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mardi 1 janvier 2013

Très, très, très bonne année 2013…


 
Voilà, c'est fait. 2013 est là. Les Sardines entament leur cinquième année d'existence. L'occasion pour nous de vous remercier une nouvelle fois, et pas que ça... 


dimanche 4 juillet 2010

Hôpital. Un nouveau coup à encaisser pour Douarnenez.

Si l'on savait l'hôpital de Douarnenez sur la sellette et menacé de certaines fermetures de services, voici qui semble être confirmé dans l'édition du jour du Journal du Dimanche. En Une, "Hôpitaux, la carte des fermetures". Et en page 2… Douarnenez. Pas vraiment une surprise…

Cette fermeture, comme toutes celles inscrites à ce plan, serait nécessaire, indique-t-on au ministère de la santé, parce que leur service de chirurgie totalise moins de 1 500 séjours par an. Et Douarnenez est déjà bien en dessous, puisque, toujours selon cet article, si certains hôpitaux se voient laisser un sursis de 3 ans pour essayer de repasser la barre, dans la cité d'Ys, ce n'est pas le cas.

Ainsi, sur le site du JDD,  le listing des 54 hôpitaux concernés laisse apparaître une activité décroissante. Pour la chirurgie à Douarnenez : 1060  séjours en 2007, 1035 en 2008 et 945 en 2009. Imparable, au vu de la logique mise en œuvre au ministère de la santé : moins il y a d'opérations, plus le niveau de compétences s'abaisse.

Derrière cela, se pose maintenant une autre question. Que va-t-il en être du service des urgences ? Quelle pérennité sans chirurgie ? Autant de questions qui seront certainement posées d'ici à la rentrée. Philippe Paul, le sénateur-maire de Douarnenez, indiquait au Télégramme, en novembre 2009, ne pas avoir de crainte pour l'avenir de l'hôpital, "même s'il faudra peut-être faire des concessions." En voici une. Attendons de savoir ce que dira sur le sujet notre maire, également président du conseil d'administration de l'hôpital. Ce serait un vrai coup dur, cette fois, pour Douarnenez et le Cap Sizun.

Thomas Rocher
(Illustration : Carte - JDD - 04.07.10)

Dans le JDD :
L'article du Journal du Dimanche
Le tableau des fermetures de services de chirurgie

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dimanche 10 janvier 2010

2010 démarre en queue de poisson…

Si le bilan de l'année 2009 à Douarnenez était déjà sombre, le cycle 2010 commence sous de mauvaises prémices. Si, si. Ce n'est pas que la sardine souhaite d'office barrer votre visage d'un sourire aigre, mais…

Petit Navire déclare une avarie
On savait déjà depuis le passage du groupe Heinz que Douarnenez n'était plus qu'une vitrine pour la marque Petit Navire, à peine un port d'attache. On devine maintenant que l'on va pouvoir ranger l'usine au rayon musée. Il va falloir se faire à l'idée. Pour en être totalement convaincu, rendez-vous sur le site du groupe MW Brands. Faites le détail des effectifs des quatre sites de production. Sur un effectif total de 4200 employés, MW Brands n'en n'affiche que 200 en cité Penn Sardin, soit à peine 5%.

C'est donc mardi 5 janvier que la nouvelle a été connue. 42 emplois sont appelés à disparaître du site de Douarnenez. Après Asteel, la longue litanie des emplois disparus poursuit sa procession. Jusqu'où ira cette course au toujours moins ? Pénible époque… La nouvelle devrait être confirmée mardi. A suivre. 

Sur le port, les fuites se poursuivent
L'humeur n'est pas à la joie, non plus, du côté du Rosmeur. Mardi toujours, les employés du magasin Quenet Marée ont découvert que leur outil de travail avait été déménagé à Concarneau. Par route, 50 kilomètres séparent les deux villes. Sauf que cent kilomètres aller/retour, ça commence à faire beaucoup, au quotidien.

La mobilité est un sujet en vogue dans toutes les entreprises. C'est une variable d'ajustement qui permet de gérer au mieux l'emploi, dit-on. Qu'il s'agisse de mobilité réelle et de changement de site, ou de mobilité dans l'emploi, cette mobilité est préconisée à tout va. Il n'empêche que sans concertation préalable, c'est difficile à avaler.

Ainsi exprimé, le salarié est renvoyé dans les cordes, avec pour simple rôle, celui de pion sur un parcours de jeu dont il n'a aucune maîtrise. Cet état de fait, Marc Hébert, secrétaire départemental du syndicat Force Ouvrière (FO) le rendait très bien dans le télégramme du jeudi 7 janvier :
"Pour procéder à la fermeture d’un site, il faut l’accord des délégués du personnel. Il n’y a en a pas chez Quenet Marée. Nous avons demandé à l’employeur de procéder à cette mise en place. Ensuite, contrairement à ce que l’employeur écrit, il y a modification substantielle du contrat de travail, ce qui ne peut se faire sans l’accord du salarié."

Six des salariés (sur un effectif total de onze) ont donc décidé d'entrer en résistance. Vu la hauteur d'argumentation du directeur général du groupe GS Invest, propriétaire de Quenet Marée, ce n'est pas gagné. Son argumentation tient en quelques phrases, sans appel, glissées dans le courrier adressé courant décembre aux salariés : "... La seule modification par rapport à votre situation actuelle est le lieu géographique. Cette simple modification de vos conditions de travail s’impose à vous. Nous vous attendons donc à Concarneau le 2 janvier, à 6 h 30, pour exercer votre fonction d’employé de marée, dans les mêmes conditions que précédemment. Il est bien évident que si vous refusez cette modification de vos seules conditions de travail, nous serons amenés à en tirer toutes les conséquences."

Entre-temps, et comme pour essayer de temporiser quelque peu les choses, celui-ci indiquait au journal Le Télégramme :"Le groupe en gagne (de l'argent, NDR), bien sûr, mais ce serait une erreur de gestion que de continuer à perdre sur ce site plus de trois ans. Nous avons la volonté de maintenir les emplois, c’est pourquoi nous délocalisons à Concarneau. Nous avons dit aux salariés, vous allez faire un effort pour venir et, si ça marche, on sera OK pour parler augmentations et primes de transport. Certains diront non, mais c’est leur choix."

C'est ce qui s'appelle un dialogue ouvert. Ne nous y trompons pas, il se fait au profit de la rentabilité maximum. Rien d'autre ne le pilote. Il serait pourtant bon de poser quelques questions à la CCI de Quimper Cornouaille sur sa gestion du port de Dz (et ceux de Cornouaille, en général) et les perspectives, au moins de maintien et au mieux de développement, envisagées. La crise, nous répondra-t-on, forcément…


Thomas Rocher