Les cloches de Pâques, le train, les endroits où l'on cause, les pardons, le carnaval c'était chouette… Depuis que la municipalité a changé de camp et que le magazine municipal a changé de forme, l'ancien maire communiste de Douarnenez vient "déverser" sa mémoire dans les pages du Télégramme, chaque semaine.
Tout n'est pas à jeter, c'est une certitude, mais faut-il entretenir le souvenir d'une époque révolue et clamer sans cesse : "c'était mieux avant" ? Il y a dans cette démarche quelque chose de délétère. Comment faire avancer une ville alors que l'un de ses symboles politiques n'a de cesse de nous abreuver de ses souvenirs ?
Bien sûr, Michel Mazéas a le droit de prendre du plaisir à nous livrer une vision de Douarnenez, sa vision. Pourtant, alors que tout cela aurait pu faire un bon livre, sa livraison hebdomadaire me donne à chaque fois l'impression que Douarnenez recule. Cherchez le problème… Moi, à force, j'en ai presque la nausée.
Michel, je vous pose cette question : le communisme et la gauche, à l'époque, avait su tirer les choses vers le haut pour cette ville, alors pourquoi s'enferrer dans le passé plutôt que de donner de bonnes idées novatrices à celui qui est une bonne connaissance (je n'oserai pas dire un ami), le sénateur-maire UMP Philippe Paul et qui semble bien en rade ?
Peut-être, au final, parce que vous vous accordez très bien, partagez une même vision passéiste des choses et avez beaucoup de mal à trouver les idées du futur, celles qui propulseraient Douarnenez vers un avenir plus enthousiasmant ? C'est peut-être ça, le problème.
Thomas Rocher
