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samedi 24 décembre 2011

Joyeux Noël...

Les Sardines en folie vous souhaitent un joyeux Noël !

Une pensée particulière pour les ex d'Asteel. Leur combat a payé. Une autre pour les Lagassé. L'intention est enfantine, mais il faut garder espoir. Peut-être le Père Noël aura un cadeau ?

Bon réveillon et joyeux Noël, tout doux.

Sardines en peluche - DR - Moulin Roty


TR.

dimanche 28 mars 2010

Vu de loin

C'est à distance cette semaine, via internet, que j'ai suivi l'actualité douarneniste. C'est une impression bizarre qui me reste en tête. Entre fumée, vent et brouillard, je me demande si à Douarnenez il y a réellement, pour de vrai, un pilote dans l'avion. Et un copilote aussi… Dans ce Monopoly®, les cartes chances semblent avoir disparu.

Des vessies pour des lanternes ?
Est-ce au final la faute de la liquidation judiciaire toujours en cours ? Un accord trouvé avec la municipalité de la Forêt-Fouesnant ? Quoiqu'il en soit, la possibilité d'une éclaircie dans le ciel économique bien chargé de Douarnenez aura tourné court ! Empressement ? Annonce mal maîtrisée ? L'implantation de l'entreprise en zone de Lannugat ne se fera pas. Les sardines étaient restées en retrait sur ce dossier. Pourquoi ? Il avait quelque chose de rapide, trop rapide dans l'avènement de cette opportunité et sa livraison devant la communauté de commune. Chat échaudé craignant l'eau froide, j'avais alors décidé de laisser le dossier dans un coin, histoire de voir si la réussite serait aussi belle que l'emballage qui nous avait été livré. Il y avait bien eu emballement général dans cette affaire. Le plus dommage ? L'impact négatif sur le moral de quelques ex-Asteel qui en attendaient certainement beaucoup et plus largement sur Douarnenez. Le recul nous donnera certainement à savoir pourquoi l'implantation d'Actuaplast à Douarnenez a été un échec. Au vu de son traitement médiatique dans les journaux, c'est un échec lourd. Un chaud et froid saisissant, en moins de deux semaines. La mariée était trop belle ?...

Mise en boîte.
Autre triste symbole, celui de Petit Navire qui poursuit son retrait de la cité pen-sardines. Les C.E. et annonces de départs volontaires se succèdent. L'avenir du site ne s'écrit plus au crayon noir, mais au crayon gris. A ce rythme, sous moins de trois ans, il ne devrait plus rien en rester. Las !

18 avril, passage de pouvoir.
Le conseil régional maintenant installé, c'est Jean-Michel Le Boulanger, douarneniste et universitaire, qui est en charge de la culture. Il l'a fait en tant que divers gauche, au titre de l'ouverture. L'homme qui a été moteur dans l'émergence et l'installation du port-musée de Douarnenez n'a jamais caché ses préférences politiques. C'est d'ailleurs sous la municipalité de Michel Mazéas qu'il avait œuvré à ce grand projet, non sans difficultés, à l'époque. Il en reste d'ailleurs quelques stigmates, çà et là. Pourtant, le Port-musée était un projet phare nécessaire. Il suffit de regarder sa fréquentation et la qualité des expositions présentées pour en être convaincu.
C'est peut-être une des raisons qui a conduit Jean-Michel Le Boulanger à se présenter en Morbihan ? Qu'importe. Ce féru d'histoire, et particulièrement celle de la cité pen-sardines, est maintenant dans l'obligation de s'éloigner de ce grand rendez-vous qui vient rythmer la vie de notre cité, tous les deux ans. Il faudra maintenant trouver la bonne personne pour lui succéder. Reste à savoir qui.
Les Sardines souhaitent le plein de réussites à Jean-Michel dans ses nouvelles fonctions !

Conseil municipal du vendredi 26 mars. Tiens, un projet !
C'est donc fait, après une phase de redressement, la majorité municipale passe à l'action ! Punaise ! 10 millions d'euros pour des investissements nouveaux. Mazette ! Et premier d'entre-eux, une salle polyvalente. Force de critiques sur une équipe sans projet, il semble donc que l'heure de l'action ait sonné. C'est bien. Une salle polyvalente ? Elle semble en effet nécessaire. Les seules halles ne suffisent pas à répondre à la demande locale. La salle du premier étage est en effet limitée dans les activités qu'elle peut accueillir. Il restera maintenant à savoir où sera implantée cette nouvelle structure. La place manque en ville. Et si c'était pour la mettre à Lannugat, ou à proximité de la zone commerciale à Tréboul, ce serait un handicap pour l'hyper-centre douarneniste. A suivre.

Conseil municipal (suite). Faites destituer "l'accusé".
Sur son site internet, le PS local nous livre la transcription des propos de Gérard Quéré, avant sa destitution de ses fonctions d'adjoint au maire, délégué aux ressources humaines. A l'heure où j'écris ces lignes, il l'est toujours sur le site web de la mairie. Les voici reproduits ici.
« Je ne suis pas un politicien. La politique n'est pas pour moi un métier. Faire de la politique n'a pas été un choix de carriériste, une exigence absolue pour satisfaire une quelconque ambition personnelle (...) ... J'ai toujours agi dans la transparence et avec le perpétuel souci de la collégialité.
Une municipalité c'est une équipe (...)... J'ai toujours pensé à l'avenir de ma ville, à son développement, à sa croissance. Cela implique que des choix visant le futur soient pris (...). Des directions doivent être prises et on ne peut sans cesse remettre à demain les choix fondamentaux qui feront de Douarnenez une ville agréable à vivre pour ses femmes et ses hommes et attractive pour ses visiteurs et ses investisseurs. La récente et incompréhensible décision du maire, les attaques personnelles fondées sur des rumeurs dont elle est la résultante, ne remettent pas en cause l'attachement que j'ai pour ma ville et ma volonté de la servir. Je suis un démocrate. Je laisse la responsabilité à chacun de juger la démarche prise à mon encontre.

Elle (la démarche, ndr) n'a pas de fondement réel. Aucun reproche fondé, autre que sur la rumeur, ne peut être porté sur mon action (...). L'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers, ceci n'a jamais fait une orientation politique, ni permis de définir la stratégie d'un bassin de vie. C'est un homme qui est visé, pas son action municipale au service de la cité (...) Les accusations qui peuvent être portées contre moi seraient donc à considérer comme des outrages personnels pris à mon encontre et je saurais prendre les moyens légaux nécessaires pour les rendre nuls, inconsistants et diffamatoires (...)
Parce qu'aucune raison légitime, légale, fondée, ne m'oblige à démissionner, je ne démissionnerai pas de mon poste de conseiller municipal de la Ville de Douarnenez.
»
Le vote s'est déroulé, sans les voix de l'opposition de gauche et celle de l'élu concerné, soit 25 votants. Il s'est soldé par 22 voix pour sa destitution, 3 (et non 2, comme indiqué précédemment, par erreur) votes blancs.  Il sera bon de lire le propos liminaire à ce vote, souhaité par Philippe Paul.

Gérard Quéré avait, avant le vote, quitté la salle, non sans avoir indiqué vouloir conserver son poste et distribué son discours dans le public. Il n'y est pas revenu pour la suite des dossiers, dont celui du budget primitif.

Le budget a été voté sans l'opposition, sans les socialistes, toujours à 25. Les explications sont ici.
Thomas Rocher
Maj. le 29.03.2010 à 21h44.

dimanche 6 septembre 2009

Asteel – Beau gâchis

Depuis le vendredi 4 septembre, les jeux sont faits. Les 134 salariés d'Asteel Flash sont sur le carreau. La liquidation maintenant prononcée par le tribunal de commerce, Douarnenez va devoir à nouveau panser les plaies de personnes, laissées en rade sur le bord de la route.

La faute à la crise ? Pas uniquement. Celle du syndicat CGT ? Peut-être, mais… pas seulement. La responsabilité du groupe Asteel, très fortement. Et nos élus, eux, qu'ont-ils fait ? Difficile de juger, en l'état.


Alors que, contexte de crise aidant, les médias n'ont de cesse de nous abreuver d'informations oscillant entre crise durable, récession, reprise et autres rogatons ; les salariés d'Asteel à Douarnenez vont goûter au terme chômage et à toutes ses conséquences. On ne peut que leur souhaiter bon courage. D'autant plus difficile à avaler, en cette période de rentrée scolaire.

Pourquoi le site ferme-t-il ? A n'en pas douter, il ne faut pas aller chercher plus loin que la notion de profit et de rentabilité, visée par la direction du groupe. Rien qu'en France, la suppression du site de Douarnenez représente une disparition de 10% des effectifs d'Asteel Flash dans le pays. Et sur son site web, Asteel Flash l'affirme :

"En 2008, les revenus annuels d'Asteel Flash ont atteint les 600 millions de dollars et les revenus anticipés pour l'année en cours sont de 650 millions. La solidité financière de la société, notamment au niveau des liquidités, servira de tremplin pour sa croissance à long terme et ses politiques d'investissement.
Nos priorités : Innovation - Flexibilité - Expertise"

Voilà qui ne peut que laisser songeur face au drame douarneniste… La flexibilité, mise en exergue par Asteel Flash est bel et bien en marche.

Au vu des chiffres, il reste cependant une question. Pourquoi une si mauvaise sortie de conflit à Douarnenez ? Pourquoi, même si Asteel Flash se sent l'envie de fermer son site breton, ne daigne-t-il pas offrir une sortie digne à ses salariés ? Ont-ils autant démérité que cela ? Sont-ils si fautifs ? Pourquoi cette ultime humiliation ?

Je n'ai pas de réponse à formuler sur cette ultime question. Je n'étais pas sur place pour juger de la pertinence de l'action syndicale engagée. Il y a eu certainement crispation, friction et incompréhension. Ce qui n'explique pas tout. Malgré tout, la lecture de la presse laisse songeur sur le delta qui pouvait exister entre l'action syndicale et l'aspiration des salariés.

Ni fautifs, ni rien d'autre. Asteel a simplement saisi l'opportunité d'une rentabilité accrue et d'un dialogue social mal négocié.


Demain lundi, rendez-vous en Préfecture. Phillippe Paul n'est pas à Falmouth. Il y pourra y être. William Boulic, lui, est quelque part en Grande-Bretagne. Sera-t-il à l'heure, au rendez-vous ? C'est la moindre des choses à espérer, alors que c'est la Communauté de communes qui a en charge l'économie. Et même si son président peut déléguer. 134, ce sont 90 personnes de plus, face aux 44 annoncées, au démarrage du conflit. (Lire aussi, ci-contre)


Et la suite ?
C'est le préfet qui semble avoir voulu réagir au plus vite :
"Particulièrement attentif au devenir des 134 salariés, le préfet a immédiatement décidé de réunir les élus et les décideurs impliqués pour examiner au plus vite les solutions envisageables. Cette réunion se tiendra lundi 7 septembre en préfecture."

Il semble qu'il existe à Douarnenez, sous la conduite de la Communauté de communes, présidée par William Boulic, une cellule de revitalisation pour la zone de Lannugat. Il va réellement falloir qu'elle s'active. L'édile de Douarnenez, le sénateur-maire Philippe Paul, va lui aussi pourvoir méditer ses propos. C'était en avril dernier, à l'issue de son déplacement en Chine (Lire ici). Dans le Télégramme, toujours, Philippe Paul nous disait :
«Ensemble, nous avons envisagé un projet économique pour Douarnenez et l'affaire est en bonne voie»

Filou, il va falloir aller le chercher, cet investisseur. C'est bel et bien le moment de prouver que ce n'était pas que des propos en l'air.


Lannugat, morne plaine
"Cela fait trente ans qu'on travaille ici […]. On est rentré à 17 ans, 20 ans. On a connu Matra, Nortel, Solectron, Asteel... À chaque changement de patron, on a perdu des choses. Le 13e mois, des primes... Mais au moins, on gardait notre salaire. Aujourd'hui, c'est fini. Je ne sais pas comment on va faire."

Ce constat (Le Télégramme – 5/09/09) est cinglant. Une gifle, un cri de détresse. C'est la preuve qu'aussi "forte" que puisse être notre réglementation du travail, elle n'empêche pas de se retrouver abandonné, au bord de la route.

Tout le monde partira maintenant avec le minimum légal. 1 mois de salaire pour 5 ans de travail. La belle affaire.

Thomas Rocher
Abonnées absents
J'ai cherché les réactions des élus de gauche à ce séisme social et… Ben, c'est Waterloo, morne plaine. Damned !

L'édition du dimanche, ce n'est pas forcément la plus lue, mais tout de même ! Hou, hou ? Y'a quelqu'un ?

Le blog du PC est muet. Le site du PS douarneniste itou ! Les Verts en parleront. Dans l'agenda mis en ligne, hier samedi, c'est à l'ordre du jour, sans qu'il n'y ait une réaction.

Je sais que c'est la rentrée des classes, mais tout de même.

dimanche 14 juin 2009

C'est dimanche, la sardine frétille !

Chaque dimanche, la tournée des trois ports douarnenistes pour faire un tour d'horizon de l'actualité...

A(plus)steel
C'est mercredi que les salariés d'Asteel seront fixés sur le destin de leur entreprise et, forcément, sur le leur. C'est en effet à cette date que devrait se réunir le Tribunal de commerce de Quimper, pour examiner le dossier de cessation de paiement que devrait déposer la direction, le lundi 15 juin.
C'est une triste fin pour les 134 salariés du site, si la fermeture, comme elle est évoquée maintenant depuis plus d'un mois se vérifie. D'un plan social qui laissait sur la paille 44 des salariés, on passerait à la disparition pure et simple de l'activité.
Contrairement à certains esprits mal intentionnés, je ne taperai pas ici, ni sur le rôle des syndicats, ni sur le rôle des élus. Chacun à sa place a tenté de faire quelque chose. Un point négatif tout de même à Filou qui s'en est pris au rôle des représentants de Gauche. 134 salariés en moins à Douarnenez, c'est directement et indirectement un affaiblissement de la ville et un grand désarroi pour les salariés qui vont trinquer.

Élections européennes > Grain de sel !
Il fallait bien que cela arrive et Dz n'aura pas échappé au constat national : première sur le podium, l'abstention, avec un score formidable de 61% ! Deuxième sur le podium, l'UMP (28,82%) et troiz', les Verts d'Europe Écologie… Allez, petit calcul pour remettre un peu les choses en ordre.
Si l'on prend les Verts, que l'on y ajoute le PS et le Front de gauche, on obtient le score de 43,5%. Et parce que je ne suis pas sectaire, j'y ajoute le NPA, et là le score passe à 50,91%... Alors, bien sûr, me direz-vous, il n'est pas simple de mélanger l'eau et l'huile. Ok.
Mais avec un peu d'idée, l'huile et le vinaigre, ça donne déjà une base. La moutarde plus, la vinaigrette est majoritaire… Preuve, s'il en était besoin, qu'avec un peu d'inventivité, la Gauche a encore son mot à dire. Mais, en serait-elle capable, c'est une autre question.
La proportionnelle, au bout du compte, c'est comme regarder un verre un moitié vide, et le même, à côté, en le considérant à moitié plein… Je vais prendre la deuxième option, en espérant que le PS retrouve l'envie de faire de la politique, et cesse de prendre des sanctions contre les siens. Ce qui, en cette période, est un non-sens, pour ne pas dire une faute lourde.

Certains font bling-bling. D'autres, c'est pacotille ? Appelez-moi colonel…
Le sémillant Filou est, on le sait, un admirateur du corps armé. "Rien de ce qui est kaki ou bleu marine ne lui est étranger"*.
Alors, parce qu'il est réserviste et le revendique, il a choisi aussi de se faire épingler Colonel dans le cadre de sa réserve, certainement, parce qu'il le vaut bien…
Avec bienveillance certainement, cette info n'a pas eu d'écho dans la presse locale. Qu'à cela ne tienne, on la trouve "épinglée" sur le site Ouaibe de Filou. Si, si, c'est ici. Il suffit de cliquer !
Et de rire, et de rire. Car si Filou est aussi efficace que son ministre, alias Hervé Morin, a su démontrer sa méconnaissance des sujets lors de son passage à Brest, mercredi, on se dit que tout va bien ! Heu, non. On se dit qu'il y a vraiment du souci à se faire.
(* L'exergue est "honteusement" empruntée à l'excellent blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération.)

Thomas Rocher