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jeudi 24 juin 2010

Édito. Y'a le feu ?

Communiquer n'est jamais une chose facile. Nul n'est taillé d'emblée pour bien le faire. Philippe Paul ne l'est pas. La conférence de presse convoquée  lundi en est l'exemple parfait … L'exemple de ce qu'il ne fallait pas faire. Explication de texte.

Qu'il s'agisse du Télégramme, sous la plume de Marie-Line Quéau ou de Ouest-France, sous celle de Marc Escudié, le constat après lecture des articles est le même, flagrant : loin de tout, il est difficile de colmater les brèches. Et sur place, une fois le mal fait, rien n'est gagné. Et pourtant, c'est devenu une spécialité de Philippe Paul, sénateur-maire de la ville que d'essayer. En vain.

Reprenons le scénario, dans l'ordre. Une fois de plus, Philippe Paul nous l'a joué : la Chine, c'est bien, la France, ça craint. Pire qu'une équipe de France en déroute, la municipalité communique sur la suppression de la découverte du breton, en l'absence du coach. On voudrait que ça provoque des remous que l'on ne ferait pas autrement. C'est bel est bien ce qui est advenu.

Un joyeux foutoir...
Le sénateur-maire en Chine, deux infos ont filtré. La suppression de la découverte de la langue bretonne dans les classes du primaire public ET le départ d'un fonctionnaire d'importance, en la personne de Patricia Semence, directrice générale adjointe et directrice des finances. N'en jetez plus, la cours est déjà pleine !

Pendant ce temps-là, sous le feu, la casserole de lait bouillait. La MJC était dans la ligne de mire des réductions de budget, voire du changement de gestion, donc de pilotage. Au feu ! Mais le pompier était loin, scrutant avec attention l'exposition universelle de Shanghai. Oui, en Chine, pour le moment, ils sont encore dociles.

De retour en France, comme un jour de sécheresse dans les Monts d'Arrée, Philippe Paul se rend compte qu'il y a… le feu. Forcément, à être absent quand la municipalité jette un pavé dans la mare, on doit se douter qu'il peut y avoir quelques flammes "débordantes". C'était le cas.

A peine débarqué à Roissy, et de retour à Quimper-Pluguffan, notre sénateur-maire n'a pu que constater l'ampleur des dégâts. Les écoles publiques sont vent-debout contre cette décision non-concertée de la suppression de la découverte de la langue bretonne. Et puis, mais il le savait avant de partir, une fonctionnaire (d'importance) était inscrite au tableau des portés disparus. Le départ d'Olivier Sourdet ne suffisait pas.

Par ailleurs, se tramait la fronde de l'association en charge de la MJC. Armelle Le Losq, sa présidente, dégainait un rétrécissement du budget alloué à l'association. Une diminution qui entrainait une impossibilité de faire ce qui était programmé. Fort de cela, notre sénateur-maire ne reculait pas devant l'adversité. Le conseil municipal de vendredi doit délibérer sur un avenant pour payer les salaires. La subvention est en hausse et pèse à elle-seule 40% du budget aux associations. "La balle est dans le camp de la MJC".

Un autre point venait ternir le retour de l'édile. En Chine, ils bossent pour pas cher. En France, ils bossent pour trop cher ? Quoiqu'il en soit, il alla sur le terrain, alors qu'au Leader-Price se jouaient deux licenciements. Deux caissières. Pétri de bonnes intentions, Philippe Paul, accompagné d'Erwan Le Floch, demandait alors au directeur d'attendre la fin de l'été pour les licencier. Punaise ! La parole publique, c'est réconfortant.

On nous aurait menti ?
Trois sujets, trois difficultés. Trois faux-pas, aussi. A être trop éloigné du terrain, on fait des bêtises. Philippe Paul, depuis son retour de Chine, n'a cessé de les étaler. Il vote, en tant que conseiller général, une convention sur l'apprentissage du breton, il veut la changer, en tant que maire. Ses fonctionnaires l'abandonnent. Il ne moufte pas, tel Raymond Domenech, impuissant, mais toujours chef. Il voudrait défendre l'emploi ? Il plaide pour un sursis.

Faut-il rajouter quelque chose à ce triste tableau ? Oui, allons-y. Ce n'est pas par cynisme. C'est un simple constat de nullité. A propos du financement de la MJC et des économies à faire, Marc Escudié nous rapporte dans Ouest-France, cette ultime saillie :

«Dans tous les domaines, il nous faut faire des efforts. Ce matin
   (21 juin 2010), nous nous sommes aperçus qu'il fallait reprendre
  entièrement le parc informatique de la mairie. Il y en a pour
  400 000 € !
».

Cette phrase, à elle seule, montre combien, parfois, le maire semble nous prendre pour des idiots. A moins qu'il n'y ait aucun pilote dans l'avion et que des "imbéciles" dans les services, j'ai réellement l'impression (souvent) qu'il nous prend pour des crétins. On ne découvre pas du jour au lendemain qu'un parc informatique est obsolète. Et à 600 € /pièce pour des machines de compétition, logiciels compris (sur la base de 1200 € de logiciels), ce sont 220 machines qui sont à renouveler. Mais que vient faire cette somme de fonctionnement, face à une subvention ?

Vendredi, le conseil municipal s'annonce d'ores et déjà agité. Il va falloir cesser de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes… Certaines choses semblent ne pas aller bon train dans cette municipalité. De qui se moque-t-on en faisant de telles déclarations ? Le dossier du financement des écoles privées ne viendra qu'ajouter une touche de mécontentement supplémentaire. Et on nous parlera alors d'austérité ?

Sinon ? Sinon, le foot, c'est la déroute. Et alors ?

Thomas Rocher

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samedi 19 juin 2010

Va-t-il falloir lancer un appel à la résistance ?

70 ans que l'appel à la résistance du général De Gaulle fut lancé une première fois le 18 juin sur Radio Londres, avant d'être réitéré le 22. C'est au deuxième rendez-vous que l'appel du général trouvera audience. Et à Douarnenez, ne faudrait-il pas lancer un appel à la résistance ? Pour résister à quoi ? Pour ne pas sombrer dans la pensée étriquée dont les premiers effets destructeurs se font ressentir.

Philippe Paul, maire de la cité penn-sardine, a choisi comme repli la Chine. Il vient de s'offrir, aux frais du contribuable, un nouveau déplacement en Chine, en compagnie de Jean-Pierre Raffarin et d'une délégation française. L'international, c'est bien. Cependant, comment prétendre que l'on est un interlocuteur de bon niveau là-bas, alors qu'ici, …

Licenciement ? "Après la saison, s'il-vous plaît !"
Dans le Canard Enchaîné, Philippe Paul aurait certainement été en bonne place pour apparaître en "Noix d'honneur" ou pour avoir franchi le "Mur du çon".

Le mercredi 16 juin, le personnel manifestait son mécontentement en débrayant et manifestant devant le magasin Leader-Price. Deux postes sur un effectif total de 12 sont appelés à être supprimés.

Philippe Paul et Erwan Le Floch sont allés à la recherche du pourquoi de la manifestation en entrée de ville. Le Télégramme nous rapportait sous la plume de Marie-Line Quéau, une fois les explications données, les propos édifiants de Filou :

«J'ai rencontré le directeur et lui ai suggéré de surseoir aux licenciements jusqu'en septembre, question de ne pas licencier des gens avant l'été.»

Voilà enfin une saine parole, monsieur Paul ! "S'il vous plaît, monsieur le directeur, virez les, mais virez les après la saison." Tu parles d'une posture de défenseur de l'emploi ! Les deux mères de familles, âgées de 26 et 43 ans, et appelées à rejoindre les déjà lourds effectifs du Pôle emploi, ont du être rassurées d'être si vivement défendues par un sénateur-maire d'une telle carrure.

C'est juste "crasse" de s'autoriser de telles paroles, face à deux personnes qui vont rejoindre le club des chômeurs. Elles ont besoin de leur salaire pour continuer à vivre. Mais, je suis bête, Philippe Paul revenait de Chine ! Il avait certainement toujours une vision altérée du traitement des salariés. Décalage horaire oblige.

A moins que dans son baladeur MP3, assis en Business class, il ait écouté Charles Aznavour en boucle. Une chanson, "Emmenez-moi". En tête, une image, Douarnenez au soleil et il fredonnait, en sirotant son verre :
«Emmenez-moi au bout de la terre
    Emmenez-moi au pays des merveilles
    Il me semble que la misère
    Serait moins pénible au soleil
»
charles aznavour - emmenez moi
envoyé par bisonravi1987. - Regardez la dernière sélection musicale.

Le sommeil l'avait gagné. Lui, rejoignait la France et pensait à son bout du monde, en pays penn-sardine, au bout de la terre, au soleil…

Mairie, à qui le tour ?
Comme les sardines vous l'indiquait déjà, à peine le directeur général des services sur la ligne de départ, d'autres suivraient. Le budget 2010 a-t-il été difficile à avaler ? Quoiqu'il en soit, c'est Patricia Semence, directrice des finances,  qui est cette fois en partance, comme le révélait le mercredi 16 juin, Hubert Orione, dans les colonnes du Télégramme.

Ça bouge en mairie ! C'est le moins que l'on puisse dire. Celle qui est aussi directrice générale adjointe est en partance pour le sud-ouest. Depuis l'épisode Gérard Quéré, la vague est toujours vive. La mairie de Douarnenez c'est un peu comme le Loto : à qui le tour ? Quoiqu'il en soit, ce n'est que la partie visible de l'iceberg…

Le breton, suivant l'humeur.
Un seul constat s'impose, notre maire n'est pas constant dans ces décisions. Quand il était conseiller général, il votait pour l'initiation à la langue bretonne. Maintenant maire de Douarnenez, il s'en dégage. Le "problème" du  financement n'est qu'un voile jeté à la va-vite pour masquer l'idiotie de cette décision. On ne sait toujours pas à quoi servirait l'argent dégagé. Participer au financement d'un nouveau poste de policier municipal ? 

Enfin ! Sinon, les travaux ont enfin démarré au Port-Rhu. Ils permettront aux visiteurs de Temps Fête 2010 de ne pas rencontrer un quai défoncé. Ce sera mieux que l'actuelle verrue, due aux fortes pluies du 7 octobre 2009.

Temps Fête toujours. Est-ce le signe d'un nouvel envol ? Quoiqu'il en soit, Jean-Michel Le Boulanger, maintenant conseiller régional, vice-président en charge de la culture, laissera la barre des fêtes maritimes à Xavier Leclercq, qui fût patron de Brit Air. Bon vent à lui. Rendez-vous le 26 juillet pour le passage de témoin.

Fête de la musique ? Ce sera sans la MJC. En cause, le rétrécissement du budget. Ah, culture, quand tu nous tiens !

Casse. Plus de rétroviseur(s) sur votre voiture ? Il semble que le gang des casseurs de rétro ait repris vie dans le week-end du 13 au 14 juin. De nombreux véhicules ont été abimés. Pas au centre-ville, non. "Juste" du Port-Rhu au port de Tréboul.

Yoann, Dz c'est chez toi. Sinon, vous, ça va ? Oui, côté foot, la coupe du monde, l'équipe de France, c'est pas ça... Encore moins pour Yoann Gourcuff qui semble y passer de mauvais moments sur le plan personnel (comme le rapporte Le Monde - 19.06.2010, citant l'Équipe). A Douarnenez, on sera content de le retrouver pour un peu de repos réparateur, en famille !



Allez, bon courage. La rentrée, tant au niveau national qu'au niveau local, s'annonce agitée. Résistance !
Thomas Rocher
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samedi 12 juin 2010

Philippe Paul en Chine. (L'interview imaginaire)

Depuis le 6 juin dernier et jusqu'à demain dimanche, le sénateur-maire de Douarnenez, Philippe Paul est à nouveau embarqué par l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dans un voyage en Chine. Au programme : discussions, découvertes et banquets. Les sardines s'imaginent au téléphone, interviewant notre édile, au terme d'un "intense" voyage.

Philippe Paul, bonsoir. Vous êtes presque arrivé au terme de votre semaine chinoise. Qu'en retenez-vous ?
Philippe Paul : Bonsoir. J'en retiens qu'il faut venir avec des pantalons de deux tailles supérieures dans ses valises pour pouvoir rentrer, hé, hé ! Nous n'avons pas arrêté de manger. Cette semaine n'a été que succession de banquets et autres agapes variées. J'ai du prendre cinq kilos, au bas mot. De manière plus sérieuse, ce déplacement initié par Jean-Pierre (Raffarin, NDR) est un nouvel émerveillement !

Pouvez-vous préciser ?
PP. La succession de rendez-vous avec de hauts dignitaires, de nombreux responsables politiques, tous plus exquis les uns que les autres nous a permis une nouvelle fois de jeter un nouveaux regard éclairé et éclairant sur le développement de ce grand pays. La réussite de l'exposition universelle de Shangaï en est la démonstration. Et toute cette verdure !

Mais encore ?
PP. Ici, tout est grand et pas cher. Chez nous c'est l'inverse. Ici, on paie les salariés une misère pour qu'ils travaillent longtemps, en France on les paie trop cher et ils travaillent peu. Au moins, sur ce point, nous avons fait le plein d'idées sur un plan de transformation de notre pays et de son système de travail, mais aussi de retraites.

C'est un point de vue que vous défendriez au Sénat ?
PP. Il est temps que la France se reprenne en main. Nous ne passerons pas à côté de difficiles et douloureuses réformes, mais comment ne pas le faire, alors que ce pays offre tout les avantages du communisme appliqué aux masses laborieuses, pour une meilleure redistribution capitaliste aux oligarques ? Hein, Poutine le fait très bien en Russie. La Chine est sur une même voie, alors pourquoi pas la France puisque le cœur des Français reste très social, donc foncièrement à gauche ?

Lors de votre précédent déplacement, vous indiquiez à votre retour, avoir rencontré un partenaire économique et industriel français, susceptible d'initier un projet pouvant contribuer au développement de l'emploi à Douarnenez. Où en êtes-vous ?
PP. Nous en sommes à la formalisation de nos accords. Je tiens à préciser mon propos, cependant, hein ? J'avais indiqué à l'époque que ce projet pouvait contribuer à la bonne santé de Douarnenez, hein. En lui permettant de se développer à l'étranger. Nous sommes en train de discuter de TOT* pour notre industrie agroalimentaire, d'accord ? Les Chinois vont se positionner sur la conserve de poisson, vendons leur notre savoir-faire. Ils sont maintenant "mûrs" pour le payer à bon prix.
(* Transfert of technology – Transfert de technologie)

Quelles retombées pour Douarnenez ?
PP. Ils viendront chez nous en formation.

C'est tout ?
PP. Bien sûr que non, hein ? Ils sauront, en moins de 5 ans, livrer des boîtes de sardines à l'huile à un prix cinq fois moins cher que ce qu'on peut actuellement trouver en rayon. Ce n'est pas rien, hein ?

Vous êtes convaincu que c'est un plus pour Douarnenez ?

PP.
Bien sûr ! Qui ne rêve pas de payer moins cher ses boîtes de sardines ? La boîte que vous payez actuellement entre 0,85 et 1,30 euro, quand vous ne la payerez pas plus de 0,15 à 0,60 euro pour le plus haut de gamme, vous ne serez pas content ?

Et sur le plan de l'emploi local ?

PP.
Les conserveries chinoises vont pouvoir se développer ! C'est énorme !!!

Je parlais de Douarnenez, Monsieur Paul.

PP.
Oui, alors, à Douarnenez, hein… Heu… Et bien… Un instant.
(Philippe Paul met sa main sur le micro de son téléphone. Ne couvrant pas la totalité du bruit, un appel en direction de Jean-Pierre Raffarin est lancé. Un échange rapide suit entre les deux hommes.)
Alors, pour Douarnenez, hein ? C'est l'occasion de se lancer dans les travaux à forte valeur ajoutée. Les conserveries garderaient une ligne de production en local et toute l'activité de recherche et développement.

Cela ne développerait pas l'emploi, bien au contraire…

PP.
Non, mais la manne financière, si ! Les activités de R&D, c'est la richesse de l'entreprise. Vous voyez, c'est comme mon I Phone avec lequel je vous réponds actuellement. Les Américains le développent et les Chinois le fabriquent pour que dalle. C'est pas le rêve, ça, hein ?

Vous êtes convaincu que cela serait un plus pour Douarnenez ?

PP.
C'est certain ! Cet afflux de matière grise grassement, heu non, fort bien rémunérée ne peut que participer au renouvellement de la ville et de sa population, en nous ouvrant de nouveaux horizons.

Nous quittons l'international pour revenir au local, si vous le voulez bien. A Douarnenez, beaucoup de voix s'élèvent actuellement contre la suppression des cours de découverte de la langue bretonne en primaire. Pourquoi avoir supprimé ce volet de découverte linguistique ?

PP.
La langue bretonne n'est pas porteuse de développement. J'en profite d'ailleurs pour vous annoncer une nouvelle qui ravira certainement les Douarnenistes.

Ah ?

PP.
Le conseiller général en charge de la langue bretonne, André Le Gac, a bon dos de venir pleurer de ce désengagement. Nous allons faire plus ! Je viens de signer avec la Chine un contrat pour l'apprentissage du chinois dès le primaire.

Hein ?

PP.
Oui, et accrochez-vous ! La ville, non contente de faire des économies, va maintenant pouvoir passer à la vitesse supérieure dans les échanges internationaux ! Pour un coût total identique à ce que nous versions pour la découverte du breton, nous passons à l'apprentissage du chinois, dès le primaire, à raison de 4 heures par semaine et par classe et pour toutes les écoles !

Comment ferez-vous pour les professeurs ?

PP.
La France a gardé une très bonne image en Chine. Hier soir, Alain Delon était encore des nôtres, à table. Mireille Mathieu fait une grande tournée triomphale dans le pays actuellement. Les Chinois nous aiment toujours. Alors, après un coup de fil à mon ami Brice Hortefeux et avec son accord, nous ramenons 15 professeurs qui vont intégrer les classes et déployer le bilinguisme français-chinois dès la rentrée prochaine. Alors, hein, qu'on ne vienne pas me dire qu'en plus de faire des économies, cette municipalité n'est pas pragmatique et créative !
Sur ce, je vous laisse, nous avons une dégustation de bières Tsingtao et d'un délicieux Maotaï en digestif, dans quelques instants. Wǒ de dāi liū le. Zài dǎ diàn huà lián luò ba?*...

(* : il faut que j'y aille. On se rappelle ?)
Thomas Rocher

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dimanche 25 avril 2010

L'amour rend aveugle

Dimanche dernier, bien inspiré, je ressortais les éléments de l'interview de Philippe Paul, fraîchement revenu de Chine. C'était il y a un an. Grand bien m'en a pris. Il en parle ce dimanche dans le Télégramme. Marie-Line Quéau est allée le revoir pour évoquer à nouveau ce voyage qui l'avait transcendé. Et en plus, pauvres pékins que nous sommes, d'autres et moi, n'avions rien compris à ce qu'il nous disait il y a un an. Cela vaut bien un retour à l'envoyeur et une nouvelle mise en boîte !

Appert, y'en a pas deux !
«L’intérêt des Chinois pour les technologies de la conserve telles que nous les maîtrisons ici est tout à fait réel, s’enthousiasme le maire. Et si certains ont pensé espionnage industriel, ils se trompent. Il leur faudrait dix ans pour parvenir au même niveau de résultats.»
Il faut toujours une bonne citation pour commencer. Celle-ci est parfaite ! Et au passage, c'est plus la technique de la conserve, que la technologie. Donc, explication de texte : les Chinois, ils sont gentils. Ils ne viennent pas espionner, ils n'en ont même pas besoin. On leur ouvre grand les portes pour que, dans dix  ans, ils puissent nous fourguer leurs produits en boîte.
"Une armée victorieuse remporte l'avantage, avant d'avoir cherché la bataille;
une armée vouée à la défaite combat dans l'espoir de gagner." Sun Tzu*

Le plus stupide dans cette assertion du sénateur-maire, au sujet de l'appertisation est sa conclusion.
«Non. Ce qu’il y a en ligne de mire, ce sont des échanges de savoir-faire.»
Elle est bien bonne ! Des échanges de savoir-faire. Quand il s'agit d'un sujet qu'ils ne maîtrisent que peu et sur lequel ils n'ont rien à nous apporter, on n'appelle pas cela "échange", on parle de transfert. Et pour tout vous dire, cher Philippe, ce savoir-faire coûte très cher. Moi, je serais Chancerelle, Franpac ou Le Guellec, je commencerais à faire le chiffrage de cette valeur pour pouvoir émettre les factures. Au pire, sans espoir d'être payé, je garderais portes closes. Cher Philippe, ton esprit "bienveillant" nous perdra. Mais la crème de ces propos reste à venir.
«La semaine dernière, avec les patrons de Chancerelle, Franpac et Le Guellec, nous aurions dû faire partie d’un voyage en Chine de la Bretonne Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État au commerce extérieur. C’était calé. Au dernier moment, c’est tombé à l’eau. Des rendez-vous étaient pris avec des conserveurs là-bas, dans la province du Zhejiang. Une région extrêmement riche, avec un très grand port de pêche. Et quand ils font des investissements, ce sont des budgets considérables.»
Là, je me dis que les partenaires sociaux des entreprises concernées vont être heureux, enchantés d'apprendre qu'à leur tour, leurs responsables cherchent des pistes de délocalisation…  Excusez-moi, de développement.  Quant aux investissements, les Chinois les font chez eux et ont l'autofinancement nécessaire pour ce faire, sans apport extérieur. Le pouvoir de fascination de la Chine est intense.  Cette fois encore, je ne dois rien comprendre. Philippe Paul a la "vista", moi non.
"Une armée sans agents secrets est un homme sans yeux ni oreilles."  Sun Tzu*

Vous n'avez rien compris...
«C’était un projet de mécénat culturel et non un projet industriel comme certains l’avaient sans doute imaginé.»
Pour arriver à formuler cette phrase, il faut se remémorer, la saillie de notre sénateur-maire, il y a un an. Je vous incite à consulter l'article du Télégramme, in extenso, paru à l'époque, en cliquant ici :
>Le Télégramme – Douarnenez – 22.04.2009

Une nouvelle fois, pour ne pas dire, une fois de plus, nous n'avions rien compris à ce qu'entendait alors Philippe Paul par :
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»
Un an plus tard, pourtant, il lève enfin un coin du voile. C'est du mécénat. Et c'est une posture parfaite, le mécénat. Cela permet de ne livrer aucun nom. Malin !

"Toute guerre est fondée sur la tromperie." Sun Tzu*
Thomas Rocher

dimanche 18 avril 2010

Parfois, j'ai juste envie de dire : "c'est bien"…

Vous ne vous imaginez peut-être pas comment il est parfois difficile d'écrire souvent sur l'actualité politique d'une ville. Même si, comme certains l'affirment, c'est toujours à charge. J'aurais tendance à relativiser et dire souvent, plus que toujours.

Pour preuve, et parce que parfois, je suis positif, commençons par dire que c'est bien. Enfin elle a disparu ! Qui ou quoi a disparu vous demandez-vous ? L'affiche des vœux 2010, bien sûr ! Enfin, elle a été ôtée des 4*3 municipaux. Il était temps.

Et sinon ? Bah, il n'y a toujours pas d'appel à un apéro géant à Douarnenez sur Facebook. Ben, non. Pas l'once d'une mobilisation. Je ne suis pas allé regarder s'il y avait un appel à un goûter géant. Qui sait ? Ça peut aussi avoir de la gueule ! Et les goûters, la municipalité sait qu'ils sont de vrais lieux d'échange. (Relire ici l'histoire du minibus)

Quel beau journal !
Le printemps est une préoccupation intense pour Philippe Paul. C'est certain ! Bravache, le sénateur-maire parle même d'un élan de saison. Diantre. Alors, pour convaincre tout le monde qui rien ne va mal, il applique la méthode Coué. Il le dit d'ailleurs lui-même dans son édito :
« […] Combien d’entre nous connaissent bien nos forces et notre potentiel économiques ? Pourquoi ne laisser paraître que les difficultés rencontrées ? C’est aussi et surtout en évoquant ce qui va bien que la dynamique se crée naturellement et qu’en découle l'attractivité de notre ville. C’est dans ce but que nous vous proposons une rubrique économique née en janvier dernier dans le journal municipal. »
Certes, mais passé ce constat ? Je m'étonne ainsi, par exemple, de ne pas voir Chancerelle en ces pages. Cette entreprise agroalimentaire est en l'état la plus importante et la plus vivante du secteur.  Je n'ai rien, bien au contraire, à l'encontre de la Sobad ou de la Coopérative maritime, mais tant qu'à évoquer des belles réussites, les conserves Connétable en sont un exemple certain. Et pourvu que cela dure !

Plus loin, dans un semblant d'esprit raisonné et apaisant, le sénateur-maire poursuit : "Nous ne cherchons pas à faire du 'révolutionnaire' ou du 'sensationnel'." Ça tombe bien, aurais-je envie de glisser. L'époque est peu propice au sensationnel. Au révolutionnaire, ça reste à voir. C'est malgré tout ce qui s'est passé lors du dernier conseil municipal, consacré au budget. L'annonce de la construction d'une salle polyvalente fait, il me semble, partie du sensationnel, dans les conditions où cela s'est passé. A se demander à quoi servent le conseil municipal et les commissions. De simples chambres d'enregistrement ?

Thomas Rocher

En bref
Le budget ?
Ceci n'est quasi qu'un jugement purement esthétique. Je mets cette remarque préalable en avant, sinon, on va me dire que je me saisis vraiment de tout pour uniquement "frapper"… Il n'empêche. Encarté dans le bulletin municipal, le budget 2010 fait dépliant publicitaire. Pour tout vous dire, le code couleur et les slogans m'ont fait penser à un dépliant promotionnel d'une enseigne discount. Avec des rappels comme "des décisions fidèles à nos engagements", ou en "le redressement se confirme" sans oublier "pas d'augmentation des taux", le discours est similaire à celui d'une promotion massive. Il y a même un label, un peu comme un poulet Label Rouge® : "Validés par le Trésor Public". Histoire de le dire haut et clair, le produit est certifié ! On le sait, 2010 est une année charnière. Et 2011, une année porte ou une année fenêtre ? Vraiment, parfois, je le redis, j'ai l'impression d'être pris pour un gond…

Des vessies pour des lanternes…
C'est mon agacement pour la semaine à venir, la course croisière de l'Edhec sera de passage à Douarnenez à compter de mardi, fin d'après-midi.  Le 26 février 2010, le conseil municipal actait à 32 voix pour et 1 abstention, une subvention de 5 000€ en faveur de l'association organisatrice, sans compter la logistique. Il est indiqué dans la délibération :
« Une subvention de 5 000 € destinée à couvrir une partie des frais d’organisation à Douarnenez est sollicitée en contrepartie d’une couverture médiatique régionale et nationale prévoyant des citations de la Ville de Douarnenez avec son logo. »
Las ! Un simple détour par le site web de la course-croisière Edhec vous prouvera que le passage par Douarnenez n'est là qu'à titre anecdotique. Quant au logo de la ville de Douarnenez, la municipalité peut simplement constater qu'il n'y est pas. Le passage par Douarnenez et les retombées presse ? A lire dans les excellents Télégramme et Ouest-France…
Alors que les subventions aux associations font grise mine, il aurait certainement été bon de signer une convention, afin de vérifier que l'argent versé était dépensé de bonne manière. L'autre engagement aurait été de ne payer que sur acte et réalisation. Sur ce coup, tous élus confondus, Dz s'est fait berner ! Allez, on se consolera avec le Grand Prix.

Il y a un an, jour pour jour.

Sinon, question au sénateur-maire. Où en est-il sur le projet économique pour Douarnenez avec une grosse entreprise française ?  Enfin, moi je dis ça… Mais, n'oublions pas qu'il disait à l'époque :
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie.»
Le détail de l'épisode est ici. C'était le 22 avril 2009 dans le Télégramme et le 25 sur ce même blog.

dimanche 10 janvier 2010

Et le paon de faire la roue !

Vous avez peut-être su que notre sénateur-maire, Monsieur Philippe Paul, recevait une délégation économique chinoise cette semaine. Vendredi, pour être exact. Et parce que, "tout va très bien, Madame la Marquise", Filou a montré aux visiteurs asiatiques la plus belle vitrine de "sa" ville, c'est-à-dire ce qui fonctionne en matière de poisson.

Et c'est un fait, face à cette mondialisation qui court toujours, Connétable fait figure d'Astérix, résistant face à l'envahisseur. Il faut dire que le groupe Chancerelle persiste à rester familial. Un "luxe" alors que tous les autres ont été absorbés par des fonds américains, européens ou exotiques, laissés à la main d'âpres dirigeants et actionnaires, dont la seule foi est profit et rentabilité maximum. Pourvu que cela dure.

Et pan sur le bec !
Depuis le début de l'année dernière, Philippe Paul est tombé amoureux de la Chine, ce pays fabuleux au personnel docile. Il en semble tellement amoureux qu'il voit visiblement Douarnenez comme possible tête de pont d'un échange constructif et gagnant/gagnant. Las…

Alors, vendredi 8 janvier et en grandes pompes, le sénateur recevait une délégation chinoise sur le port et alentours. Au programme la Franpac et ses boîtes, Cobreco (Groupe Nuova Castelli, Italie) et ses conserves de poissons, Makfroid et ses unités de surgélation, et enfin Connétable sur le port.

Quelques échos de la visite sur le port donnent à réfléchir. Il serait déraisonnable de croire que la Chine viendra un jour nous acheter des boîtes de conserve. Comme elle s'y est appliquée depuis maintenant quasiment vingt ans, elle ne fera que s'appliquer à réaliser un simple copié/collé d'un existant déjà bien éprouvé. En ouvrant en grand les portes des ateliers, laissant aux vus et aux sus de personnes étrangères les unités de fabrication, pouvons-nous croire réellement que la Chine deviendra un partenaire économique valable de l'industrie agroalimentaire française ? Pfff… Ce type de visite ne fait que faciliter l'espionnage industriel, sous prétexte de visite diplomatique.

Un observateur m'indiquait après cette visite, "nous avons une chance. Les Chinois ne sont pour l'instant, visiblement pas friands des conserves de poisson. Ils ne connaissent quasi pas les boîtes. Autre défaillance, ils ne produisent pas d'huile d'olive. Mais, à court-moyen terme, rien ne les en empêchera. Ils trouveront les terrains nécessaires pour faire pousser les oliviers". Pour appuyer ce raisonnement qui peut sembler un poil simpliste, l'exemple du développement de la société taïwanaise de téléphone HTC en dit long. Créée en 1997, elle absorbe en 15 ans, une large partie de la téléphonie mobile, passant de simple assembleur à développeur/constructeur. Il en va de même dans d'autres domaines.

Dans son article dans le Télégramme de samedi (republié ce dimanche), le journaliste Hubert Orione semble lui aussi douter de la possibilité d'une telle collaboration. Deux points d'interrogation viennent baliser l'article, en fin de chapeau et en pied d'article.

Dans ses rêves !
Le plus fumeux sur la Chine reste cependant à lire toujours dans le Télégramme, en conclusion de l'article sur la visite du préfet Pascal Mailhos à l'usine Franpac (republié ce dimanche aussi) : "La ville pense en effet que le port, qui ne débarque, pour l’instant, que du poisson et du pétrole, pourrait aussi devenir un port de débarquement de matières premières. Et pourquoi pas un port d’embarquement de produits vers la Chine…"

Ce résultat intervient après que l'on nous dise que la Franpac envisage de profiter du port de Douarnenez pour y faire débarquer des bobines de métal. Les points de suspension en fin de paragraphe veulent tout dire ! Pour le reste, il semble que la vision économique de notre sénateur (et maire !) soit au trop long cours et complètement irréaliste. Le capitaine est un rêveur. On est mal barré, c'est le cas de le dire.

Thomas Rocher


















   Philippe Paul et la délégation chinoise, en dégustation,
   à l'issue de la visite de Chancerelle. A gauche, son
   nouveau directeur de cabinet, Olivier Lemoine.
   (Photo : Photothèque du site du sénateur P. Paul)

samedi 20 juin 2009

Le samedi, la sardine frétille aussi !

Michel Mazéas lance la Fête de la musique à Douarnenez
Le maire honoraire de Douarnenez a fait résonner sa voix lors des cérémonies, à l'occasion des cérémonies de l'Appel du 18 juin 1940.
Un problème de sonorisation a visiblement empêché le lecteur de CD de restituer la Marseillaise, lors des cérémonies, à Tréboul. Qu'importe ! C'est Michel Mazéas qui s'est lancé et a donné la Marseillaise, a capella. Bel esprit d'union républicaine à l'occasion de cette cérémonie.

Et si c'est bel et bien la lecture qui a défailli mercredi, le 18 juin 40, c'est l'enregistrement qui n'avait pu se faire, les moyens étant mobilisés pour un important discours de Churchill*. Il n'y a donc pas d'archive audio de l'appel lancé depuis Londres, qui à l'époque n'avait été que peu entendu. Le 22 juin, le général de Gaulle revenait à Radio Londres et le réitérait, dans une version plus dense. Et si Michel Mazéas revenait le 22 juin nous entonner "Le chant des partisans", ce serait pas mal, non ?

* Merci à Jean-Jacques Urvoas de m'avoir livré, sur son blog, l'explication.

The "Yes needs the No" en visite dans la cité d'Ys
Le 18… Cette fois, le 18 septembre 2009. A cette date, la ville accueillera l'ancien Premier ministre et maintenant sénateur, Jean-Pierre Raffarin. Douarnenez la rouge verra celui qui avait commencé à ébranler les jours fériés en supprimant le Lundi de Pentecôte et en créant la journée de solidarité envers les personnes âgées, un an après la canicule de 2003.
Le but de ce déplacement ? Le "baptême" du centre des arts, sept ans après l'inauguration officielle ! Ça fait un bail, vous direz-vous, et vous avez raison. Une sombre bataille en "paternité" entre les différentes municipalités avait jusqu'ici empêché d'accoler le nom d'une personnalité à cet outil culturel. Ce sera fait… Et le gagnant est ?
André Malraux est la personnalité qui donnera son nom à l'édifice. Un personnage choisi sous la gouvernance de Jocelyne Poitevin. Fier et fidèle gaulliste, résistant, il avait aussi un solide ancrage à gauche. Il a été le ministre qui a ainsi mis la culture au sein des missions régaliennes de l'État.
Allez, Mich', si ce n'est pas le 22 juin, le 18 septembre, ce serait l'occasion d'entamer le chant des partisans ? Ce serait aussi l'occasion de faire honneur à un autre homme de lettre qu'est l'auteur de ce chant, c'est-à-dire Maurice Druon, disparu le 14 avril dernier et lui aussi ministre de la culture, surnommé à l'époque, "Malraux de Pompidou".
Et Raffarin ? Qui ça ? Jean-Pierre Raffarin. Pas certain qu'il entre lui au Panthéon des grands hommes…

Tout a démarré en Chine…
Jean-Pierre Raffarin est le sénateur qui mène les délégations parlementaires en Chine ! A cette occasion, le frais moulu benjamin de l'assemblée des gérontes a participé il y a quelques semaines à l'un des ses déplacements (Lire ici).
A ce propos, nous sommes toujours dans l'attente du projet économique envisagé pour Dz avec un investisseur français, à l'occasion de ce voyage. Paroles, paroles, paroles… Pourtant, ce pourrait être le bon moment de dégainer. Les futurs "ex salariés" d'Asteel pourraient apprécier, mais bon. Ne rêvons pas.


Thomas Rocher

samedi 25 avril 2009

Filou, c'est Tintin… en Chine !

Le Télégramme, dans son édition du mercredi 22 avril nous a livré un "joli papier" sur le déplacement du train de sénateurs "raffarinesque" en Chine. C'est un fait, nous avons vraiment de la chance que ce mandat permette à Philippe Paul de voyager !

Je ne sais si la journaliste était sous le charme du quadra pour nous sortir une telle brosse à reluire ou si tout le papier est au second degré. J'hésite… Ce que je constate cependant, c'est qu'il n'y a pas une seule pointe critique. Tout y est délivré sur le mode "Je vais bien, tout va bien".

Braderie sur les baumes adoucissants
Tout va tellement bien que Philippe Paul nous indique qu'il est un créateur d'emploi ! Et oui, la comm, ça ne paye pas… La preuve ? Soizik Dijon, à la tête d'Arpège communication et conseillère municipale, chargée de la communication (et y'a du boulot à la mairie… Lire "Vœux d'avril", ci-avant) est aussi assistante parlementaire à mi-temps de Philippe Paul à Douarnenez.

A part cela, on nous dresse la liste exhaustive des commissions auxquelles il participe et l'on remet une couche sur son amour de l'armée de l'air, sa situation de réserviste de l'avia. Et parce qu'il aime bien l'armée (c'est son droit), le ripolinage se poursuit. Ile Longue ou gendarmerie font aussi partie du tableau. N'en jetez plus ! Il pourrait devenir ministre de la Défense lors d'un prochain remaniement !

Ça ne marche pas...
C'est ici que la conversation ; pardon, l'échange avec la journaliste ; bascule dans le croquignolesque ! Sous le titre "Un dîner à l'ambassade…", Philippe Paul, nous livre deux grands scoops ! Accrochez-vous !!!


«C'est un grand peuple, assure Philippe Paul. Quand on est là-bas, on comprend tout de suite pourquoi ça ne marche pas ici»

Là, l'on a deux choix. Soit Philippe Paul s'est converti au "socialisme de marché" et c'est inquiétant, soit… Soit il a de nouveau sorti une bêtise monstrueuse. Et je penche plutôt pour la seconde option.
La première partie de sa phrase n'est pas contestable. C'est un fait. La deuxième est stupéfiante de connerie. En clair, pour que cela fonctionne en France, il faut contrôler et brimer. Créer des castes et, surtout, stimuler le libéralisme. En clair, il faut pouvoir exploiter. Pitoyable !

Alors que l'industrie française est à nouveau dans sa phase de déclin, Filou est-il en train de suggérer que les ouvriers sont trop payés ? Que nous ne sommes pas assez compétitifs parce que nous en demandons trop ? Mais que veux-tu dire au juste, Philippe, lorsque tu te vautres dans une telle assertion ?

Mépris ou bêtise ? La bonne affaire !
Aurais-tu oublié ce qui est l'origine de Douarnenez ? L'industrie agro-alimentaire. Les sardinières, pour être précis. Crois-tu qu'elles n'ont pas lutté pour avoir des jours meilleurs ? Penses-tu que leur statut soit réellement enviable à l'époque actuelle ? Car même si les choses se sont améliorées, tu ne tiendrais pas longtemps, je pense, derrière la chaîne, chez Chancerelle, par exemple.

Autre exemple. Celui d'ex Paulet, c'est-à-dire Petit Navire, balloté au gré des courants depuis que le contrôle familiale a disparu, au profit de groupes divers tels Heinz ou actuellement MW Brands. Crois-tu que tu serais actuellement un ouvrier heureux alors que l'usine semble se vider au fil des ans ?

Bien sûr, en ne mettant que ces deux exemples, je ne couvre pas la totalité du panorama industriel de Douarnenez. Cependant, les exemples de déception ne manquent pas. Mais, fallait-il que les salariés courbent l'échine pour que tout ait mieux fonctionné ? Ton affirmation est dégoutante. Elle est méprisante. Si la Chine était une démocratie, je n'aurai rien dit. Ce n'est pas le cas. Et sans y être allé (et il est certain que je resterai bouche bée devant certains paysages et autres constructions), je crois que ton jugement est celui d'un étranger baladé sur la face "montrable" des choses. L'emballage de ce voyage, l'hôtel et les soirées de l'ambassadeur devaient être parfaits !

La deuxième info, c'est donc la rencontre, chez l'ambassadeur, entre deux Ferrero Rochers, certainement, avec un potentiel investisseur français à Dz.
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»
Là, c'est le pied ! Avec ce "président d'une très grosse entreprise française", vous avez donc envisagé un projet. Je ne sais pas pourquoi, je me dis qu'il va falloir compter les mois, les années… Tu as oublié ce que te disais ta grand-mère ? Toujours tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ! Je crois (mais tant mieux, si je me trompe) que tu aurais vraiment du le faire cette fois-ci. Tu risques, avec un tel enthousiasme, de te brûler les ailes…

Thomas Rocher