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mardi 28 décembre 2010

La phrase de l'année

Philippe Paul étant, il faut se l'avouer, un très bon pitre en public (parfois), et aussi un très mauvais locuteur (souvent), la phrase de l'année va tout droit à ... Gérard Quéré, toujours conseiller municipal, mais plus du tout délégué aux ressources humaines, depuis le conseil du vendredi 26 mars 2010.

Alors qu'il allait subir le vote du conseil, il déclara lors du discours préliminaire à sa destitution : 

« L'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers, ceci n'a jamais fait une orientation politique, ni permis de définir la stratégie d'un bassin de vie. »

Une phrase que certains feraient bien de méditer pour entamer 2011 dans de bonnes conditions.

dimanche 21 février 2010

Pour en finir avec les Gras 2010, qui au final, sont un bon cru, n'en déplaise aux plus grincheux

Une bonne année, donc ! Une bonne année pour les participants et pour les bars. Une moins bonne année pour le comité d'organisation et le Den Paolig que personne ne connait et qui ressemble à une vengeance personnelle. Une moins bonne année aussi pour l'équipe municipale et sa communication. Et une année neutre pour la gendarmerie et les aléas autour des Gras. Qui a dit qu'on ne pouvait plus s'amuser à Douarnenez ?

On se le fait dans l'ordre ? Allez, côté bars et ambiance, ce sera donc Bon. Dans les bistrots, on qualifie le bilan de satisfaisant. Mardi n'aura pas apporté de démenti à ce qualificatif d'ensemble, même si la foule n'a pas été au rendez-vous. "Les plus attachés aux Gras étaient de la partie. L'envie de vraiment s'amuser était là !" Le froid a-t-il joué les troubles fête ? Qui sait. Quoiqu'il en soit, les Gras sont bel et bien là et vivants !

Bienvenue à Douarnonum !
Le premier bémol est pour le comité d'organisation et particulièrement son président, Rémy Le Hénaff, qui cette année a troqué la mise en boîte d'un personnage s'étant illustré dans la vie de la cité par la vengeance personnelle. Peu d'indices avaient filtré sur le Den Paolig. Pour cause, une bataille d'égos se jouait entre le président des Gras et la famille Le Berre, du comité des fêtes ploariste.  Danielle Le Berre serait accrochée au fronton des halles pour cinq jours. Ce n'est pas un croc de boucher, mais ça y ressemble !

Le point paroxystique avait été atteint par l'envoi d'un courrier priant Paul et Danielle Le Berre de ne pas se joindre au défilé du dimanche (pour possibles troubles à l'ordre public).  S'en était suivie une demande de rendez-vous auprès du sénateur ET maire pour éteindre l'incendie qui couvait. Le dimanche du défilé, les Le Berre étaient présents et heureusement. Mercredi, le "triste" symbole disparaissait sous les flammes, à l'une des cales du Rosmeur. Quand Dz se transforme en village gaulois, c'est Pathétix !

Le village gaulois retranché
Les Gras seraient-ils le dernier lieu couru par les amateurs de musique techno ? On se pose la question à lire les propos de Jos Le Gall paru le samedi 13 février, dans Ouest-France. Au cœur de l'organisation, le problème de parking. Afin d'éviter que les parkings ne deviennent des lieux de rassemblement, une partie de ceux du centre-ville était tout simplement fermée. Dans le quotidien, l'élu déclarait tout de go :
 
"Notre but, c'est d'éviter les concentrations de voitures qui donnent lieu à des teufs. […] Les gens se gareront où ils pourront."
Le journaliste de Ouest-France concluait alors l'article sur un laconique : "ce qui, compte tenu de la foule, pourrait s'avérer… délicat."
 
Deux choses. La ville doit tout mettre en œuvre, tant que faire se peut, pour que tout se déroule dans les meilleures conditions. Loupé. Encore plus quand, à l'exemple du parking Béziers, il y a une usine et des salariés à venir travailler le lendemain de la fête. Quand à conclure que les gens n'ont qu'à se garer comme ils le peuvent (un sport local, relativement bien pratiqué en temps normal), c'est tout simplement fort de café pour un élu. Et puis, histoire de ré enfoncer le clou, Jos Le Gall ferait bien d'abandonner l'usage d'un vocabulaire qu'il ne maîtrise pas. La teuf, c'est pas d'jeuns !

A propos des jeunes alcoolisés enfin, mon petit doigt me fait savoir que Jos Le Gall a certainement oublié les dimanches où, jeune lui aussi, car au Likès, il se laissait aller à quelques libations alcoolisées et rentrait au lycée, en fin de journée, bien (sou)tenu par deux camarades, … pour suivre la messe. Ah, cette jeunesse !
 
En conclusion
Au final, Ouest-France nous donnait un dernier décompte jeudi 18 février. 160 gendarmes mobilisés. 500 véhicules contrôlés. 32 infractions routières, dont 10 alcoolémies excessives et 1 pour conduite sous stupéfiants. 48 interventions de la gendarmerie. Une quarantaine de plaintes enregistrées, dont coups et blessures volontaires, bris de vitrine et dégradations. 3 plaintes pour cambriolage, dont l'agence d'intérim Start People. Dans Ouest-France toujours, on pouvait lire : 

 «Nous ne savons pas si ces cambriolages sont le fait de festivaliers ou non» commente le capitaine Oréfice, commandant la compagnie de gendarmerie de Quimper. «Nous avons sur ce secteur assez peu de cambriolages le reste de l'année. Le contexte semble favorable malgré la présence massive de forces de l'ordre. L'enquête suit son cours.»
Les gendarmes sont intervenus pour sécuriser des interventions des pompiers, souvent dans des contextes de violences. Cinq personnes ont chuté dans le port, dont une qui s'est retrouvée en réanimation. «Ils ont eu beaucoup de chance de s'en sortir vivant.»

A cette occasion, saluons le travail exemplaire des pompiers, prompts à intervenir rapidement sur le plan d'eau.

Ce n'est pas parfait. C'est cependant loin d'être catastrophique et ma vision positive des choses me laisse même dire que c'est un bon bilan. Les Gras sont vivants !

Thomas Rocher

dimanche 14 février 2010

samedi 23 janvier 2010

Bonne année et… rien.

Vœux imaginaires de Philippe Paul aux Douarnenistes. Parce que, "y'a plus de sous" et puis que, zut, il faut bien zapper le monde associatif, pour la deuxième année consécutive, hein !


Chers concitoyens, élus ; entrepreneurs, car, je vous l'assure, il en reste ; membres du monde associatif, chers Douarnenistes, je souhaitais, avec vous, fêter cette année 2010 qui s'annonce pas si mal que ça pour notre ville.

Je commencerai, tout d'abord, par jeter un coup d'œil dans le rétroviseur, sur 2009. Douarnenez n'est pas la plus facile des voitures à conduire, hein ? Alors, parce que j'ai bien compris cela, j'ai décidé, malgré mon toujours jeune âge, d'adopter une conduite pépère. Ne pas effectuer de sortie de route, tel est mon objectif. Cela fera déjà deux ans, en mars prochain, que j'ai pris, avec William Boulic, les commandes de la cité. Depuis, nous avançons !

Quand j'étais jeune, en 1976, il y avait une publicité à la télévision qui nous disait : "En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées." Ce slogan, je l'applique en cité pen-sardin depuis mon élection. Avec mon équipe, nous conduisons à vitesse modérée, sans freinage brusque. Côté subventions, nous faisons tout au frein moteur. Il reste bien sûr quelques échanges, notamment lors des conseils municipaux, où l'embardée est toujours possible. Heureusement, depuis le milieu des années 70, les voitures sont bourrées d'électronique, ce qui nous permet d'éviter la sortie de route, hein.

Et puisqu'en France, on n'a toujours pas de pétrole, je vous le dis, car 35 ans, ça laisse le temps de la mesure, on a à peine plus d'idées ! En tout cas, moi, non. Le contexte économique ne favorise en rien le développement de notre ville. Alors, sur ce coup, j'ai tout de même fait preuve d'initiatives et de volontarisme. J'ai décidé, avec la complicité de mon maître politique, Jean-Pierre Raffarin, de me pencher sur la Chine, pour savoir si oui ou non, la Chine pouvait apporter quelque chose à Douarnenez.

Je suis allé sur place, début 2009, pour me faire une idée, hein. J'ai vu un pays magnifique, riche en histoire, à la population disciplinée, ce qui me change de l'esprit frondeur qui règne ici, parfois. Là-bas, tout est au cordeau. Et payé pas cher. Alors, considérant que nous pouvions peut-être échanger, et qui sait, construire quelque chose ensemble, depuis, je fais venir des Chinois en visite en ville. La dernière rencontre nous a fait passer par l'industrie du poisson, chère à la ville et à ses habitants.

J'ai l'espoir qu'un jour, un industriel chinois en fasse quelque chose. Bien sûr, beaucoup pensent que je me leurre en croyant que la Chine, ce peuple éveillé, viendra investir ici. Ils ont raison. C'est un fait. Mais, il faut bien que je justifie mon rôle au sein du groupe parlementaire d'amitié franco-chinois. Ils peuvent ainsi visiter les usines, sans se cacher, et nous piquer des idées qu'ils se feront forts de mettre en œuvre, s'ils y voient un intérêt.

J'avais aussi évoqué, en début d'année, à mon retour de Chine, le possible développement d'une activité économique française, celle-là, hein, en lien avec un investisseur français. Depuis, je n'ai eu aucune nouvelle, pas même un coup de fil. D'ailleurs, en 2009, les seuls coups de fil "économiques" que j'ai pu avoir étaient pour m'annoncer des fermetures, des suppressions d'emplois... Asteel ici, Petit Navire, là-bas. Bref, rien de bon.

Mon travail parlementaire a été mal perçu par les donneurs d'ordre, qui sait ? Pourtant, c'est un sacré cadeau que nous avons fait aux entrepreneurs avec la suppression de la taxe professionnelle. Une suppression qui me permet aussi de justifier la baisse des subventions aux associations. C'est aussi l'occasion de rappeler que nous n'avons du coup, aucun projet à mettre en œuvre sur les 4 ans restants, et ça, c'est bon.

Alors, quoi de neuf pour 2010, vous demanderez-vous. Je cherche toujours, moi aussi. Mais le quotidien de la ville nourrit assez les dossiers pour ne pas aller chercher l'extraordinaire, hein ? Alors, avant de conclure, permettez-moi de m'excuser pour le temps que je passe sur Paris, hein. Trop diront certains. C'est vrai que je vois plus la capitale que notre ville. Mais il faut bien que je fasse quelque chose, et les activités sont plus nombreuses, là bas et Douarnenez m'emm…. , euh, me manque, mais il faut faire avec. Tout se joue là-bas, vous le savez.

2010 sera une année d'élection à nouveau. A l'UMP, nous nous préparons à prendre une tôle pour ces régionales. Il faut dire qu'en faisant le choix de Bernadette Malgorn, nous mettons les meilleures chances de notre côté, en Bretagne. Avec, en plus, avec Jacques Le Guen à la manœuvre dans le département, un élément dynamique supplémentaire nous fait aller droit dans le mur. En plus, ils sont interchangeables ! Mettez une barbe à Bernadette, on dirait Jacques. C'est une femme de poigne et ça, c'est bon ! Même sur France 2, ils se sont fait avoir !

Alors, pour 2010, je formule un souhait pour Douarnenez : ne rien changer, histoire de ne pas connaître pire. Et je le dis d'autant plus volontiers que nous poursuivons le redressement des comptes publics. Pour ne rien vous cacher, nous le faisons sans trop de difficultés, puisque nous n'avons aucun investissement majeur à inscrire au budget. Il n'y a guère que l'aménagement de la Gare, les travaux du quai du Port-Rhu et les nouveaux locaux de la mairie qui vont nous coûter un peu.

Bonne année 2010 à tous. Participez nombreux à Temps-Fête cet été, ne me maltraitez pas trop pendant les Gras d'ici trois semaines et n'attrapez pas la grippe A maintenant, alors que le centre de vaccination ferme. Bloavez mad !



Thomas Rocher