en digestif, dans quelques instants. Wǒ de dāi liū le. Zài dǎ diàn huà lián luò ba?*...
(* : il faut que j'y aille. On se rappelle ?)
Philippe Paul, bonsoir. Vous êtes presque arrivé au terme de votre semaine chinoise. Qu'en retenez-vous ?
Philippe Paul : Bonsoir. J'en retiens qu'il faut venir avec des pantalons de deux tailles supérieures dans ses valises pour pouvoir rentrer, hé, hé ! Nous n'avons pas arrêté de manger. Cette semaine n'a été que succession de banquets et autres agapes variées. J'ai du prendre cinq kilos, au bas mot. De manière plus sérieuse, ce déplacement initié par Jean-Pierre (Raffarin, NDR) est un nouvel émerveillement !
Pouvez-vous préciser ?
PP. La succession de rendez-vous avec de hauts dignitaires, de nombreux responsables politiques, tous plus exquis les uns que les autres nous a permis une nouvelle fois de jeter un nouveaux regard éclairé et éclairant sur le développement de ce grand pays. La réussite de l'exposition universelle de Shangaï en est la démonstration. Et toute cette verdure !
Mais encore ?
PP. Ici, tout est grand et pas cher. Chez nous c'est l'inverse. Ici, on paie les salariés une misère pour qu'ils travaillent longtemps, en France on les paie trop cher et ils travaillent peu. Au moins, sur ce point, nous avons fait le plein d'idées sur un plan de transformation de notre pays et de son système de travail, mais aussi de retraites.
C'est un point de vue que vous défendriez au Sénat ?
PP. Il est temps que la France se reprenne en main. Nous ne passerons pas à côté de difficiles et douloureuses réformes, mais comment ne pas le faire, alors que ce pays offre tout les avantages du communisme appliqué aux masses laborieuses, pour une meilleure redistribution capitaliste aux oligarques ? Hein, Poutine le fait très bien en Russie. La Chine est sur une même voie, alors pourquoi pas la France puisque le cœur des Français reste très social, donc foncièrement à gauche ?
Lors de votre précédent déplacement, vous indiquiez à votre retour, avoir rencontré un partenaire économique et industriel français, susceptible d'initier un projet pouvant contribuer au développement de l'emploi à Douarnenez. Où en êtes-vous ?
PP. Nous en sommes à la formalisation de nos accords. Je tiens à préciser mon propos, cependant, hein ? J'avais indiqué à l'époque que ce projet pouvait contribuer à la bonne santé de Douarnenez, hein. En lui permettant de se développer à l'étranger. Nous sommes en train de discuter de TOT* pour notre industrie agroalimentaire, d'accord ? Les Chinois vont se positionner sur la conserve de poisson, vendons leur notre savoir-faire. Ils sont maintenant "mûrs" pour le payer à bon prix.
(* Transfert of technology – Transfert de technologie)
Quelles retombées pour Douarnenez ?
PP. Ils viendront chez nous en formation.
C'est tout ?
PP. Bien sûr que non, hein ? Ils sauront, en moins de 5 ans, livrer des boîtes de sardines à l'huile à un prix cinq fois moins cher que ce qu'on peut actuellement trouver en rayon. Ce n'est pas rien, hein ?
Vous êtes convaincu que c'est un plus pour Douarnenez ?
PP. Bien sûr ! Qui ne rêve pas de payer moins cher ses boîtes de sardines ? La boîte que vous payez actuellement entre 0,85 et 1,30 euro, quand vous ne la payerez pas plus de 0,15 à 0,60 euro pour le plus haut de gamme, vous ne serez pas content ?
Et sur le plan de l'emploi local ?
PP. Les conserveries chinoises vont pouvoir se développer ! C'est énorme !!!
Je parlais de Douarnenez, Monsieur Paul.
PP. Oui, alors, à Douarnenez, hein… Heu… Et bien… Un instant.
(Philippe Paul met sa main sur le micro de son téléphone. Ne couvrant pas la totalité du bruit, un appel en direction de Jean-Pierre Raffarin est lancé. Un échange rapide suit entre les deux hommes.)
Alors, pour Douarnenez, hein ? C'est l'occasion de se lancer dans les travaux à forte valeur ajoutée. Les conserveries garderaient une ligne de production en local et toute l'activité de recherche et développement.
Cela ne développerait pas l'emploi, bien au contraire…
PP. Non, mais la manne financière, si ! Les activités de R&D, c'est la richesse de l'entreprise. Vous voyez, c'est comme mon I Phone avec lequel je vous réponds actuellement. Les Américains le développent et les Chinois le fabriquent pour que dalle. C'est pas le rêve, ça, hein ?
Vous êtes convaincu que cela serait un plus pour Douarnenez ?
PP. C'est certain ! Cet afflux de matière grise grassement, heu non, fort bien rémunérée ne peut que participer au renouvellement de la ville et de sa population, en nous ouvrant de nouveaux horizons.
Nous quittons l'international pour revenir au local, si vous le voulez bien. A Douarnenez, beaucoup de voix s'élèvent actuellement contre la suppression des cours de découverte de la langue bretonne en primaire. Pourquoi avoir supprimé ce volet de découverte linguistique ?
PP. La langue bretonne n'est pas porteuse de développement. J'en profite d'ailleurs pour vous annoncer une nouvelle qui ravira certainement les Douarnenistes.
Ah ?
PP. Le conseiller général en charge de la langue bretonne, André Le Gac, a bon dos de venir pleurer de ce désengagement. Nous allons faire plus ! Je viens de signer avec la Chine un contrat pour l'apprentissage du chinois dès le primaire.
Hein ?
PP. Oui, et accrochez-vous ! La ville, non contente de faire des économies, va maintenant pouvoir passer à la vitesse supérieure dans les échanges internationaux ! Pour un coût total identique à ce que nous versions pour la découverte du breton, nous passons à l'apprentissage du chinois, dès le primaire, à raison de 4 heures par semaine et par classe et pour toutes les écoles !
Comment ferez-vous pour les professeurs ?
PP. La France a gardé une très bonne image en Chine. Hier soir, Alain Delon était encore des nôtres, à table. Mireille Mathieu fait une grande tournée triomphale dans le pays actuellement. Les Chinois nous aiment toujours. Alors, après un coup de fil à mon ami Brice Hortefeux et avec son accord, nous ramenons 15 professeurs qui vont intégrer les classes et déployer le bilinguisme français-chinois dès la rentrée prochaine. Alors, hein, qu'on ne vienne pas me dire qu'en plus de faire des économies, cette municipalité n'est pas pragmatique et créative !
Sur ce, je vous laisse, nous avons une dégustation de bières Tsingtao et d'un délicieux Maotaï en digestif, dans quelques instants. Wǒ de dāi liū le. Zài dǎ diàn huà lián luò ba?*...
(* : il faut que j'y aille. On se rappelle ?)
dimanche 25 avril 2010
L'amour rend aveugle
Dimanche dernier, bien inspiré, je ressortais les éléments de l'interview de Philippe Paul, fraîchement revenu de Chine. C'était il y a un an. Grand bien m'en a pris. Il en parle ce dimanche dans le Télégramme. Marie-Line Quéau est allée le revoir pour évoquer à nouveau ce voyage qui l'avait transcendé. Et en plus, pauvres pékins que nous sommes, d'autres et moi, n'avions rien compris à ce qu'il nous disait il y a un an. Cela vaut bien un retour à l'envoyeur et une nouvelle mise en boîte !
Appert, y'en a pas deux !
«L’intérêt des Chinois pour les technologies de la conserve telles que nous les maîtrisons ici est tout à fait réel, s’enthousiasme le maire. Et si certains ont pensé espionnage industriel, ils se trompent. Il leur faudrait dix ans pour parvenir au même niveau de résultats.»
Il faut toujours une bonne citation pour commencer. Celle-ci est parfaite ! Et au passage, c'est plus la technique de la conserve, que la technologie. Donc, explication de texte : les Chinois, ils sont gentils. Ils ne viennent pas espionner, ils n'en ont même pas besoin. On leur ouvre grand les portes pour que, dans dix ans, ils puissent nous fourguer leurs produits en boîte.
"Une armée victorieuse remporte l'avantage, avant d'avoir cherché la bataille;
une armée vouée à la défaite combat dans l'espoir de gagner." Sun Tzu*
une armée vouée à la défaite combat dans l'espoir de gagner." Sun Tzu*
Le plus stupide dans cette assertion du sénateur-maire, au sujet de l'appertisation est sa conclusion.
«Non. Ce qu’il y a en ligne de mire, ce sont des échanges de savoir-faire.»
Elle est bien bonne ! Des échanges de savoir-faire. Quand il s'agit d'un sujet qu'ils ne maîtrisent que peu et sur lequel ils n'ont rien à nous apporter, on n'appelle pas cela "échange", on parle de transfert. Et pour tout vous dire, cher Philippe, ce savoir-faire coûte très cher. Moi, je serais Chancerelle, Franpac ou Le Guellec, je commencerais à faire le chiffrage de cette valeur pour pouvoir émettre les factures. Au pire, sans espoir d'être payé, je garderais portes closes. Cher Philippe, ton esprit "bienveillant" nous perdra. Mais la crème de ces propos reste à venir.
«La semaine dernière, avec les patrons de Chancerelle, Franpac et Le Guellec, nous aurions dû faire partie d’un voyage en Chine de la Bretonne Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État au commerce extérieur. C’était calé. Au dernier moment, c’est tombé à l’eau. Des rendez-vous étaient pris avec des conserveurs là-bas, dans la province du Zhejiang. Une région extrêmement riche, avec un très grand port de pêche. Et quand ils font des investissements, ce sont des budgets considérables.»
Là, je me dis que les partenaires sociaux des entreprises concernées vont être heureux, enchantés d'apprendre qu'à leur tour, leurs responsables cherchent des pistes de délocalisation… Excusez-moi, de développement. Quant aux investissements, les Chinois les font chez eux et ont l'autofinancement nécessaire pour ce faire, sans apport extérieur. Le pouvoir de fascination de la Chine est intense. Cette fois encore, je ne dois rien comprendre. Philippe Paul a la "vista", moi non.
"Une armée sans agents secrets est un homme sans yeux ni oreilles." Sun Tzu*
Vous n'avez rien compris...
«C’était un projet de mécénat culturel et non un projet industriel comme certains l’avaient sans doute imaginé.»
Pour arriver à formuler cette phrase, il faut se remémorer, la saillie de notre sénateur-maire, il y a un an. Je vous incite à consulter l'article du Télégramme, in extenso, paru à l'époque, en cliquant ici :
>Le Télégramme – Douarnenez – 22.04.2009
Une nouvelle fois, pour ne pas dire, une fois de plus, nous n'avions rien compris à ce qu'entendait alors Philippe Paul par :
>Le Télégramme – Douarnenez – 22.04.2009
Une nouvelle fois, pour ne pas dire, une fois de plus, nous n'avions rien compris à ce qu'entendait alors Philippe Paul par :
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»
Un an plus tard, pourtant, il lève enfin un coin du voile. C'est du mécénat. Et c'est une posture parfaite, le mécénat. Cela permet de ne livrer aucun nom. Malin !
"Toute guerre est fondée sur la tromperie." Sun Tzu*
Thomas Rocher
dimanche 6 septembre 2009
Asteel – Beau gâchis
| Depuis le vendredi 4 septembre, les jeux sont faits. Les 134 salariés d'Asteel Flash sont sur le carreau. La liquidation maintenant prononcée par le tribunal de commerce, Douarnenez va devoir à nouveau panser les plaies de personnes, laissées en rade sur le bord de la route. La faute à la crise ? Pas uniquement. Celle du syndicat CGT ? Peut-être, mais… pas seulement. La responsabilité du groupe Asteel, très fortement. Et nos élus, eux, qu'ont-ils fait ? Difficile de juger, en l'état. Alors que, contexte de crise aidant, les médias n'ont de cesse de nous abreuver d'informations oscillant entre crise durable, récession, reprise et autres rogatons ; les salariés d'Asteel à Douarnenez vont goûter au terme chômage et à toutes ses conséquences. On ne peut que leur souhaiter bon courage. D'autant plus difficile à avaler, en cette période de rentrée scolaire. Pourquoi le site ferme-t-il ? A n'en pas douter, il ne faut pas aller chercher plus loin que la notion de profit et de rentabilité, visée par la direction du groupe. Rien qu'en France, la suppression du site de Douarnenez représente une disparition de 10% des effectifs d'Asteel Flash dans le pays. Et sur son site web, Asteel Flash l'affirme : "En 2008, les revenus annuels d'Asteel Flash ont atteint les 600 millions de dollars et les revenus anticipés pour l'année en cours sont de 650 millions. La solidité financière de la société, notamment au niveau des liquidités, servira de tremplin pour sa croissance à long terme et ses politiques d'investissement. Nos priorités : Innovation - Flexibilité - Expertise" Voilà qui ne peut que laisser songeur face au drame douarneniste… La flexibilité, mise en exergue par Asteel Flash est bel et bien en marche. Au vu des chiffres, il reste cependant une question. Pourquoi une si mauvaise sortie de conflit à Douarnenez ? Pourquoi, même si Asteel Flash se sent l'envie de fermer son site breton, ne daigne-t-il pas offrir une sortie digne à ses salariés ? Ont-ils autant démérité que cela ? Sont-ils si fautifs ? Pourquoi cette ultime humiliation ? Je n'ai pas de réponse à formuler sur cette ultime question. Je n'étais pas sur place pour juger de la pertinence de l'action syndicale engagée. Il y a eu certainement crispation, friction et incompréhension. Ce qui n'explique pas tout. Malgré tout, la lecture de la presse laisse songeur sur le delta qui pouvait exister entre l'action syndicale et l'aspiration des salariés. Ni fautifs, ni rien d'autre. Asteel a simplement saisi l'opportunité d'une rentabilité accrue et d'un dialogue social mal négocié. Demain lundi, rendez-vous en Préfecture. Phillippe Paul n'est pas à Falmouth. Il y pourra y être. William Boulic, lui, est quelque part en Grande-Bretagne. Sera-t-il à l'heure, au rendez-vous ? C'est la moindre des choses à espérer, alors que c'est la Communauté de communes qui a en charge l'économie. Et même si son président peut déléguer. 134, ce sont 90 personnes de plus, face aux 44 annoncées, au démarrage du conflit. (Lire aussi, ci-contre) | Et la suite ? C'est le préfet qui semble avoir voulu réagir au plus vite : "Particulièrement attentif au devenir des 134 salariés, le préfet a immédiatement décidé de réunir les élus et les décideurs impliqués pour examiner au plus vite les solutions envisageables. Cette réunion se tiendra lundi 7 septembre en préfecture." Il semble qu'il existe à Douarnenez, sous la conduite de la Communauté de communes, présidée par William Boulic, une cellule de revitalisation pour la zone de Lannugat. Il va réellement falloir qu'elle s'active. L'édile de Douarnenez, le sénateur-maire Philippe Paul, va lui aussi pourvoir méditer ses propos. C'était en avril dernier, à l'issue de son déplacement en Chine (Lire ici). Dans le Télégramme, toujours, Philippe Paul nous disait : «Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie» Filou, il va falloir aller le chercher, cet investisseur. C'est bel et bien le moment de prouver que ce n'était pas que des propos en l'air. |
| Lannugat, morne plaine "Cela fait trente ans qu'on travaille ici […]. On est rentré à 17 ans, 20 ans. On a connu Matra, Nortel, Solectron, Asteel... À chaque changement de patron, on a perdu des choses. Le 13e mois, des primes... Mais au moins, on gardait notre salaire. Aujourd'hui, c'est fini. Je ne sais pas comment on va faire." Ce constat (Le Télégramme – 5/09/09) est cinglant. Une gifle, un cri de détresse. C'est la preuve qu'aussi "forte" que puisse être notre réglementation du travail, elle n'empêche pas de se retrouver abandonné, au bord de la route. Tout le monde partira maintenant avec le minimum légal. 1 mois de salaire pour 5 ans de travail. La belle affaire. Thomas Rocher | Abonnées absents J'ai cherché les réactions des élus de gauche à ce séisme social et… Ben, c'est Waterloo, morne plaine. Damned ! L'édition du dimanche, ce n'est pas forcément la plus lue, mais tout de même ! Hou, hou ? Y'a quelqu'un ? Le blog du PC est muet. Le site du PS douarneniste itou ! Les Verts en parleront. Dans l'agenda mis en ligne, hier samedi, c'est à l'ordre du jour, sans qu'il n'y ait une réaction. Je sais que c'est la rentrée des classes, mais tout de même. |
samedi 25 avril 2009
Filou, c'est Tintin… en Chine !
Le Télégramme, dans son édition du mercredi 22 avril nous a livré un "joli papier" sur le déplacement du train de sénateurs "raffarinesque" en Chine. C'est un fait, nous avons vraiment de la chance que ce mandat permette à Philippe Paul de voyager !
Je ne sais si la journaliste était sous le charme du quadra pour nous sortir une telle brosse à reluire ou si tout le papier est au second degré. J'hésite… Ce que je constate cependant, c'est qu'il n'y a pas une seule pointe critique. Tout y est délivré sur le mode "Je vais bien, tout va bien".
Braderie sur les baumes adoucissants
Tout va tellement bien que Philippe Paul nous indique qu'il est un créateur d'emploi ! Et oui, la comm, ça ne paye pas… La preuve ? Soizik Dijon, à la tête d'Arpège communication et conseillère municipale, chargée de la communication (et y'a du boulot à la mairie… Lire "Vœux d'avril", ci-avant) est aussi assistante parlementaire à mi-temps de Philippe Paul à Douarnenez.
A part cela, on nous dresse la liste exhaustive des commissions auxquelles il participe et l'on remet une couche sur son amour de l'armée de l'air, sa situation de réserviste de l'avia. Et parce qu'il aime bien l'armée (c'est son droit), le ripolinage se poursuit. Ile Longue ou gendarmerie font aussi partie du tableau. N'en jetez plus ! Il pourrait devenir ministre de la Défense lors d'un prochain remaniement !
Ça ne marche pas...
C'est ici que la conversation ; pardon, l'échange avec la journaliste ; bascule dans le croquignolesque ! Sous le titre "Un dîner à l'ambassade…", Philippe Paul, nous livre deux grands scoops ! Accrochez-vous !!!
Là, l'on a deux choix. Soit Philippe Paul s'est converti au "socialisme de marché" et c'est inquiétant, soit… Soit il a de nouveau sorti une bêtise monstrueuse. Et je penche plutôt pour la seconde option.
La première partie de sa phrase n'est pas contestable. C'est un fait. La deuxième est stupéfiante de connerie. En clair, pour que cela fonctionne en France, il faut contrôler et brimer. Créer des castes et, surtout, stimuler le libéralisme. En clair, il faut pouvoir exploiter. Pitoyable !
Alors que l'industrie française est à nouveau dans sa phase de déclin, Filou est-il en train de suggérer que les ouvriers sont trop payés ? Que nous ne sommes pas assez compétitifs parce que nous en demandons trop ? Mais que veux-tu dire au juste, Philippe, lorsque tu te vautres dans une telle assertion ?
Mépris ou bêtise ? La bonne affaire !
Aurais-tu oublié ce qui est l'origine de Douarnenez ? L'industrie agro-alimentaire. Les sardinières, pour être précis. Crois-tu qu'elles n'ont pas lutté pour avoir des jours meilleurs ? Penses-tu que leur statut soit réellement enviable à l'époque actuelle ? Car même si les choses se sont améliorées, tu ne tiendrais pas longtemps, je pense, derrière la chaîne, chez Chancerelle, par exemple.
Autre exemple. Celui d'ex Paulet, c'est-à-dire Petit Navire, balloté au gré des courants depuis que le contrôle familiale a disparu, au profit de groupes divers tels Heinz ou actuellement MW Brands. Crois-tu que tu serais actuellement un ouvrier heureux alors que l'usine semble se vider au fil des ans ?
Bien sûr, en ne mettant que ces deux exemples, je ne couvre pas la totalité du panorama industriel de Douarnenez. Cependant, les exemples de déception ne manquent pas. Mais, fallait-il que les salariés courbent l'échine pour que tout ait mieux fonctionné ? Ton affirmation est dégoutante. Elle est méprisante. Si la Chine était une démocratie, je n'aurai rien dit. Ce n'est pas le cas. Et sans y être allé (et il est certain que je resterai bouche bée devant certains paysages et autres constructions), je crois que ton jugement est celui d'un étranger baladé sur la face "montrable" des choses. L'emballage de ce voyage, l'hôtel et les soirées de l'ambassadeur devaient être parfaits !
La deuxième info, c'est donc la rencontre, chez l'ambassadeur, entre deux Ferrero Rochers, certainement, avec un potentiel investisseur français à Dz.
Je ne sais si la journaliste était sous le charme du quadra pour nous sortir une telle brosse à reluire ou si tout le papier est au second degré. J'hésite… Ce que je constate cependant, c'est qu'il n'y a pas une seule pointe critique. Tout y est délivré sur le mode "Je vais bien, tout va bien".
Braderie sur les baumes adoucissants
Tout va tellement bien que Philippe Paul nous indique qu'il est un créateur d'emploi ! Et oui, la comm, ça ne paye pas… La preuve ? Soizik Dijon, à la tête d'Arpège communication et conseillère municipale, chargée de la communication (et y'a du boulot à la mairie… Lire "Vœux d'avril", ci-avant) est aussi assistante parlementaire à mi-temps de Philippe Paul à Douarnenez.
A part cela, on nous dresse la liste exhaustive des commissions auxquelles il participe et l'on remet une couche sur son amour de l'armée de l'air, sa situation de réserviste de l'avia. Et parce qu'il aime bien l'armée (c'est son droit), le ripolinage se poursuit. Ile Longue ou gendarmerie font aussi partie du tableau. N'en jetez plus ! Il pourrait devenir ministre de la Défense lors d'un prochain remaniement !
Ça ne marche pas...C'est ici que la conversation ; pardon, l'échange avec la journaliste ; bascule dans le croquignolesque ! Sous le titre "Un dîner à l'ambassade…", Philippe Paul, nous livre deux grands scoops ! Accrochez-vous !!!
«C'est un grand peuple, assure Philippe Paul. Quand on est là-bas, on comprend tout de suite pourquoi ça ne marche pas ici»
Là, l'on a deux choix. Soit Philippe Paul s'est converti au "socialisme de marché" et c'est inquiétant, soit… Soit il a de nouveau sorti une bêtise monstrueuse. Et je penche plutôt pour la seconde option.
La première partie de sa phrase n'est pas contestable. C'est un fait. La deuxième est stupéfiante de connerie. En clair, pour que cela fonctionne en France, il faut contrôler et brimer. Créer des castes et, surtout, stimuler le libéralisme. En clair, il faut pouvoir exploiter. Pitoyable !
Alors que l'industrie française est à nouveau dans sa phase de déclin, Filou est-il en train de suggérer que les ouvriers sont trop payés ? Que nous ne sommes pas assez compétitifs parce que nous en demandons trop ? Mais que veux-tu dire au juste, Philippe, lorsque tu te vautres dans une telle assertion ?
Mépris ou bêtise ? La bonne affaire !
Aurais-tu oublié ce qui est l'origine de Douarnenez ? L'industrie agro-alimentaire. Les sardinières, pour être précis. Crois-tu qu'elles n'ont pas lutté pour avoir des jours meilleurs ? Penses-tu que leur statut soit réellement enviable à l'époque actuelle ? Car même si les choses se sont améliorées, tu ne tiendrais pas longtemps, je pense, derrière la chaîne, chez Chancerelle, par exemple.
Autre exemple. Celui d'ex Paulet, c'est-à-dire Petit Navire, balloté au gré des courants depuis que le contrôle familiale a disparu, au profit de groupes divers tels Heinz ou actuellement MW Brands. Crois-tu que tu serais actuellement un ouvrier heureux alors que l'usine semble se vider au fil des ans ?
Bien sûr, en ne mettant que ces deux exemples, je ne couvre pas la totalité du panorama industriel de Douarnenez. Cependant, les exemples de déception ne manquent pas. Mais, fallait-il que les salariés courbent l'échine pour que tout ait mieux fonctionné ? Ton affirmation est dégoutante. Elle est méprisante. Si la Chine était une démocratie, je n'aurai rien dit. Ce n'est pas le cas. Et sans y être allé (et il est certain que je resterai bouche bée devant certains paysages et autres constructions), je crois que ton jugement est celui d'un étranger baladé sur la face "montrable" des choses. L'emballage de ce voyage, l'hôtel et les soirées de l'ambassadeur devaient être parfaits !
La deuxième info, c'est donc la rencontre, chez l'ambassadeur, entre deux Ferrero Rochers, certainement, avec un potentiel investisseur français à Dz.
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»Là, c'est le pied ! Avec ce "président d'une très grosse entreprise française", vous avez donc envisagé un projet. Je ne sais pas pourquoi, je me dis qu'il va falloir compter les mois, les années… Tu as oublié ce que te disais ta grand-mère ? Toujours tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ! Je crois (mais tant mieux, si je me trompe) que tu aurais vraiment du le faire cette fois-ci. Tu risques, avec un tel enthousiasme, de te brûler les ailes…
Thomas Rocher
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