Retrouvez nous encore plus simplement ! www.sardinesenfolie.fr
D'autres infos en bref sur la page Facebook des Sardines
Suivez aussi les Sardines sur Tweeter : @SardinesenFoli1
Affichage des articles dont le libellé est état des lieux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est état des lieux. Afficher tous les articles

vendredi 3 juin 2011

Conseil municipal. Être adjoint, ça change quoi ?

Au vu de la crise qui secoue l'équipe municipale majoritaire, nous sommes nombreux à regarder comment va s'organiser la nouvelle équipe et qui sera adjoint à quoi. Les nouveaux adjoints doivent cependant avoir en tête que de conseiller municipal à adjoint, il faut endosser de nouvelles responsabilités qui risquent, pour certains, de modifier leur vie peu ou prou.

A ce chapitre, ce n'est pas William Boulic, jusqu'ici premier adjoint au maire qui dit le contraire. "C'est une fonction à plein temps. C'est une certitude. Sur ce point, j'ai 'de la chance', puisque j'ai endossé ces nouveaux attributs alors que ma carrière professionnelle était arrivée à terme. C'est une disponibilité permanente qu'il faut avoir, encore plus quand le maire est souvent absent."

Et cette absence, William Boulic et d'autres adjoints de l'équipe sortante, l'ont palliée plusieurs fois. "Nous avons chaque soir et week-end, à portée de main pour l'élu de garde, une valise, un kit d'intervention" précise l'élu. Cette valise, elle sert à quoi ? En gros, il n'y a rien de magique dedans. Elle est rattachée à la fonction du premier magistrat ou de l'adjoint de garde.

Dans cette valise, l'adjoint dispose, en plus des formulaires nécessaires, de tous les contacts utiles à l'exercice de sa fonction d'officier d'état-civil et… d'officier de police judiciaire. Ainsi, l'élu de permanence se doit d'être joignable tout le temps, de jour comme de nuit. Pourquoi ? Accident, trouble à l'ordre public, incivilité, sécurité des personnes et biens, décès voire aussi naissance. La liste, pas exhaustive n'est heureusement pas étirable à souhait, elle n'en reste pas moins contraignante.

Il y a quelques mois, les Sardines avaient croisé André Guillemot, de permanence un week-end. Il respirait arrivé à la fin de sa journée de garde. Il ne s'était rien passé. "C'est une chance. J'aime pas ces week-end là." William Boulic, lui, a été exposé à des événements à plusieurs reprises. "J'ai à cœur d'être présent au plus vite chaque fois qu'il se passe quelque chose. C'est un travail coordonné en lien avec la brigade territoriale de gendarmerie voire le Procureur de la République ou encore le Préfet et les services de garde. C'est exigeant, mais cela fait partie de notre fonction d'officier de police judiciaire et de représentant de la commune et de l'État."

L'élu précise : "le plus difficile reste certainement les décès. Quelle que soit la situation, accidentelle ou naturelle, j'ai toujours à l'esprit qu'un élu, représentant de la mairie, soit aux côtés de la famille dans ces instants qui peuvent être terribles. C'est un soutien que je me suis toujours tenu d'apporter. Plus qu'un signe, c'est une solidarité dans un moment difficile". Et avec malice, il glisse que Philippe Paul, depuis sa prise de fonction, n'a jamais été de service.
Thomas Rocher

Conseil municipal. Quelques incertitudes qui interrogent…

Màj. le 05.06.2011 - 20h15

Que s'est-il passé depuis le 13 mai ? Philippe Paul a indiqué qu'il avait consulté et écouté autour de lui. Il aurait même cherché à avoir l'avis de Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP. Par ailleurs, il s'est aussi entretenu à plusieurs reprises avec quelques-uns des ses élus. Au final, pour lui, l'affaire est entendue : il faut rebattre les cartes. Mais comment cela va-t-il se passer dans les faits ?

Après avoir décidé de retirer les délégations qui leur étaient attribuées en date du 31 mai (lire l'article), il a donc décidé de convoquer un conseil municipal afin de révoquer les élus de leurs postes d'adjoint, puis d'en élire de nouveaux. Article L2122-18 du code général des collectivités territoriales : […]  "Lorsque le maire a retiré les délégations qu'il avait données à un adjoint, le conseil municipal doit se prononcer sur le maintien de celui-ci dans ses fonctions."

C'est la loi. Il n'en reste pas moins qu'il faut avant le vote faire le tour des forces en présence, après ce coup de Trafalgar ! Au terme du scrutin de mars 2008, 33 conseillers ont été élus. 26 pour la majorité, 7 pour l'opposition. Le 26 mars 2010, première victime d'un différend avec Philippe Paul, Gérard Quéré. Le vote réalisé à l'époque le rendra à sa fonction de simple conseiller municipal, après avoir été adjoint en charge du personnel. Nous en sommes à majorité : 25, opposition : 8. Mais ça, c'est en théorie, après la démission de Christelle Palud. Que fera son remplaçant Raymond Le Bris qui prendra ses fonctions dans un contexte étrange ?

Depuis mardi 31 mai et le retrait des délégations de 4 conseillers, c'est 21/12. Il n'en reste pas moins le cas de Yannick Bidan qui fait porter le détail à 20/13. A cela ajoutons le soutien acquis de Michel Le Jeune… 19/14. Cinq voix pour faire la différence. Sur le papier, cela semble joué d'avance. C'est peut-être plus tendu dans les faits. La majorité absolue est à 17 voix, si tant est que le conseil siège au complet. (La moitié des élus présents +0,5 en cas de nombre impair, +1 en cas de nombre pair.)

Quelles seront les positions de certains conseillers, présents de manière régulière au conseil, nul ne peut le dire. Il n'en reste pas moins que certaines camaraderies et amitiés pourraient jouer en la faveur des quatre élus dont les postes sont en jeu. Par ailleurs, quel sera le vote de conseillers "fantômes" de Douarnenez. Les feuilles de présence en attesteraient auprès de qui en doute. Il manque toujours une kyrielle d'élus, portés aux abonnés intermittents. Ils sont quatre.

Un rideau de fumée plane encore au dessus des résultats. Il faut attendre, mais rien n'est forcément joué d'avance. Le vote à bulletin secret peut nous réserver quelques surprises, peut-être de taille. Les "insurgés" n'en restent pas moins sereins quelle que soit l'issue et l'affirment haut et fort : "nous serons simples conseillers, et alors ? Nous ne démissionnerons pas. C'est aussi grâce à nous que Philippe Paul est en place, et il l'oublie. Nous assumerons les résultats du scrutin de 2008 jusqu'au bout. Nous sommes élus. Il nous restera à passer trois ans pour savoir ce que nous ferons ensuite. Une liste qui sait ?"
 
Thomas Rocher