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samedi 25 septembre 2010

Un grand "kenavo"

Modifié le 25.09.10 à 23h37
Quelque 600 personnes se sont retrouvées  côté Rosmeur, place du Sémaphore, chez lui, en somme, pour un dernier salut à Pascal Boccou.

Il n'y a jamais eu un moment sans sourires, il n'y a jamais eu un moment sans larmes. L'émotion et le rire ont joué au chat et à la souris pendant l'heure quarante cinq qu'a duré la cérémonie. Même à Bout de souffle a joué faux par moment. Aujourd'hui, c'était permis.

De son aspect combatif à son côté rassembleur, détermination et plaisir ont été parmi les mots les plus cités pour évoquer son parcours.

L'album de sa vie a été feuilleté en bilingue. "Tu as vécu pour les gens", dira Monique Prévost, conseillère municipale d'opposition, ancienne maire de Douarnenez.

Jamais la musique n'aura été absente. Tous ceux qu'il a croisé et ceux avec qui il a travaillé étaient là. Ce n'était pas une fête, mais comme pour conjurer le sort, c'est sur une gavotte que ses amis s'en sont allés.



Vin, tire-bouchon, crevette, breton, Carcassonne, histoire drôle…
Thomas Rocher



La note discordante…
L'actuelle majorité municipale a brillé par son absence. Pas un élu n'a été vu à la cérémonie. Aucune des personnes à qui j'ai posé la question n'en a vu un et moi non plus. Ce n'est pas faute d'avoir pourtant glissé un avis mortuaire dans les journaux.












Si cela se confirme, c'est lamentable.

dimanche 7 mars 2010

La disparition d'un breton de cœur

Ce dimanche matin, j'apprends que Roger Gicquel est mort. S'il me reste peu de souvenirs de son JT de 20h sur TF1, alors chaîne publique, j'ai en tête l'image d'un monsieur qui savait encore faire son travail avec passion et raison. Et déraison, quand nécessaire. Ce qui n'est pas forcément le cas de tous les journalistes actuellement. La planète média tournait alors à un autre rythme. Moins effréné.

Au rayon souvenirs, il a laissé aussi "En flânant", émission de France 3 Ouest où il partait à la découverte d'une Bretagne qu'il aimait et qu'il fera sienne. De lui, dont beaucoup n'ont pour souvenir que son célèbre "La France a peur", et dont Coluche disait que l'on avait l'impression que quand un avion s'écrasait, c'était sur ses pieds,  il reste l'image d'un autre journalisme, d'une autre époque.

Ce matin, j'avais écris un autre article, sur un tout autre sujet, que je ne publierai pas. Pas tout de suite. Par soucis de ne pas vouloir aller trop vite. Par volonté de ne pas mettre qui que ce soit dans l'embarras. Par simple raison. Il faut aussi savoir prendre le temps de ne pas aller trop vite, ni en parole, ni en acte, pour éviter un fiasco. Fiasco, mot lourd de sens…
Thomas Rocher
Photo : DR