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dimanche 10 janvier 2010

En vrac

Ça glisse !
Il neige parfois à Douarnenez. Manque de bol, quand ça tombe un samedi, il n'y a personne des services techniques de la ville ou de la communauté de commune pour venir mettre un peu de sel, là où il faut, c'est-à-dire sur la place du marché, devant les halles. Idem à Tréboul. William Boulic, aperçu à deux pas de là, n'avait pas l'air plus préoccupé que cela des possibles dérapages. Il est vrai qu'il peut être maître en la matière, sans jamais tomber.

Le Pourquoi-Pas aux abonnés absents
Pourquoi pas, oui. Puis non ! C'est la réalité à laquelle s'est affrontée l'équipe de tournage du film "Les yeux de sa mère". Jeudi, Ouest-France nous indiquait en effet que son patron, le très "jovial" Renaud, avait fait faux bond, à l'occasion du tournage d'une dernière scène sur le Port-Rhu, aux alentours de ce premier bar et de l'excellent à Tribord. En jeu, une scène où les acteurs descendaient du Charcot. Marie et Francis étaient là, Renaud boudait. Il n'avait pourtant qu'à venir et allumer la lumière de son bar.

Normalement, l'affaire était entendue et le rendez-vous était pris. Mais non. Quelques minutes avant le tournage, il avait décidé qu'il ne viendrait pas allumer sa façade. Tant bien que mal, l'équipe du tournage a alors bricolé un éclairage en urgence.

Pour la petite histoire, et quelques minutes de présence (Renaud habite à moins de 100 mètres de là),  il aurait pu toucher 75 euros pour activer un interrupteur, en guise de dédommagement. C'est plus que la recette de certains soirs, quand le Pourquoi-Pas ? réussit à ouvrir. Il est en effet réglé sur "aléatoire" depuis plusieurs semaines. Et même ouvert, il n'est pas sûr qu'autant d'argent entre en caisse. Après, il se plaindra certainement de Douarnenez. En tout cas, il s'offre une bien jolie publicité avec son pied de nez. Une pub négative, dont il n'avait pas besoin. Le Pourquoi Pas ? Ben non...

vendredi 20 novembre 2009

Quoi de neuf en ville ?

C'est par un beau lundi d'automne… que Philippe Paul, maire de Douarnenez ET Sénateur, s'est retrouvé à se répandre sur la ville et sa santé dans les colonnes du Télégramme. Pas très prudent de sortir si peu couvert en ces temps de grippe A/H1N1 !

Décidemment, sur l'air de "Tout va très bien Madame la marquise", Philippe Paul sait parfaitement manier l'art d'emballer les propos. En cette période de fête, l'emballage, c'est important. C'est même parfois plus beau que le cadeau, lui-même. Quoiqu'il en soit, notre maire excelle en la matière. Ainsi, sur l'hôpital, voulant clamer haut et fort que rien ne changeait après qu'il en eut parlé avec qui de droit, le paragraphe se conclu sur un étrange :

"[Je n'ai] pas de crainte pour l’avenir, même s’il faudra peut-être faire des concessions."
Allez, tout est dit. Remettons la phrase dans l'ordre. Rien n'est fait. Certains services sont appelés à disparaître. Le paragraphe, surtitré « Maintenir les urgences et le Smur à Douarnenez » donne la tonalité des mouvements à venir. Ce sera Quimper, en cas d'urgence !

La Total ?
Philippe Paul revient aussi, au fil de l'entretien, sur l'île Tristan. Rien de neuf depuis le conseil municipal et l'évocation du financement du projet. Enfin, si, un peu. Et surtout dans la manière d'amener les choses. Côté gites, pas grand-chose. Si l'on sait que c'est un projet porté par les anglais de Landmark-Trust qui est sur les rangs, rien quant à son avancement. Une réunion est programmée le 26 novembre.

La première tranche sera inaugurée début 2010, ok. Le bateau à propulsion électrique est cofinancé par EDF, très bien. Et… Là où ça me chatouille, c'est que Philippe Paul glisse qu'un financement de la Fondation Total est espéré pour la deuxième tranche de travaux. Sur le principe de pollueur-payeur ? A lire cela dans le journal, j'avais l'impression que les bâtiments de l'île avaient été graffités.  Tant pis.

Hôtel "delux" !
Allez, terminons par la thalasso et deux volets. La nouvelle et les aménagements routiers attendus. Le maire attend les conclusions du cabinet, afin de les appliquer. Soit. Il n'est jamais interdit de se faire aider. Au fait, y-a-t-il eu mise en concurrence, consultation, sur le choix de l'opérateur, pour ce dossier ?

Enfin, il y a aussi l'ancien centre de rééducation fonctionnel. Et bien, c'est un hôtel de luxe qui va investir les lieux. Si, si, Filou le dit. Et le Télégramme de préciser, probablement un "Best Western". Ca tombe d'autant mieux que l'hôtel Thalasstonic Best Western existe déjà ! Si, cliquez ici, vous verrez !

Un dernier pour la route ? Hips !
Pour en finir, partons sur une note qui m'a donné à sourire en la lisant, mais qui prouvent bien que nos élus ont encore des efforts à faire en matière de finances publiques. Revenons sur la réserve parlementaire. Philippe Paul s'était honoré d'avoir fait débloquer 44 000 euros de la dite réserve. Il en est tellement content que dans cet entretien, au détour d'une phrase, on a l'impression, que cette réserve est la sienne.

"[Les panneaux photovoltaïques] seront payés pour moitié par des subventions et pour l’autre moitié par 44 000 euros provenant de ma (sic) réserve parlementaire."

L'argent du contribuable n'est pas le tien, cher Filou. Dérapage et balle au centre !

Thomas Rocher