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mercredi 21 janvier 2009

L'esprit, la lettre et l'élection

Je suis resté perplexe en lisant ce matin le Télégramme (21/01/09). Élections, annulation ?

A lire le titre, on se dit qu'une contestation a été déposée. Et puis, non. Il s'agit simplement d'un fait, certes exact, mais "monté en épingle".

Alors, de plus près, on se rend compte que Douarnenez est dans l'illégalité la plus totale depuis bon nombre d'année, foi de Code électoral Dalloz. Ben, mince alors !


Reste que, même si la mairie n'accueille aucun bureau de vote, les présidents de bureaux, les assesseurs et scrutateurs, même s'ils ne sont pas au complet, sont bel et bien là pour certifier de la régularité du vote et l'exactitude du résultat.


Par ailleurs, et si le résultat de l'élection venait à être contesté et le retour aux urnes prononcé, je suis convaincu, car la bataille a déjà été gagnée, que peu de soldats se remettraient sur leurs jambes pour aller voter. Laissons leur le temps de se reposer…


Alea jacta est ! Ne nous tournons pas vers de vaines polémiques et espérons que la mairie devienne le bureau de vote numéro 1.

Thomas Rocher

vendredi 16 janvier 2009

Mauvaise foi, ça continue…

Alors que nous retournons aux urnes ce dimanche pour élire le futur conseiller général du canton de Douarnenez, les discours remplis de mauvaise foi continuent de remplir les colonnes de la presse. Dernière démonstration, ce vendredi, dans le Télégramme.

Je ne reviens pas sur "l'amitié de 30 ans" entre Philippe Paul et Erwan Le Floch. Rien que dans le premier tract du candidat, la déclaration du sénateur-maire m'avait fait sourire. Autant que m'avait affligé le paragraphe du candidat sur la culture, nous renvoyant au simple patrimoine, et pas du tout vers la culture vivante et la création.

Le problème est plus aigu. Il vient du discours développé par Filou et son compère Willy à propos de la municipalité précédente. Dans le Télégramme, on peut ainsi lire (16/01/09) les propos rapportés de William Boulic :

«« […] L’intérêt pour nous d’avoir un conseiller général de notre équipe est clair ! S’il est élu, je lui proposerais d’ailleurs d’intégrer toutes nos commissions ». Le fera-t-il si l’élu est Hugues Tupin ? Un « sûrement pas » franc et massif en guise de réponse. « Je n’aurai pas été si catégorique avec Hervé Fourn, une personne moins bornée, avec laquelle on peut sincèrement dialoguer »...»


William Boulic serait-il déçu de constater que la Gauche, malgré tout, réussit à se rassembler avant le deuxième tour ? Chercherait-il à rallier quelques déçus du PS ? Quoiqu'il en soit, on ne doit jamais, me semble-t-il, mépriser son adversaire. C'est une règle d'or des honnêtes combats.

Le problème du premier tour et des nombreuses listes en course passé, ce discours serait-il emprunt d'un peu d'inquiétude, à la veille du second round ? Et puis, parce que la division est tout aussi réelle à droite qu'à gauche, que penser du Modem et d'un candidat déçu qui claque la porte et voterait bien à gauche, alors que son chef départemental vient soutenir le représentant UMP ?

Une chose est sûre, les frontières du découpage politique ont bougé. Sur ce point, Nicolas Sarkozy aura réussi son œuvre. En attendant, et pour au moins offrir un score moins lamentable que dimanche dernier, votons ! Et peut-être...

Thomas Rocher

lundi 12 janvier 2009

Minable !

Comment peut-on être fier de vivre en démocratie sans exercer ses droits ? Comment peut-on dire quoi que ce soit sur la politique menée, un moment l'autre, sans aller glisser son bulletin de vote dans une urne ? Comment peut-on être fier de soi, de vivre en France, sans participer à ces rendez-vous démocratiques et populaires ? Comment ?

Au terme de ce premier tour de scrutin, c'est bel et bien la question que je me pose. Je vais devoir me résigner et croire que tout le monde pense que tout va bien, que la vie est belle et que la politique, après tout, on s'en fout ! Et si c'était ça, finalement ?

Un chiffre à se mettre en tête et à garder sous les yeux : 69,63%. C'est-à-dire le taux d'abstention à Douarnenez ! Une honte ! Comment plus de deux tiers des électeurs ont pu rester le séant tranquillement installé dans leur fauteuil ? Comment ont-ils fait pour ne pas bouger le petit doigt et s'empresser d'aller passer quelques minutes dans un bureau de vote ?

Et pourquoi ne pas aller voter, ici à Douarnenez, pour donner tout de même un avertissement à cette municipalité qui ne cesse gémir, sans faire quoi que ce soit, si ce n'est ne rien faire ? Le grand prix de la mauvaise fois revient à nouveau au premier magistrat de Dz. On lit ainsi dans le Télégramme du lundi 12 janvier 2009 (vous m'excuserez d'avoir plus de sympathie pour Hubert Orione, que pour la plume dilettante et tapageuse de Ouest-France…), la déclaration suivante, faite par Filou, qui avait sans doute ouvert le champagne trop tôt :
« Pour les électeurs, le choix est simple. Il y a d’un côté un candidat qui était dans l’ancienne équipe connue pour sa mauvaise gestion et, de l’autre, un candidat qui a remis de l’ordre dans les finances.* » (sic)

T'as raison, mon Filou, dans la période actuelle, on n'est plus à une médiocrité près ! Remettre de l'ordre dans les finances supposerait que vous travailliez actuellement sur un budget qui est le vôtre. Ce n'est pas le cas. Pour rappel, la municipalité travaillera en 2009 sur son premier budget, plein et entier. Nous pourrons alors juger sur pièce !

Et puis, laisse-nous le temps d'apprécier encore quelques années de ton mandat et de ta remise en route de Dz. Cinq ans, c'est long, parfois… Surtout quand la conjoncture économique n'est pas bonne, et aussi, parce que l'idylle de ton mentor avec le peuple français à le temps de se vautrer et de projeter la France dans de sombres moments.

Oui, je l'avoue, je suis énervé. Pas encore dégouté. J'attendrai le second pour l'être, s'il se doit. Mais faut-il être devin pour constater que rien ne va mieux et que l'on attend, outre l'ile Tristan et quelques autres déclarations sur quelques putatifs projets immobiliers nous rapprochant plus de la Côte d'Azur que de notre charmante Bretagne, quelques desseins bien tapés et biens construits ?

L'esbroufe continue, puissance 10. Il faut faire des économies, nous a-t-on dit. Alors, aussitôt propulsé sénateur, les panneaux du parking de la mairie étaient modifiés pour afficher sénateur-maire, parce que "ça jette de la godasse" ! Et puis, parce que personne ne savait où était la mairie, on a acheté un joli totem et fait poser un lettrage sur les baies, histoire que les nouveaux ne soient pas trop perdus. Tout ça, forcément, pour pas cher.

Au second tour, donnons l'occasion à M. Philippe Paul, sénateur-maire, d'enfoncer un peu la tête entre ses épaules et de rabattre son prétentieux et méprisant caquet ! Un gamin. Ni plus, ni moins. Un sale gosse que ce maire qui aime à pavoiser. On attend les résultats de sa superbe politique. On sait d'avance qu'il n'y en aura pas. Restons cependant vigilants. Il serait capable de nous dire que c'est grâce à lui que le port-musée fonctionne bien et que la médiathèque rencontre son public grâce à l'investissement de la mairie. Non, je ne déconne pas en écrivant ceci… Vraiment.

Quant aux résultats eux-mêmes, je n'en suis pas déçu. Ils reflètent la campagne inexistante du premier tour et je suis au final bien content que ce soit Hugues Tupin qui reste en lice pour le deuxième tour. Ce n'est que justice.

Thomas Rocher

* A ceux qui seraient tentés de venir me dire que je me trompe de débat, je les renvoie vers Philippe Paul, car lui aussi, en ce cas.


PS : les résultats complets du premier tour (11.01.09) - source : Mairie de Douarnenez

samedi 10 janvier 2009

Voter, au moins…

Après la bûche, les huitres, le foie gras, la dinde et autres mets de fêtes de fin d'année 2008, sans parler des vœux, il n'est resté que peu de temps pour une campagne électorale… Ah, parce que l'on vote à nouveau, diront certains ? Oui, dimanche, c'est sûr, on vote dans le canton de Douarnenez, pour le poste de conseiller général.

Et oui, c'est ainsi. Ce n'est pas le fait que les comptes de l'élection de Philippe Paul aient été rejetés qui provoque ce bouleversement. Bien avant, c'est-à-dire dès qu'il a accédé à son siège de sénateur, Philippe Paul était un cumulard. Il fallait lâcher un peu de leste. Donc, et parce que le siège n'était pas cessible à sa suppléante, retour aux urnes.

Et maintenant ?
Maintenant, il faut voter. Il y a pléthore des candidats. Ceci ne facilite rien. Ne comptez pas sur moi pour vous aider dans un quelconque choix, ni même une once de diagnostic, je ne le ferai pas. Vous avez aussi remarqué que ce blog est resté muet depuis quelques temps. Trop longtemps ? Mais pour dire quoi ? Que la grande esbroufe continue ? Certes, je pourrai le faire, mais c'est lassant. Ne pensez pas pour autant que rien ne m'énerve.

Encore aujourd'hui, dans le Télégramme, on nous vante monts et merveilles sur le projet de la fondation anglaise Landmark-Trust. En vue, la maison Richepin sur l'île Tristan et sa transformation en lieu d'exposition et surtout en gîtes. Comme le rapporte Hubert Orione dans le Télégramme du samedi 10 janvier 2009, ce devrait être un joli projet.
"« Pas une opération commerciale »
Dans cette opération et comme le rappelle Peter Pearce Frics, son directeur, « la fondation Landmark-Trust ne cherche pas à faire une opération commerciale ». L’objectif « et la philosophie » de cette fondation qui possède déjà près de 200 propriétés en Angleterre et en Italie est « de rénover un patrimoine en péril puis de l’aménager en gîtes et de l’entretenir grâce à un système de locations de ces hébergements ». Des aménagements « simples, authentiques et toujours en accord avec le lieu et son histoire » ont encore rappelé les différents acteurs de cette opération. Au final, Landmark-Trust proposera, à la location, des gîtes « accessibles à tous »."
Soit. Et après ? Pour qui, au final ?

Longtemps, l'île Tristan est restée un morceau de paradis, protégé des badauds, de l'incivilité ordinaire (confère l'état lamentable du chemin côtier, côté Tréboul, après la passerelle et dont la mairie n'a visiblement que faire…) ; un petit coin de paradis, accessible par grande marée, hors du mouvement permanent. Et après ?

Un geste citoyen
Mais je m'égare. Il faut aller voter, c'est une certitude. Tant que nous avons le droit de vote, il faut en user. Au train où vont les choses, on se demande parfois ce qui nous restera dans quelques années et ce que nous avons fait de notre "belle" démocratie ! Il ne suffit pas de contester, de s'agiter. Il faut se faire entendre, donc aller voter. Ce scrutin, même s'il ne semble pas représenter grand-chose, est l'occasion de dire stop ou encore.

Personnellement, amis lecteurs, vous savez d'avance que je dirai Stop. Je ne voulais même pas que cela commence, de toute façon. Donc… Le droit de vote ne s'use que si l'on s'en sert. La démocratie ne progresse pas, si on ne l'utilise pas. Demain dimanche, VOTONS !

Thomas Rocher

mardi 11 novembre 2008

Pas de quoi en faire un rata !

On apprend ce mardi que les comptes de campagne du chevalier candidat Philippe Paul ont été rejetés par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Étonnant, non ?



Le Télégramme du mardi 11 novembre nous en dit plus :

Le candidat ne peut régler aucune facture
Elle lui reprocherait, selon les explications de Philippe Paul lui-même, d’avoir effectué personnellement le règlement d’une facture, puis de s’être fait rembourser, alors que la loi stipule que l’ensemble des dépenses liées à la campagne doit être payé uniquement par le mandataire financier du candidat. Ce rejet par la commission a entraîné la saisine automatique du tribunal administratif, devant lequel Philippe Paul va devoir s’expliquer. C’est ce même tribunal qui déterminera les sanctions éventuelles.
Bonne foi...
Alors, et pour prouver qu'il ne peut être que de bonne foi, Philippe Paul d'ajouter :
"J’irai plaider ma bonne foi devant le tribunal à Rennes et je me sens parfaitement tranquille. Il ne s’agit ni de malversation, ni de dépassement de compte, mais d’un simple arrangement pratique, tout à fait transparent"
Mais là où le propos devient comique, c'est dans cette ultime phrase.
"[…] J’ai ma conscience pour moi. Je n’ai pas pris le moindre euro dans la caisse. Mais je sais bien que certains aimeraient bien que le contraire puisse être prouvé".
Dz n'est pas Rome
A cette assertion Filou, j'aurai tendance à te répondre que l'on s'en fout. Elle témoigne simplement d'une posture bizarre pour un élu. Elle laisse transparaître une espèce de culpabilité. Comme un gamin qui se fait prendre la main dans le pot de confiture.


Non, je ne serai pas le premier, et bien d'autres se garderont de le faire, à aller te jeter la première pierre. Non, il n'y aura pas de canonisation de Saint Filou, autrefois malmené par des foules hargneuses, pas plus qu'il n'y aura de tribunal populaire. Douarnenez n'est pas Rome. Il faut arrêter de verser dans la tragédie antique !

Un élu serein prend acte, verrouille son dossier et attend tranquillement sa convocation. Enfin, viendra le jugement. L'heure n'est pas à jouer Caliméro et à répéter à qui veut bien l'entendre que "c'est injuste, c'est vraiment trop injuste…".

Thomas Rocher